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Le grand public le découvrait à la faveur des rétrospectives que lui consacraient la même année 1982 le musée d’art moderne de la Ville de Paris et, aux Etats-Unis, le Rochester Institute of Technology et  la George Eastman House. Avec « Man and Woman », « Kamaitachi » ou « Simmon » réalisés en collaboration avec d’éminents chorégraphes japonais, avec « Ordeal by Roses » monté avec la complicité narcissique et géniale de l’écrivain Mishima, Eiko Hosoe s’imposait comme un maître de la photographie mondiale, aujourd’hui accueilli dans la précieuse collection Photo poche d’Actes Sud.

Guidé par l’introduction savante de Jean-Kenta Gauthier, le lecteur s’immerge dans le contexte de l’extraordinaire effervescence artistique du Japon de la seconde moitié du 20e siècle, où la photographie, soutenue par une industrie innovante, stimulée par une presse spécialisée renaissante et la mouvance spontanée de groupes d’avant-garde savait assimiler les influences occidentales et ses talents originaux. Entre les travaux de jeunesse inspirés par la veine documentaire de l’immédiat après-guerre atomique et la fibre érotique vibrant au contact de la peau ou à l’épreuve des corps, le petit livre noir revisite le parcours d’un photographe capable de partager les audaces de ses contemporains d’artistes, d’enfreindre les tabous d’une civilisation, de retrouver le mystère des landes de son enfance.

INFORMATIONS PRATIQUES
Eikoh Hosoe
Collection Photo Poche,  n°154
Editions Actes Sud
Introduction de Jean-Kenta Gauthier
132 pages
12,5 x 19cm
13 €
https://www.actes-sud.fr/catalogue/photographie/eikoh-hosoe

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