Mai, 2019

jeu23mai(mai 23)10 h 00 minven12jul(jul 12)18 h 00 minBrazil - Land & SoulJoão FarkasGalerie de l’ambassade du Brésil, 350, Avenue Louise 1000 BruxellesType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

Résultat de deux projets approfondis et inspirés, comme tout ceux qui portent la signature du photographe brésilien João Farkas, l’exposition « Brazil – Land & Soul Land » ouvrira à l’ambassade brésilienne de Bruxelles le 23 mai 2019.

Comme le dit le photographe « tre invité à exposer en dehors de mon pays est une occasion de montrer la photographie brésilienne, qui est l’une des plus fortes, des plus significatives et des plus créatives au monde ».

Le photographe montrera 40 images inédites de la série « Pantanal », toutes réalisées au cours des cinq dernières années dans le but de servir de message d’alerte sensible. « La beauté tonitruante de cette région brésilienne est perçue comme distante, intacte et indestructible. Ce qui n’est pas vrai. On ressent également les effets de l’anthropocène, l’action profonde de l’homme sur la planète. »

Il y aura également des photographies provenant de l’essai « Caretas de Maragojipe », réalisé sur base de l’inventaire des masques de carnaval de la ville de Maragojipe (BA) au cours de cinq carnavals. Cet essai a d’ailleurs servi de base visuelle à la conception du musée du carnaval, inauguré à Salvador l’année dernière, sous la direction et le commissariat de Gringo Cardia.

Pantanal

Avant d’tre invité à commencer les premiers recueils de cette série, en 2014, João Farkas pensait que le seul attrait de cette région serait l’observation d’animaux comme les alligators, les jaguars et les tuiuiús. « Dès lors j’ai pensé que le Pantanal était déjà suffisamment photographié. Vous n’avez pas besoin d’un autre document. Mais ma surprise a été brutale et a abouti à un travail vaste et très différent de celui que j’avais réalisé jusqu’à présent », raconte-t-il 25 ans après la création de sa célèbre série  » Amazônia Ocupada » (1984 à 1993), dont l’orientation fortement photojournaliste est l’une des caractéristiques, à la différence de « Pantanal ».

Dans l’exposition présentée à Bruxelles, Farkas cherche à attirer l’attention sur la beauté et la variété des paysages du Pantanal et, simultanément, sur les menaces silencieuses qui pèsent dessus. Elles sont le résultat du changement climatique et de la manière dont les rivières des hautes terres environnantes ont été traitées. « J’ai réalisé qu’il serait beaucoup plus efficace de travailler pour la conscientisation esthétique. Transmettre aux autres un peu de l’illumination que j’ai moi-mme expérimentée en connaissant mieux le Pantanal. »

Et quand Farkas dit « mieux connaître », les chiffres prouvent qu’il est allé très loin. Au cours de huit expéditions effectuées au cours des dernières années, il a parcouru cinq mille kilomètres en voiture, en bateau et dans un petit avion monomoteur, effectué près de 40 vols et réalisé environ 16 000 images.

Il est à noter que Farkas a évité le cliché. « Il fallait échapper aux images déjà vues du Pantanal. En regardant le paysage très attentivement, profondément et en harmonie avec lui, je me suis laissé enveloppé et imbibé de cette fluidité, de ces combinaisons de couleurs absolument incroyables, de transparences, de reflets et d’immensités horizontales, avec leurs transitions entre la terre sèche, humide ou immergée et les lagons et les lits de rivières. J’ai également beaucoup travaillé l’exposition à des lumières hautes ou très brillantes directement contre les reflets « , explique le photographe qui prépare un livre sur la série, avec la conception et la mise en page de Kiko Farkas, ainsi qu’un documentaire réalisé par Jorge Bodanzky.

Caretas de Maragojipe (Visages grimaçants du Maragojipe)

Véritable sacre de la culture populaire de Maragojipe (BA), dans « Caretas de Maragojipe », Farkas témoigne de la créativité et de la résistance culturelle qu’il a rencontrées lors de plusieurs visites de cette ville. « C’est un recueil pur et en mme temps très puissant », explique-t-il.

Au lieu de motifs de couleurs importés reproduisant des modèles chromatiques qui, à son avis, ne correspondent pas à l’histoire du peuple brésilien, Joao Farkas a préféré suivre la ligne d’une tradition liée à l’art que les rues du Brésil inventent et réinventent, une liberté séculaire avec des racines africaines que Pierre Verger et Marcel Gautherot représentèrent à travers de nombreuses nuances de gris. Sauf que Farkas a choisi le chemin des couleurs.

« Je crois qu’aucun peuple au monde ne possède l’intimité et la liberté chromatique du Brésilien. Je ne sais pas si cela vient de la lumière, des couleurs du ciel, des arbres, du fruit ou du mélange Peut-tre du fait que nous avons cette innocence culturelle, cette acceptation pour ce qui est simplement beau et qui nous entoure, et pour ce qui est autre, différent et provoque la réflexion. Je pense que personne n’est aussi intime et familier dans l’appropriation de l’infinie palette qui s’offre à nous. »

Cet essai a également donné lieu à un livre : « Caretas de Maragojipe » (Ed. Martins Fontes / 2018) comprend un texte du conservateur et critique d’art Agnaldo Faria sur la question de l’art et de la créativité en dehors des milieux « cultivés ». Le livre a été lancé à l’occasion de Paris Photo 2018.

Dates

Mai 23 (Jeudi) 10 h 00 min - Juillet 12 (Vendredi) 18 h 00 min

Lieu

Galerie de l’ambassade du Brésil

350, Avenue Louise 1000 Bruxelles

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