Février, 2019

ven15fev(fev 15)10 h 00 mindim17(fev 17)20 h 00 minLa Caresse et Le Meurtre Hésitent Dans Leurs MainsLe Loft, 56, rue Dunkerque 75009 ParisType d'événement:Art Contemporain,Exposition,Photographie

Détail de l'événement

La Condamine est heureuse de présenter l’exposition collective « La Caresse et le meurtre hésitent dans leurs mains » du 15 au 17 février prochain.
Sous le commissariat de l’artiste Hélène Planquelle, l’exposition rassemble les travaux de sept jeunes artistes – dessinateurs, peintres et photographes – qui interrogent chacun-e à leur manière les affres du rapport à l’autre, entre douceur et violence, amour et haine.
Placée sous les auspices d’un vers de Paul Valéry, extrait du poème « Fragment d’un Narcisse », ce projet d’exposition est né du désir de la commissaire d’inviter d’autres artistes à réfléchir autour des thèmes qui traversent sa démarche : le rapport à l’autre, les relations de force, de confiance et de vulnérabilité.
Partant, elle s’est entourée de six artistes aux pratiques diverses afin d’apporter un regard singulier sur ces problématiques. Le vers de Valéry qui donne son titre à l’exposition fournit un prisme poétique donnant à chaque artiste la liberté d’interpréter avec sa propre sensibilité l’antagonisme qu’il expose.
Chacun s’est donc approprié ce vers et l’a fait résonner avec ses sujets de préoccupation pour créer ensemble une exposition se déployant comme une narration à plusieurs voix.
Pour Hélène Planquelle, l’art est un moyen d’explorer des problématiques éthiques et relationnelles en abordant l’ambivalence de notre rapport à l’autre, source perpétuellement changeante de plaisir et de souffrance. Ses oeuvres, qui sont ici le point d’entrée dans l’exposition, parlent de rapports de force, d’intimité, de vulnérabilité ou encore d’emprise sentimentale. Elles posent la question de la possibilité et des modalités douloureuses du rapport à autrui, dans une société qui nous met plus que jamais en relation.
Une question qui parcourt également l’oeuvre de la photographe May Rohrer, à travers des images pleines de sensualité qui ne cessent d’interroger le thème de la fusion des corps.
Ses clichés à l’esthétique très aboutie convoquent, pour l’exalter ou l’exorciser, l’ivresse de la passion, l’oubli de soi dans l’autre, mais aussi la possession et l’esseulement relationnel.
Les corps se mêlent également dans les oeuvres très scénarisées du photographe Juan Del’O. Cette fois sur le mode de la danse, l’artiste prête son propre corps à des rencontres inattendues avec des inconnus, dont émergent des sculptures de chair à la fois froides et lascives.
Une approche esthétisante en contraste avec la rudesse des images d’Alexandre Woelffel, qui porte un regard sans compromis sur le corps, que la société ne cesse de violenter, et nous-mêmes à travers elle. Pour lui, la société et les normes qu’elle impose déchirent l’individu et affligent nos relations médiatisées par le prisme du diktat social.

Cette violence s’exprime de manière plus latente dans les photographies de Louise Dumont, où les corps, rendus évanescents par le recours à la lumière stroboscopique, se multiplient et s’affrontent dans un rapport également tourmenté à soi-même et à l’autre, soi-même étant déjà un autre.
Si ses autoportraits évoquent le mythe de Narcisse, les dessins ciselés d’Ingrid Maillard puisent plus ouvertement dans une mythologie que l’artiste s’approprie pour éclairer notre époque contemporaine.
L’ondulation sensuelle de son trait et les distorsions imperceptibles qu’elle fait subir à ses corps nous plongent dans un monde agité de violentes passions.
C’est enfin un autre regard que la plasticienne Clothilde Matta porte sur les mythes en ouvrant un dialogue avec les sculptures antiques qui parcourent la ville de Rome. Alors que celles-ci la défient de leur beauté marmoréenne et éternelle, l’artiste leur oppose la fugacité du désir et du corps humain dans un face-à-face à la fois érotique et inquiétant.

Avec : Hélène Planquelle, May Rohrer, Louise Dumont, Ingrid Maillard, Alexandre Woelffel, Juan Del’O et Clothilde Matta.

Vernissage le vendredi 15 février de 18h30 à 22h00
Ouvert le week-end de 10h00 à 20h00

Dates

15 (Vendredi) 10 h 00 min - 17 (Dimanche) 20 h 00 min

Lieu

Le Loft

56, rue Dunkerque 75009 Paris

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