Janvier, 2019

sam26jan(jan 26)10 h 00 mindim12mai(mai 12)18 h 00 minErika PaquayJacques MeurisLe Musée de la Photographie Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 11 Avenue Paul Pastur, 6032 Mont-sur-Marchienne, BelgiqueType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

Dans le cadre de leur partenariat, Le Soir et le Musée de la Photographie ont lancé la Galerie du Soir. Parallèlement à chaque nouvelle grande exposition du musée, la Galerie du Soir présente un jeune artiste à découvrir. Un pari sur l ́avenir décliné en quatre volets : un accrochage réduit mais significatif au musée, un portfolio dans la revue Photographie ouverte, une présentation du photographe dans les pages du Soir et une sélection de son travail sur le site www.lesoir.be. Pour cette nouvelle édition de la Galerie du Soir, notre choix s ́est porté sur Erika Paquay.

« J’ai acquis mon premier appareil photo lorsque j’ai commencé mes études à Saint-Luc » avoue Erika Paquay. Jusque-là, elle n’avait jamais imaginé devenir photographe. Son univers était plutôt celui de la mode pour laquelle elle avait commencé des études. Jusqu’à ce que la maladie vienne mettre fin à ses rêves. Une maladie virulente qui la cloue chez elle pendant de longs mois. « Mes soucis de santé m’ont obligée à me rediriger. Je me suis tournée vers la photo pour pouvoir faire de la photo de mode. Et je n’en ai jamais fait ». Très vite, elle découvre en effet autre chose. « A la fin de ma première année, j’étais très en retard. Mes soucis de santé m’empêchaient de mener mes projets à bien. Comme j’étais bloquée à la maison, j’ai décidé de photographier cela : cette vie avec la maladie. Je me suis vite aperçue qu’en traitant cela, je m’exprimais différemment. En fait, la maladie m’oblige à m’arrêter et à observer les choses qui sont là, autour de moi, tous les jours. »
Dans ses images, nulle trace évidente de douleur. Juste une impression un peu étrange, ambiguë ou malgré la beauté des choses, on sent comme un décalage, un malaise diffus. Une manière de raconter cette maladie qu’elle considère, dit-elle, comme une copine/ennemie. Et qu’elle ne nomme jamais. « En la nommant, on tombe dans le technique, le scientifique. Quand je dis « la » maladie ou « une » maladie, ça peut parler à chacun. J’aime le fait que les gens puissent se retrouver dans mon travail, qu’ils soient malades ou pas. »

Pour le texte qui accompagne son travail, elle a quand même fini par lui donner un nom : l’étrangère.
« L’étrangère, c’est la maladie qui habite en moi, qui me révolte, et avec laquelle je vais devoir vivre toute ma vie.
Je suis coincée dans un corps qui soudainement me semble inconnu et que je vais devoir apprivoiser.
Il n’est pas facile d’apprendre qu’on est atteint d’une maladie, d’autant plus lorsqu’on sait qu’elle va nous accompagner pour toute notre vie. Parfois, elle sera discrète, parfois, elle nous rappellera brutalement qu’elle est là.
Le diagnostic de la maladie est une annonce tragique. Et dans tous les cas, ça fait mal.
On remet tout ce que l’on connaît en question.
Qu’est-ce qu’il m’arrive ?
Pourquoi moi ?
Qu’ai-je fait pour en arriver là ?
Tout est bouleversé par la maladie.
On se sent piégé.
Ma vie a complètement changé.
Je ne vis plus comme tout le monde. Mes journées sont rythmées par mes fatigues et mes douleurs chroniques. Je ne peux plus faire ce que je veux comme je le veux ou quand je le veux.
J’ai dû changer mes projets d’avenir.
Je me retrouve confrontée à de lourds questionnements par rapport à mon avenir qui devient soudainement tellement flou.
Réussirais-je à terminer des études ?
Pourrais-je un jour trouver un métier qui me convienne ?
Arriverais-je un jour à vivre avec la maladie ?
Je présente un travail qui est très personnel, avec des autoportraits et des images qui représentent beaucoup de choses pour moi, qui sont très intimes.
Je vais vous partager quelques instants de réflexion, des moments de trouble, des périodes de solitude que j’ai vécus au cours de différentes expériences de vie qui ont changé ou immobilisé mon quotidien. J’offre cette partie de moi que j’aurais aimé garder secrète.
C’est aussi agréable que déplaisant. Il peut être très douloureux de montrer une part de sa personne plus faible, c’est devenu en quelque sorte ma force.
J’essaie d’exprimer quelque chose de fort avec mes faiblesses. » Jean-Marie Wynants

Dates

Janvier 26 (Samedi) 10 h 00 min - Mai 12 (Dimanche) 18 h 00 min

Lieu

Le Musée de la Photographie Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles

11 Avenue Paul Pastur, 6032 Mont-sur-Marchienne, Belgique

Le Musée de la Photographie Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles11 Avenue Paul Pastur, 6032 Mont-sur-Marchienne, BelgiqueLe musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h

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