Janvier, 2019

ven25jan(jan 25)12 h 00 minsam23fev(fev 23)18 h 00 minKoglweogo, miroir d’une faillite d’EtatOlivier Papegnieshangar art center gallery, 18, Place du Châtelain 1050 BrusselsType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

Hangar expose une sélection de tirages noir et blanc du reportage Koglweogo, miroir d’une faillite d’Etat. Exposée pour la première fois, la série Koglweogo a obtenu le « Visa d’or de l’information numérique » au festival « Visa pour l’image » à Perpignan en septembre 2018.

Bio / Né en 1970 à Nivelles, Belgique. Vit et travaille à Bruxelles. Membre du collectif Huma.

Olivier Papegnies devient photojournaliste en 1997. Ses reportages sont publiés dans la presse belge et internationale, notamment La Libre Belgique et Le Monde avec lesquels il collabore.

Il travaille également avec différentes ONG telles que Médecins du Monde et Handicap International.

Il reçoit plusieurs prix, notamment le Prix Spécial du Jury au festival du Scoop et du Journalisme à Angers, le prix Belfius en 2010, le NPPA en 2011 (Nikon Press Photo Award) et le Prix du journalisme du Parlement Wallonie-Bruxelles en 2012 pour son travail Fous d’Amour.

En 2015, il reçoit une bourse du « fond pour le journalisme » afin de réaliser une enquête sur les chrétiens au Liban. En 2017, il reçoit une autre bourse pour enquêter, avec Valentine Van Vyve, sur les Koglweogo, groupes d’auto-défenses au Burkina Faso et en 2018, son reportage Koglweogo, miroir d’une faillite d’Etat reçoit le « Visa d’or de l’Information numérique franceinfo » par « Visa pour l’image » à Perpignan. Avec le collectif Huma, il travaille en ce moment sur le projet What the Foot, reportage sur le foot féminin à travers le monde.

Koglweogo, miroir d’une faillite d’Etat / Récompensé comme un des meilleurs sujets photojournalistiques par Visa pour l’Image en 2018, le projet Koglweogo, miroir d’une faillite d’Etat est exposé pour la première fois.

Avec la journaliste Valentine van Vyve, Olivier Papegnies est allé à la rencontre des Koglweogo, ces groupes d’autodéfense burkinabés aussi nécessaires que controversés. En résultent des tirages noir et blanc, à mi-chemin entre reportage et projet artistique.

Depuis 2015, ces groupes s’installent comme « gardiens de la forêt » et comme mouvement social transversal à la société burkinabé. Au départ partis des zones rurales, ils ont aujourd’hui gagné les villes et la capitale du pays. Ces groupes sont nés du ras-le-bol d’une population victime des braqueurs, coupeurs de routes, voleurs, terroristes, qui a décidé de reprendre les rennes de sa sécurité. Ces « milices » se disent acteurs de la paix, défenseurs du bien commun et veulent lutter contre deux problèmes : l’injustice et la corruption des forces de l’ordre. Adoubés par la population, qui semble avoir retrouvé une certaine sérénité, les Koglweogo s’accordent le droit d’arrêter, de juger et de sanctionner sauvagement parfois au terme de tribunaux populaires (sévices corporels et humiliations). Ne respectant donc pas la loi, ils deviennent difficilement maitrisables, ce qui inquiètent les défenseurs des droits humains qui craignent la mise en péril de l’Etat de droit. La popularité des Koglweogo empêche les représentants politiques de les combattre ouvertement.

Dates

Janvier 25 (Vendredi) 12 h 00 min - Février 23 (Samedi) 18 h 00 min

Lieu

hangar art center gallery

18, Place du Châtelain 1050 Brussels

hangar art center gallery18, Place du Châtelain 1050 BrusselsOuvert du mardi au samedi de 12:00 à 18:00

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