Janvier, 2019

sam26jan(jan 26)10 h 00 mindim12mai(mai 12)18 h 00 minL’invitation au voyage / Light DisplacementMeggy RustamovaLe Musée de la Photographie Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 11 Avenue Paul Pastur, 6032 Mont-sur-Marchienne, BelgiqueType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

Née en Géorgie en 1985, Meggy Rustamova vit et travaille en Belgique depuis de longues années. Elle a suivi sa formation à la Koninklijke Academie voor Schone Kunsten (KASK) de Gand ainsi qu’à l’Universität der Künste (UdK) de Berlin, et a complété ses études par une résidence post-académique à l’Hoger Instituut voor Schone Kunsten (HISK) de Gand. Passionnée des arts visuels, elle est active dans le milieu artistique depuis 2009. Elle a participé à de nombreuses expositions de groupe, a réalisé des performances, des projections, des installations, et depuis 2015 Meggy Rustamova a eu plusieurs expositions solo. Cette diversité de moyens d’expression montre les nombreux intérêts de cette artiste multiple et curieuse. Observatrice méticuleuse des réalités qui l’entourent, c’est dans l’attention qu’elle porte à ses expériences vécues qu’elle puise son inspiration. Deux films de l’artiste sont présentés dans notre Boîte Noire.

Le premier, L’invitation au voyage, emprunte son titre au poème de Charles Baudelaire écrit en 1857. La voix de l’artiste nous guide tout au long du film. La caméra parcourt les images qui se succèdent, les anime au-delà des mots, les rend vivantes. C’est un jeu subtil d’équilibre qui se déploie entre la narratrice, les images et la caméra. Une histoire poétique qui rappelle les vers de Baudelaire « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ».

Light Displacement, le second film présenté, trouve son origine dans la volonté de Meggy Rustamova de photographier un arbre d’Hiroshima, au Japon. Le lieu choisi n’est pas anodin : il évoque dans l’imaginaire collectif la guerre atomique. Celle du passé mais également celle contemporaine qui menace notamment les États-Unis et la Corée du Nord. Rustamova exprime ce danger latent au travers de ses tirages surexposés qui s’additionnent jusqu’à mener au « white-out » complet. La partie centrale du film, l’arbre, est présentée sans contexte. Il pourrait être enraciné à Paris, Bruxelles ou Amsterdam, renforçant l’aspect universel de la question atomique. Pour conclure son film, l’artiste fait se succéder les différentes prises de vues de l’arbre, capturé sous multiples lumières. Elle montre ainsi l’impossibilité de la photographie de reproduire parfaitement le réel, lui préférant, pour un temps, la réalité mouvante de la vision cinématographique du début du film.

Charlotte Doyen
Collaboratrice scientifique en charge de

Dates

Janvier 26 (Samedi) 10 h 00 min - Mai 12 (Dimanche) 18 h 00 min

Lieu

Le Musée de la Photographie Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles

11 Avenue Paul Pastur, 6032 Mont-sur-Marchienne, Belgique

Le Musée de la Photographie Centre d´art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles11 Avenue Paul Pastur, 6032 Mont-sur-Marchienne, BelgiqueLe musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h

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