Janvier, 2026

Gilles Roudière

sam31jan(jan 31)12 h 00 minven03avr(avr 3)19 h 00 minGilles RoudièrePhotographiesAtelier l’Oeil Vert, 12 rue Léopold Bellan 75002 Paris

Détail de l'événement

Il y a quelque chose de contagieux dans les photographies de Gilles Roudière, une forme d’ivresse, entre exaltation et sérénité, urgence et langueur, du visible transfiguré car il en transperce la surface.

Cette exposition à l’Atelier l’Oeil Vert rassemble une sélection de tirages extraits de deux séries, Trova et Soledades, parmi les plus récentes de Gilles Roudière.

Le photographe a, pour chacun de ses projets, besoin de s’éloigner de chez lui, à la recherche de lieux, proches ou lointains, qu’il n’a jamais investis par la photographie. Loin de son quotidien, il y trouve des champs d’expérimentation vierges. Alors, dans cet espace physique ou mental qui lui est inconnu, il cherche une vision renouvelée du monde tel qu’il va le ressentir et l’éprouver plutôt que le décrire, une introspection photographique en somme.
Il ne s’agit donc pas pour lui de produire des séries documentaires, des images attendues de ses destinations, mais plutôt d’arpenter, longtemps et seul, patiemment, ces territoires. Il s’en imprègne et laisse libre cours à une approche photographique à la fois sensorielle, sensible et subjective.

Cette exposition à l’Atelier l’Oeil Vert rassemble une sélection de tirages extraits de deux séries, Trova et Soledades, parmi les plus récentes de Gilles Roudière.

Le photographe a, pour chacun de ses projets, besoin de s’éloigner de chez lui, à la recherche de lieux, proches ou lointains, qu’il n’a jamais investis par la photographie. Loin de son quotidien, il y trouve des champs d’expérimentation vierges. Alors, dans cet espace physique ou mental qui lui est inconnu, il cherche une vision renouvelée du monde tel qu’il va le ressentir et l’éprouver plutôt que le décrire, une introspection photographique en somme.
Il ne s’agit donc pas pour lui de produire des séries documentaires, des images attendues de ses destinations, mais plutôt d’arpenter, longtemps et seul, patiemment, ces territoires. Il s’en imprègne et laisse libre cours à une approche photographique à la fois sensorielle, sensible et subjective.

De Cuba, avec la série Trova, il a rapporté une forme de balade photographique, à la façon des trovadores (troubadours) latino-américains. De ce pays si souvent photographié, il livre un flux d’images puissantes, très éloignées des poncifs exotiques de la Caraïbe. Trova pourrait s’apparenter à un récit filmique, un chemin jalonné de visions, empreintes de torpeur et du frémissement nerveux de la vie, où il entraine le regardeur. Avec cet ensemble, réalisé en 2016, son travail se détache encore plus qu’à l’accoutumée d’une forme d’adhérence au réel pour s’orienter vers une appréhension qui frôle souvent le surréalisme et l’abstraction.

Cette approche va se poursuivre et se déployer avec sa série Soledades, pour laquelle il a cheminé pendant de longs mois en Andalousie. Ici non plus, pas d’intention descriptive, aucune image d’Epinal de cette région de l’Espagne. On se soustrait aux clichés avec lui, devant des images évocatrices, silencieuses et contemplatives, paysages dépeuplés, silhouettes furtives et quelques animaux éparpillés çà et là. Elles sont à n’en pas douter une forme de carnet de route qui rendent plus compte des flux et des reflux d’un cheminement intérieur, constellé d’apparitions, de découvertes et de fulgurances, que d’une exploration géographique.

Texte de Caroline Benichou

Dates

31 Janvier 2026 12 h 00 min - 3 Avril 2026 19 h 00 min(GMT+00:00)

Atelier l’Oeil Vert

Get Directions