Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Bicentenaire de la photographie à Bruxelles : Interview Emilie Terlinden, Botanique (2/2) 1 avril 2026
Bicentenaire de la photographie à Bruxelles : Interview Emilie Terlinden, Botanique (1/2) 31 mars 2026
« Clair-obscur » : des forces du ténébrisme à la lumière, Pinault Collection par Emma Lavigne 6 jours ago
Saison d’art de Chaumont-sur-Loire : massacre et chevelure de Diane, chouette démiurge, chrysalide et empreintes mémorielles… 15 avril 2026
Art Brussels 2026 : Interview Devrim Bayar, Senior curator KANAL-Centre Pompidou, nouveau secteur « Horizons » 14 avril 2026
Partager Partager Le photographe Bernard Soria publie un livre-objet sur sa série Quatre-vingtième parallèle. Après la Galerie LooLooLook à Paris pour Photo-Days 2025, quatre-vingts images et textes poétiques sont à découvrir à la Librairie du Jour Agnès b. De son voyage à l’archipel du Svalbard, au nord de l’Islande où commence la banquise, Bernard Soria transmet la beauté d’un monde sur le point de disparaître. © Bernard Soria © Bernard Soria Territoires fragilisés et mouvants de l’Arctique Remarqué en 2023 aux Rencontres d’Arles pour Le ciel reste ouvert, Bernard Soria mêle photo et réflexion sur les crises auxquelles nous sommes confrontés. Fasciné depuis l’enfance par les récits des explorateurs, Soria a réalisé son projet au-delà du quatre-vingtième parallèle, au pôle Nord. Ce témoignage sur les conséquences de la fonte des glaciers est une invitation dans les territoires fragilisés et mouvants de l’Arctique : « L’œil se perd dans les blocs qui se détachent sans cesse, sucre de mer, friable à l’infini. » Soria a souhaité laisser une trace sous la forme d’un livre-objet. Les photographies exposées à la Librairie du Jour sont prédécoupées en cartes-photos crénelées et s’accompagnent de courts textes poétiques. La couverture en papier japonais comporte l’image en relief d’un iceberg, issue d’un marquage à chaud en référence au réchauffement climatique. Les tirages sont sublimes mais tragiques. L’introduction est une citation de Jon Fosse sur un désastre connu et maintes fois annoncé : « C’est comme si quelque chose savait avant que ça arrive ce qui arrive (…) » Soria parsème son livre de sept titres : « A l’intérieur, il est morcelé comme la banquise, et c’est une alternance de petits textes et d’images sur l’Infini, la Glace, les Traces… » Bernard Soria © Bernard Soria D’étonnantes formes sculptées L’Arctique connaît une longue saison où le soleil ne se couche pas. Le ciel est laiteux, gris, les lueurs du soleil se guettent, s’affirment en reflets sur l’océan. Le Bleu caractéristique du travail de Soria habille la glace : « Un bleu unique comme je n’en avais jamais vu. Un bleu qui fait penser à une pierre précieuse, un saphir. » Terre réunit des photos de moyennes montagnes, sans verdure, des dunes à l’aspect lunaire. Tout autour, l’eau est souvent très sombre. La présence animale apparaît par des ossements sur un sol pierreux. A l’archipel de Svalbard, la chasse à la baleine dès le XVIIe siècle a été un massacre menant à une quasi-extinction. Bernard Soria Du hublot du navire, des paysages rappellent les sites neigeux entre lacs et cieux. Les photographies sont particulièrement réussies et révèlent une atmosphère presque sonore. Soria traduit cette réalité par le titre Craquèlements. Car inexorablement, les géants blancs se disloquent. Dans ce périple, d’étonnantes formes sculptées deviennent des œuvres : « J’étais au bord de l’eau en train d’avancer. Tout d’un coup, je vois cette forme qui se détache. Je suis resté assez longtemps car il faisait un temps très mauvais et j’avais besoin qu’il y ait une lumière qui vienne éclairer en transparence ce que j’appelle le visage, l’œil, le nez. On a l’impression que la glace a été travaillée. » Sur certaines images s’observent des effets de symétrie répartissant des motifs géologiques d’après un axe. C’est une des nombreuses surprises de ce reportage au plus près de la Nature, si belle mais en danger. La série se termine sur une peinture à vif d’un rouge flamboyant. INFORMATIONS PRATIQUES • L’EXPOSITION La Fab.Place Jean-Michel Basquiat, 75013 Paris jeu19fev(fev 19)11 h 00 mindim15mar(mar 15)19 h 00 minBernard SoriaQuatre-vingtième parallèleLa Fab., Place Jean-Michel Basquiat, 75013 Paris Détail de l'événementDans l’imaginaire des navigateurs et des cartographes, Thulé demeura longtemps le point ultime du bout du monde. La description qu’en donne Pytheas au 2ème siècle avant notre ère ne permet Détail de l'événement Dans l’imaginaire des navigateurs et des cartographes, Thulé demeura longtemps le point ultime du bout du monde. La description qu’en donne Pytheas au 2ème siècle avant notre ère ne permet pas d’en situer vraiment le lieu. C’est une île quelque part en Arctique. Ces espaces ne ressemblent à aucune nature connue, les paysages oscillent entre mondes solides et liquides. Pendant des mois, le soleil ne se lève pas. Pendant des mois il ne se couche pas. Au nord de l’Islande, commence la banquise, un mélange d’eau et de glace, translucide et gluant, qui menace d’emprisonner les navires. La brume et le vent enveloppent l’ensemble dans un paysage vitreux et inquiétant. Ces images, prises dans l’archipel du Svalbard, témoignent d’un territoire fragile, devenu symbole du dérèglement climatique mais aussi théâtre d’enjeux politiques futurs. Photographe basé en France, Bernard Soria poursuit une démarche sensible et poétique, traversée par les questions du visible, de la disparition et de notre lien au monde. Son regard, transformé par l’expérience du confinement, a donné lieu à deux livres remarqués : On ne ferme pas le ciel (2021) et Le ciel reste ouvert, présenté aux Rencontres d’Arles 2023. Son travail a été exposé par Little Big Galerie à Paris et à Arles. Après son exposition « Quatre-vingtième parallèle » dans le cadre des Photo-Days 2025 à LooLooLook Gallery à Paris, il publie un ouvrage qui rassemble 80 photos et de petits textes. Dates19 Février 2026 11 h 00 min - 15 Mars 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLa Fab.Place Jean-Michel Basquiat, 75013 ParisOther Events La Fab.Place Jean-Michel Basquiat, 75013 ParisOuvert du mardi au samedi 11h-19h (Dernière entrée à 18h) Entrée : 4€ La Fab. Get Directions CalendrierGoogleCal • L’OUVRAGE Livre d’art « Quatre-vingtième Parallèle » – Bernard Soria 200 exemplaires signés et numérotés Matériaux : Papier japonais Dimensions : 10x8x4cm 50€ https://www.looloolook.com/product-page/livre-d-art-quatre-vingti%C3%A8me-parall%C3%A8le-bernard-soria Bernard Soria Instagram @bernardsoriaphotography Marque-page0
Photo Masterclass Oeildeep : Les Enfants de Gaïa par Michel Joly Cette semaine, nous poursuivons la restitution d’une Masterclass Œildeep un peu particulière. L’équipe, composée de Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian Bourcart, ...
News Saison 2026 au Moulin Blanchard : Le portrait, entre regard et mémoire Aujourd’hui, le Moulin Blanchard inaugure sa nouvelle saison artistique ! Pour ce premier temps d’un événement décliné en trois chapitres, c’est le ...
L'Invité·e Carte blanche à Marie Blin : L’auto-édition Pour sa quatrième et dernière carte blanche, Marie Blin, cofondatrice de la galerie parisienne BLIN plus BLIN, s’intéresse à l’auto-édition en photographie. ...
Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Bicentenaire de la photographie à Bruxelles : Interview Emilie Terlinden, Botanique (2/2) 1 avril 2026
Bicentenaire de la photographie à Bruxelles : Interview Emilie Terlinden, Botanique (1/2) 31 mars 2026
« Clair-obscur » : des forces du ténébrisme à la lumière, Pinault Collection par Emma Lavigne 6 jours ago
Saison d’art de Chaumont-sur-Loire : massacre et chevelure de Diane, chouette démiurge, chrysalide et empreintes mémorielles… 15 avril 2026
Art Brussels 2026 : Interview Devrim Bayar, Senior curator KANAL-Centre Pompidou, nouveau secteur « Horizons » 14 avril 2026