Janvier, 2020

lun06jan(jan 6)10 h 00 minven24avr(avr 24)18 h 00 minArctiqueJean GaumyChâteau Palmer, Lieu-dit Issan 33460, MargauxType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

Du 6 janvier au 24 avril 2020, Château Palmer accueille l’exposition « Arctique » du photographe Jean Gaumy. Membre de l’agence Magnum Photos, élu en 2016 à l’Académie des Beaux-Arts, le Français y présente un choix de photographies prises lors de ses récentes missions scientifiques au Pôle Nord. Paysages telluriques, décors de glace et minéraux, organiques jusqu’à l’abstraction. Un regard singulier sur une zone extrême, bien au-delà du cercle polaire, qui résonne avec les préoccupations environnementales de Château Palmer.

On connaissait la passion du photographe aquitain pour les huis-clos. Celui de l’hôpital, de l’univers carcéral — en 1976, il fut le premier photojournaliste à être admis dans une prison française — ou des sousmarins de dissuasion nucléaire. Salués par Raymond Depardon ou Marc Riboud, ses premiers reportages lui ont valu de rejoindre l’agence Gamma puis d’intégrer l’équipe de Magnum en 1977. Depuis, Jean Gaumy n’a cessé d’élargir le périmètre de sa curiosité et de son champ d’intervention : l’Iran, l’Amérique centrale, les territoires contaminés de Tchernobyl ou de Fukushima, la haute mer à bord de chalutiers, les falaises de Normandie…
Doublement récompensé par le Prix Nadar (2002, 2010), élu en 2016 à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, le photographe arpente cette fois les paysages de l’Arctique, chaos de matières fluides ou gelées, territoires primitifs dont il tire des compositions magnétiques et somptueuses. Outre la liberté du cadrage, s’y reflète son « instinct décisif » et, depuis des années, une méditation inquiète sur le sort du monde.
Le réchauffement climatique est trois fois plus sensible aux pôles que sur le reste de la planète. Depuis 2013, Jean Gaumy accompagne régulièrement des océanographes du laboratoire BeBEST/LEMAR (CNRS, UBO, Museum d’Histoire Naturelle) qui étudient l’impact des changements environnementaux sur les coquillages. Il collecte ici des fragments de réel, traque le miroitement des temps anciens et immortalise les paysages menacés. De l’archipel de Svalbard (Norvège) à la base de Daneborg (Groenland), il explique vouloir « capter la genèse du monde » tout en repoussant les « limites de la photographie ».
Le récit de cette immersion septentrionale, au plus près de la matière, trouve naturellement sa place dans le domaine de Château Palmer. Même volonté de valoriser l’empreinte d’un territoire, de défendre la biodiversité, même fascination pour la « terra incognita » et l’esprit d’aventure, même conviction que l’art doit savoir se mettre au service de la nature.

Exposition sur rendez-vous uniquement !

Dates

Janvier 6 (Lundi) 10 h 00 min - Avril 24 (Vendredi) 18 h 00 min

Lieu

Château Palmer

Lieu-dit Issan 33460, Margaux

Château PalmerLieu-dit Issan 33460, Margaux

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