Octobre, 2021

Sophie Caretta & Manon Rénier

jeu07oct(oct 7)10 h 00 min2022dim06mar(mar 6)19 h 00 minSophie Caretta & Manon RénierDavid NissenGalerie L77, 77, rue Lepic - 75018 Paris

Détail de l'événement

À la galerie L77, Manon Rénier présente son dernier travail personnel “De pierre et de sang”. Mue par la volonté de retrouver le lien avec son art et laisser libre place à la création, Manon a transposé ses réflexions au sein de ses photos. A travers une série d’autoportraits dans lesquels le corps est mis en scène, l’artiste nous fait vivre son introspection, entre laisser-aller et questionnement de soi, évoquant la vie, le rapport aux autres et sa place au milieu de ce tout.
Ce travail est issu d’une résidence au sein du Tremplin Jeunes Talents du Festival Planches Contact de Deauville en 2020 dont elle a été sélectionnée aux côtés de 3 autres photographes. Là-bas, à l’instar des villas et grands hôtels « tape à l’œil », Manon a pris le parti pris de mettre en lumière ce que l’on ne regarde pas, elle se concentre sur les matières : l’argile, le sable, la roche… et y met en scène son corps questionnant et interrogeant ainsi le spectateur. Pendant plusieurs jours elle arpente le territoire, munie de sa chambre photographique et de ses 7 chassis à la rencontre de ses paysages qui l’inspire. Le soir elle développe elle-même ses 14 images dans sa salle de bain transformée en laboratoire.
Parcours tant esthétique qu’initiatique, elle fait l’expérience physique de sa transformation en masse ramassée, sculptée, moulée par l’angle de vue de son appareil posé là-bas, qu’elle ne contrôle plus et qui la capture jusqu’à ce qu’image s’en suive.

Née en 1992 à St Nazaire, Manon se tourne vers la photographie à l’âge de 19 ans. Après un parcours scientifique elle change de voie et intègre l’école de photographie ETPA de Toulouse dont elle sortira diplômée en 2014. Elle s’installe alors à Paris et commence à travailler aux côtés de plusieurs photographes et réalisateurs ce qui lui permet d’élargir ses compétences et de découvrir le monde du cinéma. Ainsi enrichie de ces expériences aux métiers de photographe de plateau et d’assistante réalisatrice, elle développe un nouveau et insolite regard photographique mêlant l’intime, le corps et la mise en scène.

En juin 2014, elle est Lauréate du Prix Spécial du Jury ETPA.
En novembre de la même année sa série « Métamorphoses » est sélectionnée dans le cadre la Fetart School Factory au 59 rue Rivoli.
En février 2015, la série « Suzy » est sélectionnée dans le cadre du Festival Circulation au Centquatre.
En juin 2015, elle remporte le Prix Marc Grosset du public pour sa série “Métamorphoses” dans le cadre des écoles internationales de photographie. Un an plus tard elle aura l’occasion de l’exposer aux Promenades Photographiques de Vendôme.
En février 2020 elle est finaliste du Tremplin Jeunes Talents du Festival Planches Contact, donnant lieu à la réalisation d’une résidence artistique à Deauville. Elle y exposera son travail “De Pierre et de Sang” d’octobre 2020 à Janvier 2021 au Point de Vue.

Sophie Caretta est une photographe française, née en 1967, à Versailles.
Elle a vécu en Italie puis en Argentine ou elle a étudié l’Architecture (UBA) ainsi que la photographie. Elle reviendra en France pour intégrer l’école de la F.E.M.I.S (Fondation des métiers de l’image et du son) dans le département image, en 1991.

Après avoir réalisé des courts métrages et d’autres à l’image, elle débutera sa carrière en tant qu’assistante caméra sur des longs métrage et des campagnes publicitaires.
Sous l’œil avisé et visuel de grands réalisateurs comme Jean pierre Jeunet et Marc Caro dans la cité des enfants perdus mais encore Peter Lindbergh en publicité, Sophie se lance dans la réalisation en publicité aux États-Unis.

Elle travaille et vit aujourd’hui à New York et jongle entre les projets publicitaires, la photo de rue et ses travaux personnels.
Elle se considère avant tout comme une photographe, sa principale forme d’expression.
Depuis sept ans, bercée par ses voyages et expériences cosmopolites, elle travaille à la chambre photographique avec un procédé du 19ème siècle, le « Collodion humide ».
Un procédé capricieux et contraignant ancré dans l’histoire de la photographie. Cette technique transcendant le temps avec sa magie intrinsèque traduit à merveille cette métaphore de la vie avec tous ces accidents et poésie du quotidien.

Ses expériences cinématographiques, documentaires et publicitaires imprègnent son travail et découlent toujours sur une histoire en elle-même. Elle porte un regard à la fois sensible et troublant sur ces sujets et fait preuve d’une étonnante capacité à révéler la dimension intime de ses sujets.
Ses portraits aux noirs profonds, posent des interrogations universelles sur l’identité. Sur la « normalité ». La sexualité. L’altérité. Sur les genres sexuels…
Tout l’enjeu de son travail est de trouver l’émotion qui sonne juste.

*Le collodion humide est un procédé photographique inventé en 1851, réalisé avec une chambre photographique. La technique utilise des plaques de verre ou de métal enduites de collodion et de sels d’argent comme support sensible.
Le négatif doit être préparée, exposée puis développée en un court laps de temps pour éviter que la plaque ne sèche. La plaque sera alors vernie pour une meilleure conservation des sels d’argent.

Dates

Octobre 7 (Jeudi) 10 h 00 min - Mars 6 (Dimanche) 19 h 00 min

Galerie L7777, rue Lepic - 75018 ParisHoraires d’ouverture : du lundi au vendredi de 10h à 18h 
et le week-end de 15h à 19h