Octobre, 2026

Icônes : images fantasmées

ven30octToute la journée2027lun01fevIcônes : images fantasméesCentre de la photographie de Mougins, 43 rue de l’Église 06250 Mougins 0 Ajouter à ma wishlist

Détail de l'événement

Photo : Anonyme, Service d’Information et de Presse du Ministère des Affaires étrangères Le Général de Gaulle au micro de la B.B.C., le 18 juin 1940 Collection du musée Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône © Tous droits réservés

« Icônes : images fantasmées » s’inscrit dans un échange de plusieurs années avec le musée de l’Image, à Épinal, sous la direction de Christelle Rochette, qui a initié la réflexion autour du statut des images-icônes à partir de ses collections et d’ajouts contemporains. En 2024, l’exposition d’Épinal (du 24 février au 22 septembre) rendait compte des mythes et des légendes, des destinées hors du commun, de l’aura magnétique ou encore de l’adhésion des foules, pour mettre en lumière la fabrication de l’image, le fantasme de l’icône. Pour Mougins, le corpus d’oeuvres sélectionnées a été adapté, repensé à travers le prisme de l’industrie photographique et de son rôle dans ce besoin qu’a l’humanité de se projeter dans le corps d’un·e autre, pas n’importe quel autre, un être quasi divin, débarrassé de toute ambiguïté ou défaut, et, surtout, coupé du monde.

Le monde contemporain est saturé d’images. Parmi elles, certaines acquièrent une force particulière jusqu’à accéder au statut d’icône. Issu du grec eikôn (« image »), le terme désigne d’abord les représentations sacrées de la tradition chrétienne orientale.
Il s’est progressivement étendu au domaine profane pour qualifier igures dont l’image semble dépasser l’existence même.
Cette transformation repose autant sur l’image que sur ceux qui la regardent. L’icône n’existe que par une communauté d’adorateurs, de fidèles ou de spectateurs qui lui accordent une valeur symbolique, qui la contemplent, la reproduisent et contribuent à sa puissance. Elle devient le lieu d’une croyance collective, entre fascination, vénération et projection.
Dans la tradition biblique, l’icône se distingue pourtant de l’idole.
L’idole prétend enfermer le divin dans une forme visible.
L’icône, au contraire, ne vaut que par ce qu’elle révèle de l’invisible, d’un au-delà fantasmé. Elle n’est pas adorée pour elle-même, mais comme le signe d’une présence qui la dépasse.
Avec la photographie, puis le cinéma et les médias de masse, ce rapport aux images s’est profondément transformé.
La reproduction mécanique a multiplié les figures susceptibles d’accéder au statut d’icône, du saint au héros, du martyr à la renaissance. L’exposition explore cette tension entre image et croyance, entre ceux qui sont représentés et ceux qui, par leur regard, leur admiration ou leur dévotion, contribuent
à leur donner une existence autonome, hors du réel.
L’organisation s’organise en douze chapitres prenant pour ancrage un personnage-icône :

Le Christ : la vraie icône
Le Guerrillero Heroico
Marilyn, Norma Jean, Zelda Zonk
La main de Dieu ou la vie de Saint Diego
Mausolées
La transverbération de Padre Pio
La Beatlemania
Alias Johnny
BB. La nouvelle Ève
Diana et le treizième pilier
Le 18 juin, une parole en acte
Frida Kahlo ou le dolorisme mexicain

Dates

30 Octobre 2026 - 1 Février 2027 (Toute la journée)(GMT+00:00)

Centre de la photographie de Mougins

43 rue de l’Église 06250 MouginsOctobre 10h → 19h Fermé les mardis Novembre → Janvier 13 h → 18h Fermé les lundis et mardis, 25 décembre et 1er janvier

Centre de la photographie de Mougins

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