Avril, 2026

Kazuo Kitai

mar28avr(avr 28)11 h 30 minsam11jul(jul 11)19 h 00 minKazuo Kitaiiroha — 1, 2, 3 !Galerie Écho 119, 1 rue des Minimes, 75003 Paris

Détail de l'événement

Nous sommes heureux de présenter pour la première fois le photographe japonais Kazuo kitai, et tout particulièrement sa dernière série, Iroha. Cette exposition, « iroha — 1, 2, 3» accompagne la rétrospective majeure qui se tiendra à la Maison de la Culture du Japon à Paris du 30 avril au 25 juillet 2026.

Kazuo Kitai, encore trop méconnu en Europe, est pourtant l’une des figures incontournables de la photographie documentaire japonaise et est reconnu dans l’archipel nippon comme l’un des grands maîtres de sa génération. Depuis plus de 60 ans, il a documenté les mouvements sociaux de son pays — des manifestations étudiantes des années 1960 aux luttes paysannes contre l’aéroport international de Narita, les transformations des campagnes japonaises et le quotidien des quartiers populaires. Son regard, profondément humaniste, forme un large panorama des transformations de la société japonaise depuis les années 1960.

Iroha, que l’on peut traduire par « a, b, c », marque un tournant décisif dans sa carrière. Si ce photographe s’est toujours reconnu dans les luttes de ceux qu’ils photographiaient, participant aux rébellions autant qu’il les documentait, à plus de 80 ans, il revisite par un geste tout aussi radical ses propres archives: déchirant, puis rapiéçant, et enfin en recouvrant de peinture les tirages de ses débuts—ceux réalisés à 20 ans, au moment des mouvements de protestations étudiants— c’est désormais contre sa propre photographie qu’il se rebelle.

Comme il le raconte : « Photographier était devenu pour moi un peu pénible. Ne sachant plus quoi faire, j’ai décidé de déchirer d’anciens tirages originaux. J’ai pensé qu’en les déchirant, je me sentirais plus léger et pourrais alors envisager de nouvelles images. » Ces gestes de destruction et de recouvrement radicaux, qui se rapprochent d’un palimpseste, explorent sa propre rébellion — non plus politique, mais personnelle.

Traçant des lignes simples, des chiffres (1, 2, 3), des lettres (i, ro, ha) et des formes géométriques basiques (carrés, ronds, triangles), il établit un lien entre ses premiers pas dans la photographie, les gestes de contestation de sa jeunesse, et sa capacité intacte à se renouveler.

« Soixante ans se sont écoulés depuis que j’ai commencé à prendre des photos. Je ne sais pas pourquoi j’ai pu poursuivre aussi longtemps, mais je crois que c’est en partie parce que cela m’a toujours amusé. » iroha illustre cette liberté et cette énergie renouvelée, où mémoire, couleur et geste se rejoignent pour offrir un regard inédit sur son œuvre documentaire. La série est une véritable invitation à la réinvention, une ode à la création joyeuse et rebelle.

Dates

28 Avril 2026 11 h 30 min - 11 Juillet 2026 19 h 00 min(GMT-11:00)

Galerie Écho 119

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