Avril, 2020

ven17avr(avr 17)9 h 30 minmer20mai(mai 20)17 h 00 minL'élégance de vos absences / De meilleurs lendemainsGilles MercierLe Souvenir Français, 20, rue Eugène Flachat, 75017 ParisType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

J’ai récemment ouvert le manuscrit « Maxime » que mon père, m’a remis au crépuscule de sa vie en novembre 2012. J’ai découvert l’incroyable itinéraire du Capitaine Pierre Roger MERCIER (1), mon grand-père officier et résistant, assassiné le 02 septembre 1944 au château d’Hartheim (Autriche). J’y rencontre, Claude, mon père, cet enfant de la tourmente privé d’un parent mais qui ne m’a jamais pris à témoin des ses souffrances. J’ai décidé de faire mien son travail de résilience afin de rendre hommage à l’engagement des oubliés de la mémoire par une approche artistique pluridisciplinaire.

Le premier opus « De meilleurs lendemains » que j’ai réalisé à Compiègne en 2019 est relatif au camp de Compiègne Royallieu au sein duquel mon grand-père fut prisonnier du 21 mars au 06 avril 1944 , avant son départ en déportation pour Mauthausen.
Aujourd’hui, seuls 3 bâtiments subsistent (Mémorial de Royallieu) mais j’ai pu prendre dès mon arrivée sur le site la mesure de la vie au sein de ce stalag qui fut témoin du passage en son sein de plus de 54000 prisonniers. J’ai trouvé le nom de mon grand-père sur le mur de la mémoire, j’ai vu le bâtiment A3 encore intact où mon grand-père a vécu pendant 17 jours.
Les correspondances écrites par Pierre à sa soeur Madeleine afin de partager ses préoccupations et ses besoins me servent de fil rouge et m’accompagnent pendant cette immersion. Je suis venu à différentes reprises afin de sonder la mémoire de ce camp, afin de comprendre, outre le contexte historique, ce que ce lieu avait pu insuffler comme énergie positive aux internés, à mon grand-père, malgré le contexte difficile et dangereux de leur détention.
En sondant la mémoire des lieux, il s’en dégage une ambivalence et je comprends pourquoi ce camp fut également perçu comme une halte de repos par de nombreux hommes ayant enduré des épreuves éprouvantes d’emprisonnement et d’interrogatoires auparavant. Dès lors ce camp m’apaise car j’y retrouve la « sérénité » que mon grand-père a pu ressentir, je partage cet espoir de meilleurs lendemains, oubliant un instant l’inéluctable.
A Michèle Trochon, Elisabeth et Sandrine Mercier

Exposition visible du Lundi au Vendredi de 9h30 à 12h puis de 14h à 17h.

Pour toutes informations complémentaires :
Mr MARTIN / missions@souvenir-français.fr

Dates

Avril 17 (Vendredi) 9 h 30 min - Mai 20 (Mercredi) 17 h 00 min

Lieu

Le Souvenir Français

20, rue Eugène Flachat, 75017 Paris

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