Juillet, 2026

Park Chan-wook

lun06julToute la journéedim04octPark Chan-wookPar un matin calmeLee Ufan Arles, 5 rue de Vernon 13200 Arles OrganisateurDeauville Sport Images Festival

Détail de l'événement

Faces 13, 2023 © Park Chan-wook

Dans le cadre de sa programmation temporaire estivale et des 140 ans de la diplomatie France- Corée, Lee Ufan Arles est heureux de présenter pour la première fois en Europe le travail photographique du réalisateur coréen de renommée internationale Park Chan-wook.

L’exposition Park Chan-wook, par un matin calme fait partie du programme associé des Rencontres d’Arles 2026. Elle est conçue par Valérie Duponchelle, critique d’art passionnée de cinéma, fine connaisseuse de son œuvre, qui porte son regard vers la part la plus intime et encore méconnue de sa création : la photographie. Elle est accompagnée dans ce travail de curation par Juliette Vignon, coordinatrice générale de Lee Ufan Arles.

En tant que réalisateur, j’essaie de contrôler au maximum tous les détails. Même s’il s’agit d’une scène qui paraît très naturelle où il semble qu’aucune manipulation a été faite, c’est là le résultat de beaucoup de préparation et mise en scène. Par rapport à cela, la photographie c’est quelque chose de complètement différent pour moi. Je dirais que c’est presque comme un antidote.
Park Chan-wook

Park Chan-wook, le cinéaste coréen aux 17 films, l’homme pressé qui regarde son téléphone entre deux questions, le perfectionniste qui fait des story-boards avant chacun de ses tournages, est un homme différent que la photographie libère. Presque, lui qui est président du jury du Festival de Cannes 2026 et qui dit s’y enfermer avec plaisir pour voir les films des autres et en débattre à huis-clos.

Park Chan-wook photographe, c’est la version contemplative de cet homme hyperactif qui met à profit ses moments de calme et de liberté pour photographier sans objectif déterminé. Ce qui attire son œil surentraîné. Ce qui le charme, le surprend, l’amuse. Un motif naturel qui ressemble à un corps. Un chat qui rappelle que l’être humain n’est qu’une espèce parmi les autres. Un paysage parfait, au vert émeraude somptueux, comme le jardin qui tient The Handmaiden, la domestique prisonnière avec son amante (2016), une plage beige comme la scène finale de Decision to Leave, d’une beauté mortelle (2022).

Park Chan-wook est né à Séoul en 1963, a étudié la philosophie, aurait aimé être peintre. Contemporain de feu son compatriote, le cinéaste des amours torturées Kim Ki-duk, il est devenu ce maître du cinéma coréen révélé au public français par sa trilogie sur la vengeance et son film Old Boy, histoire funeste comme le sort d’Œdipe. Il a raté de peu la Palme d’or, a reçu le Grand prix du Festival de Cannes en 2004.

L’action le tenaille, comme elle tenaille ses héros – et ses antihéros – dans ses scénarios d’une efficacité redoutable, d’un humour souvent noir, d’une philosophie acide sur l’être humain confronté au dilemme moral qu’incarne la vie au milieu des autres. Ses photographies sont, elles, ancrées dans le temps long, silencieux, suspendu. Elles sont l’arrêt sur image qui donne la matière à ses réflexions, l’air libre d’un homme qui lâche – un peu – le contrôle.

C’est la première fois que ses photographies sont exposées en Europe, à Lee Ufan Arles, lieu fondé par l’artiste théoricien du mouvement d’avant-garde Mono-ha (« l’école des choses ») célébré à Versailles en 2014.

Après l’anglais en 2023, l’espagnol en 2024 et l’arabe en 2025, le coréen est cette année la langue invitée par le Festival d’Avignon. Park Chan-wook et Lee Ufan Arles en sont les hérauts.

Dates

6 Juillet 2026 - 4 Octobre 2026 (Toute la journée)(GMT+00:00)

Lieu

Lee Ufan Arles

5 rue de Vernon 13200 Arles

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