Février, 2020

sam01fev10 h 00 mindim09(fev 9)18 h 00 minHow Deep is your LoveExposition CollectiveEspace Oppidum, 30 rue de Picardie 75003 ParisType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

La NUE galerie fête ses 7 années d’existence et pour célébrer cet évènement, jean-marc Sanchez fondateur et curator de la galerie exposera le travail de 18 artistes dont le thème principal est le corps .
Le corps dans toute sa représentation : ‘Disloqué, défiguré, géomètrisé, stylisé’. Le corps comme un support de revendications, de questionnements.
Cette exposition sans précédent est organisée en parallèle de l’exposition de tableaux de Marcus Kreiss fondateur de Souvenirs from Earth qui proposera une exposition de peintures sur le même thème.

De nombreux artistes à la renommée internationale sont passés par la NUE galerie. On retiendra en premier lieu l’artiste subversif Chinois REN Hang, découvert par la NUE, mort depuis peu, au succès aussi fulgurant qu’éphémère.
Mais également Alva Bernadine, vu sur ArteTV dans l’émission «Tracks » au style surréaliste, ou encore Paulina Otylie Surys considérée par le British Journal Of Photography comme l’une des étoiles montantes de la scène photographique actuelle.

Ce sera une présentation non exhaustive de l’univers de la NUE galerie » explique Jean-Marc Sanchez.
Il s’agit d’aborder le corps comme un espace de pratiques et de représentations qui met en convergence des savoirs et des techniques différentes.

La cinquantaine de photos sera agencée sous cinq ambiances différentes.

L’INTIME-LA BEAUTE-LE SPIRITUEL-L’EROTIQUE -LE GROTESQUE

« How deep is your love » est un voyage aux multiples facettes qui glorifie le corps, avec le sentiment dominant que notre civilisation est peut être coincée à la fin d’une histoire.

1/ L’INTIME : Avec Romy Alizée, Kostis Fokas, Tamara Lichtenstein

Amis, amoureux ou muses deviennent des participants volontaires d’une mise en scène intimiste chez Tamara Lichtenstein. Un regard porté sur de jeunes femmes américaine dans un état constant de devenir où le spleen est présent sur chaque photo.

Kostis Fokas, repéré et apprécié par Ren Hang, exposé par la NUE galerie à diverses reprises, ce jeune grec travaille le corps humain qui se bat, se rebelle et résiste à l’infini.

La suite de la série Furie de Romy Alizée porte sur les codes de l’érotisme et de la pornographie. Elle y propose une relecture, une réappropriation de ces codes d’un point de vue féministe et queer.
« À travers l’autoportrait et la mise en scène de situations avec modèles, j’investis le champs visuel pour raconter d’autres formes de désirs, invisibilisés par la culture du male gaze ».

2/ LA BEAUTE’ : avec Formento&Formento, Martial lenoir, Maria La Sangre.

Entre mode et subversivité , les Formentos, mondialement connus, présenteront des photos inédites.
Ce couple Anglo-américain qui parcourt la planète, rend hommage à la cinématographie de Hitchcock, influencés par la photographe féministe Cindy Sherman et le peintre réaliste Edward Hopper. Régulièrement publié par Vogue Italie et vu récemment en couverture du magazine IDEAT.

« Chez Martial Lenoir, le modèle ne sourit jamais, la beauté est froide, diaphane, glacée, comme pour lier la solitude à l’introspection, à l’instar de sa lumière : constamment naturelle.

Comme un tableau précieux, l’instant semble capturé, mais sans aucune tension dramatique ». (ref: https://www.normal-magazine.com/martial-lenoir)

Maria la Sangre est la dernière invitée de ce tableau esthétique. L’artiste est Chilienne , c’est la première fois qu’elle expose en Europe et ce n’est certainement pas la dernière .
Avec ses natures mortes ‘Frutos de mi vientre’, Maria réussit un travail sensible, et érotiquement naturel .
Des fruits exposés, composés, comme un hommage aux parties intimes du corps.

3/ ‘L’EROTIQUE ‘ avec Gilles Berquet, Frédéric Fontenoy, Jessica Rispal

Gilles Berquet est un photographe français, qui considère “produire des images de l’esprit” plutôt que reproduire la réalité…Souvent classé à tort parmi les photographes érotiques, son travail s’en écarte par le simple fait qu’il ne fonctionne pas en tant que tel, c’est en tout cas le maitre du fétiche.

Autre grand maitre de la photographie érotique, Frédéric Fontenoy et son travail à la chambre noire. L’artiste se met en scène, il est le seul
personnage masculin dans le tableau, souvent face à une modèle qui subit. Grand ordonnateur de ces mises en scène, ce double diablement imaginatif et pervers semble vouloir rendre la folie à sa plus ambitieuse expression,
qu’est l’Art. L’espace de la photographie, parfois démultiplié en surface l’est aussi en profondeur, et ce rapport double du photographe à son sujet n’est pas le moindre de ses jeux de miroirs. Dispositif optique, la chambre de Frédéric Fontenoy est un espace mental qui en contient bien d’autres…

Ces deux artistes accompagnent le travail de Jessica Rispal. Une photographe autodidacte dont les images questionnent les corps, jouent avec le fétichisme, le bizarre. Un regard féminin corrosif, Jessica est une artiste prolixe, dessine, sculpte, elle est également la fondatrice de la revue ‘Le Bateau’ et co-fondatrice des éditions Les Crocs Electriques.

4/ LE SPIRITUEL : Avec Thomas Sing, Borys Makary et Pawel Jaszczuk, Yana Toyber.

Une avancée dans l’expérience humaine, du sacré et du symbolique avec Thomas Sing et Borys Makary, de l’iconique avec Pawel Jaszczuk.

Thomas Sing
« Dans la contemplation, nous pouvons surmonter notre corps, notre esprit, notre dimension et atteindre une expérience mystique. »
L’artiste allemand nous propose un travail initiatique, une reflexion sur le corps, au travers de photographies et d’objets voués au recueillement.
Plus qu’une photographie, chaque oeuvre de l’artiste est un objet unique , précieusement réalisé, avec une centaine de phrases répétés et inscrites sur la photo, appuyé par une coulée d’or qui rend l’oeuvre exceptionnelle.

Vainqueur en 2013 et 2017 du prix de la photographie Paris catégorie Fine art et Book Fine art , Thomas Sing vit en Allemagne. Ancien professeur de Littérature à l’université de Augsburg, sa ville natale, Thomas Sing partage son temps entre lAllemagne et L’Italie. Son travail a été publié dans de nombreux magazines à l’international comme Vogue, L’officiel, Quest . Il est l’auteur du livre ‘Untill I Break’ 2017.

Borys Makary
Le corps est une constellation sur lequel est dessiné des galaxies.Le point de départ de ce cycle surréaliste abstrait est la numérologie. Son symbolisme est censé définir la personne représentée. Le négatif contribue au caractère irréel de l’oeuvre . Comme chez Thomas Sing, chaque photo est unique.

Borys Makary vit à Cracovie en Pologne. Son travail a été exposé de nombreuses fois en France et à l’étranger avec la NUE galerie. Il est le gagnant de nombreux prix internationaux et notamment 3 prix de la Photographie de Paris.

La représentation du Christ comme un objet de la pop culture avec Pawel Jaszczuk.
La spiritualité se mêle au commerce. il s’agit là d’un objet ‘marketé ‘que l’on cherche à vendre sur et dans n’importe quel produit.
Une mascarade haute en couleur à déguster sans modération. La dimension mystique a complètement disparue, ici Jesus est un rock star.
Pawel Jaszczuk a vécu en Australie et au Japon. C’est un photographe qui a publié 6 livres, il a exposé aux coté du maitre Araki Nobuyoshi. Régulièrement exposé en Autriche et en Pologne par la Leica Gallery. Son travail est publié par la Zen Photo gallery de Tokyo.

YANA TOYBER
La sexualité est le fléau des religions qui essaient de s’adapter du mieux qu’elles peuvent.
Qu’il s’agisse d’islamistes, de juifs orthodoxes ou de chrétiens fondamentalistes, tous ces groupes religieux l’obsèdent et vivent dans un paradoxe parfait. Leur attitude oscille entre le dégoût et le désir.

Içi, Yana Toyber explore la sexualité, le désir et la mort avec cette série de photographies accompagnée par sa muse Amy Hood. Les photos sont faites sur un film instantané polaroid. Son utilisation symbolise la rapidité avec laquelle nous sommes conçus et vivons nos vies; le rapport ambivalent à la vie dans sa mortalité,
La femme en tant que créatrice est également un thème majeur de son travail qui est mis en avant dans ce projet comme dans d’autres.

Son travail est apparu dans des musées et des galeries, dont le Centre international de photographie, la maison Kodak Eastman et la Soho Photo Gallery. Elle a été publiée dans W, Zoo et Modern Painters.

5 / LE GROTESQUE avec NIENKE KLUNDER, PAULINA OTYLIE SURYS ET JOANNA GROCHOWSKA.

Le Corps, composé dans un espace anonyme, sans visage sert d’objet de désirs voyeuristes. Avec Joanna grochowska.

Serait ce un mannequin , un objet sans vie ou bien au contraire un être humain ?
L’artiste cherche à effacer les pistes, objet animé ou non animé?
La représentation des images fixes, passives, généralement sans visage et
des figures fragmentées provoquent , selon Joanna, de nouveaux désirs de transgression.

Son processus de création à un nom, La Mannequinisation sophistiquée-

Elle définit son esthétique comme une pratique apathique, sans émotion , ni réaction. Le but est d’explorer l’interconnection entre la douleur et la
beauté.
L’artiste nous dit :’Le langage esthétique de mes images découle de mes intérêts intellectuels:
j’explore la notion de transgression et du sadisme dans l’art.’
Le médium est le corps – sans visage et anonyme, vide comme une poupée,
Il rend l’interprétation de l’œuvre ouverte – une zone libre au-delà des normes.

Son travail est exposé au Musée du sexe à New York NSFW: Female
gaze. Nombreuses publications internationales.

La femme sans visage devient un objet également chez Nienke Klunder .
La série photographique Big Rock Candy Mountains, nommée en hommage à la beauté naturelle du grand paysage américain; la blonde parfaite en chirurgie plastique est présentée comme une odalisque classique.
Contrairement aux pin-ups traditionnels, aucune peau ni aucune caractéristique individuelle n’est montrée, la personnalité est marquée par des cheveux blond platine, un tissu synthétique aux couleurs pastel douces et de gros seins poignants. Elle est devenue un objet, une sculpture, un paysage, une montagne.

Nienke Klunder a travaillé de nombreuses années avec le designer Jaime Hayon, elle est d’ailleurs reconnu comme étant l’une des plus grandes photographes dans l’industrie du design.
Son travail personnel est principalement constitué de séquences et de séries, elle utilise souvent l’autoportrait pour explorer des thèmes d’identité et de transformation

Paulina Otylie Surys propose une reflexion sur la robophilie et ses poupées sexuellement attrayantes.
Uncanny Lovers, 2014-2017 aborde le sujet de la solitude, de l’isolement provoqué, entre autre, par le développement de la technologie.
Il est prévu que dans 50 ans, les relations sexuelles avec des robots deviendront un phénomène courant.
Un partenaire artificiel qui clignote, bouge et même parle avec les êtres humains, créé en fin de compte pour fournir l’illusion de l’intimité émotionnelle et la jouissance du contact physique, le tout dans un décor rétro futuriste.

La série a été exposé dans de nombreux festivals
2016, SLIDELUCK Bydgoszcz 2016 slideluck.com
2017, Conceal/Reveal Open Call TOP 20, Photo Oxford, OVADA gallery,8 – 24 September 20
curated by Tim Clark and Greg Hobson www.photooxford.org
2018, OBSCURA Photo Festival – “Multiplicity” www.obscurafestival.com

Paulina Otylie Surys est considérée par le British Journal Of photography comme l’une des artistes à suivre , nominée et finaliste des IPA awards en 2018.

Dates

1 (Samedi) 10 h 00 min - 9 (Dimanche) 18 h 00 min

Lieu

Espace Oppidum

30 rue de Picardie 75003 Paris

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