Juin, 2019

sam01jui14 h 30 minsam22(jui 22)18 h 30 minThe June Group ShowStéphane Gautronneau, Nicolas Jardry, Antoine RozèsGalerie Anne Clergue, 4 plan de la cour, 13200 ArlesType d'événement:Exposition,Photographie

Détail de l'événement

Du 1er au 22 Juin, Anne Clergue Galerie présente son June Group Show avec trois photographes qui invoquent la préservation de la planète. Stéphane Gautronneau explore la disparition des paysages, Nicolas Jardry nous plonge dans une nature fantasmagorique et Antoine Rozès nous emmène dans un voyage nocturne, au plus profond de la forêt.
Au cœur de la ville d’Arles, la galerie se renouvelle en doublant sa surface d’exposition ; elle passe du 12 au 4 Plan de la Cour, juste derrière la Mairie. La galerie s’inscrit dans la continuité en proposant un regard sur la photographie contemporaine, la peinture, gravure, sculpture, avec toujours le souhait de découvrir de jeunes talents.

Autodidacte, Stéphane Gautronneau a été l’assistant de photographes de mode parmi les plus célèbres. Il se tourne très vite vers un travail personnel : sensibilisé par l’érosion de la planète, il ramène de ses nombreux voyages dans les coins les plus sauvages et reculés du monde, des ‘physical-scapes’. Ces paysages saisissent l’impermanence du temps qui transforme, efface, entraîne la disparition de notre terre. Il privilégie les très grands formats et travaille au 4X5 ; le temps est une composante importante de chaque prise de vue.
« Le désert de Namibie est le premier désert de notre planète.
J’y pose mon Linhof Tehnika au niveau du sol, comme si je découvrirais ce paysage après avoir passé la nuit sous la tente.
Depuis ce promontoire, la perspective s’ouvre sur trois plans qui convergent vers l’horizon. Le premier est rassurant et proche : il permet de saisir l’immensité de cette plaine que l’on voudrait traverser. Les couleurs naturelles définissent un spectre de chromies qui confondent le ciel, le soleil et la roche millénaire. Aucune retouche n’est apportée : la température et l’ambiance sont palpables. Les embruns de la côte sur l’horizon apportent une teinte à la lumière irradiante du soleil »
Nicolas Jardry, a exposé en 2016 à la galerie, passionnée par la nature qui nous entoure, immergé dans sa planète de verdure et de couleurs, il nous livre ses photographies doubles pliées comme un origami. Cette série Face à Face nous emmène dans le surnaturel, un univers fantasmagorique. Son invitation à la méditation va nous rapprocher de ce qui est primordial pour l’artiste, notamment la préservation de l’environnement et la compréhension de l’espace. Ce travail suscite des résonances insoupçonnables entre l’attention que nous allons donner à l’oeuvre mais aussi sur le regard que nous portons sur nous-même. Nicolas Jardry nous conforte dans cette direction en affirmant que le « face à face » avec la nature est le lien entre notre moi intérieur et notre moi extérieur.
“Il arrive souvent que nous passions à côté du spectacle simple de la nature, soit que nous soyons trop sensibles aux images à sensation, soit qu’au contraire nous préférions une image aseptisée et reconnue. Entre ces deux extrémités, il y a toutes les nuances de l’ombre … J’aime essayer de capturer ce monde poétique des esprits qui nous relie à la terre et aux étoiles”.
Antoine Rozès a exposé en 2016 à la galerie. Sa série l’Hors de moi en bois nous entraîne dans les mystères de la forêt, éclairée à la lampe torche, au coeur de la nuit. Chaque détail compte, un monde de fées, de druides où l’on aimerait se perdre.
« Les photographies de la série « L’Hors e Moi en Bois » sont réalisées à la prise de vue, en numérique. Il n’y a pas de recadrage, de sur-impression , ou d’effet Photoshop.
Elles ont lieu sur un morceau de chemin, d’environ 300 mètres en Dordogne. Mon procédé est centré sur un protocole, inspiré de la chronophotographie. J’utilise des outils que j’ai fabriqués et déposés. Cette façon de faire laisse une part importante à l’aléatoire et à l’effet de sérendipité. Deux approches ont défini la direction que j’ai prise. D’un côté une réflexion sur deux phrases de Jacques Lacan « Le réel c’est ce qui n’appartient ni au symbolique, ni à l’imaginaire » et « Le réel c’est quand on se cogne ».L’autre approche trouve ses sources dans le TAO et consiste à se positionner de l’autre côté du « Je sais ». Par l‘adoption de la posture du « WUWEI » ( non-agir), il s’agit de laisser les images venir à soi, au lieu de les chasser ou de les construire. L’engagement que je manifeste dans cette série consiste à montrer qu’il existe une approche du monde complètement à l’opposé du matérialisme et du religieux qui dit « Dieu a dit… », pour une vie ouverte à ce qui l’entoure.
De nos jours, où tout le monde sait tout, je trouve intéressant de regarder ce qu’il se passe lorsque que l’on dit : je ne sais pas. »

Dates

1 (Samedi) 14 h 30 min - 22 (Samedi) 18 h 30 min

Lieu

Galerie Anne Clergue

4 plan de la cour, 13200 Arles

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