Novembre, 2026

Tom Wood

mar03nov(nov 3)10 h i minsam19déc(déc 19)19 h i minTom WoodPhotographiesGalerie SIT DOWN, 4, rue Sainte Anastase 75003 Paris 0 Ajouter à ma wishlist

Détail de l'événement

Cet automne, la galerie SIT DOWN célèbre quinze années de représentation de l’oeuvre de Tom Wood. L’histoire débute en 2011 avec Les années Liverpool, première exposition du photographe à la galerie. Elle s’est poursuivie depuis au fil des expositions et des projets.
Pour cette nouvelle exposition intitulée Le temps de l’insouciance, TomWood continue de nous surprendre. Issue de ses archives, cette sélection réunit un ensemble de tirages inédits.
Explorant les travaux de jeunesse de l’artiste aujourd’hui âgé de 75 ans, ces photographies dépeignent la liberté et la vie des années 1970 et 1980 en Grande-Bretagne.
L’année 2026 marque également un temps fort dans l’actualité de Tom Wood, avec plusieurs projets majeurs en France et à l’international. Invité en résidence artistique par le Festival Planches Contact à Deauville, le photographe a développé aux Franciscaines une nouvelle série de portraits consacrée aux liens familiaux, à la transmission et aux relations entre les générations, présentée du 17 octobre 2026 au 3 janvier 2027.
Cette actualité s’accompagne aussi de la parution de deux ouvrages, Hippies, Highfields and Strippers aux éditions Super Labo et And Love Comes in at the Eye publié par Photieman Editions qui viennent enrichir la reconnaissance de son oeuvre et de son travail éditorial.

LE TEMPS DE L’INSOUCIANCE
La galerie SIT DOWN consacre le premier volet de son exposition Le temps de l’insouciance à la présentation de tirages inédits de Looking for Love (1982–1985), l’une des séries les plus emblématiques de Tom WOOD. Récemment revisité par l’artiste à l’occasion de la publication de And Love Comes in at the Eye, ce travail plonge au coeur des nuits du Merseyside, là où se mêlent fête, désir, ivresse et solitude.
“Sidérante est ainsi l’une de ses séries, “Looking for love“. Tom Wood surprend des jeunes gens en train d’évoluer sur la piste de danse d’un pub en “se roulant des pelles“. Il est très proche d’eux, de leurs langues qui s’emmêlent et s’enroulent en un baiser maladroit. Mais à droite, à
gauche, derrière, les plans secondaires sont tout aussi explosifs. L’oeil de l’artiste, toujours très humaniste, embrasse plusieurs scènes, comme si ces moments personnels étaient volés, au nom de la liberté formelle, au hors champ du premier plan. Pourtant, confrontés à leur intimité ainsi exposée, ces couples n’ont pas l’impression d’être trahis. Tom Wood se souvient que lorsque cette série a été́ montrée, dans le quartier du Merseyside, près de ces discothèques, la foule en raffolait.“
C’est ainsi que Magali Jauffrey décrivait cette série de Tom WOOD, dont toute la singularité se révèle à travers ces nouveaux tirages. And Loves comes in at the Eye traduit une photographie
instinctive et généreuse, qui transforme les nuits de New Brighton en une chronique vibrante de la jeunesse, de ses désirs et de ses libertés.
Highfields, Hippies and Strippers constitue le second volet de cette exposition et dévoile des photographies inédites de Tom WOOD capturées en 1975, au tout début de sa carrière.
Ces tirages ont été réalisés sur une période brève, mais qui n’en reste pas moins déterminante pour l’artiste, au sortir de ses études de peinture aux beaux-arts au Leicester Polytechnic.
Une grande partie de ce travail a été saisie autour du North Evington Working Men’s Club. Lors de sa dernière nuit à Leicester, Tom WOOD photographie les membres du club et leur famille dans l’après-midi. Alors qu’il s’apprêtait à partir, un groupe de jeunes hommes lui demande : “Où allez-vous ? Vous ne restez pas pour photographier les strip-teaseuses ?“ WOOD avait avec lui son appareil Rolleicord et deux pellicules encore disponibles. Il décide donc de rester.
Au cours de la soirée, il réalise le portrait de ces femmes en coulisses, dans une loge minuscule, avant d’assister au strip-tease, éclairé par la faible lumière d’une seule ampoule, parfois avant
de monter sur scène, parfois après.
Quelques jours plus tard, il se rend au Free People’s Festival, dans l’Oxfordshire, où plusieurs célèbres groupes de rock se produisent gratuitement. De nombreux festivaliers appartiennent à
la culture alternative hippie et sont venus avec leur caravane et leur famille. Entre deux concerts, Tom WOOD photographie les musiciens et les festivaliers. C’était une magnifique journée ensoleillée et beaucoup d’entre eux étaient nus ou presque nus.
Des années plus tard, en revisitant ses planches-contact, le photographe remarque que des images de strip-teaseuses seins nus et de hippies topless apparaissent sur la même bande de négatif, à quelques vues d’écart. La boîte était étiquetée “hippies and strippers“ et est restée largement inexplorée jusqu’à aujourd’hui. L’exposition de ces tirages d’une grande qualité est ainsi inédite et révèle les contours d’une jeunesse libre et ancrée dans un contexte social fort.
Le temps de l’insouciance réunit ainsi deux moments clés de la carrière de Tom WOOD et offre une vision méconnue des prémices de l’affirmation de son langage photographique.

Dates

3 Novembre 2026 10 h 00 - 19 Décembre 2026 19 h 00(GMT-11:00)

Galerie SIT DOWN

4, rue Sainte Anastase 75003 ParisLa galerie est ouverte du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 12h à 19h

Galerie SIT DOWN

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