L'Invité.e

Cécile Schall, fondatrice de fotofever, est notre invitée

Temps de lecture estimé : 5mins

Cette semaine nous recevons Cécile Schall, fondatrice de fotofever. Lorsque nous avions convenu cette invitation éditoriale, la 9ème édition de la foire devait normalement se tenir au Carrousel du Louvre. Toute l’équipe œuvrait coute que coute pour que la manifestation ait lieu, dans le respect des règles sanitaire. L’annulation de l’événement est difficile, cette année 2020 aura été impitoyable avec notre secteur culturel. Nous avons maintenu notre invitation afin d’apporter notre soutien, jusqu’à vendredi, Cécile Schall partagera un peu d’elle et beaucoup de passion…

Après 15 ans de marketing & communication dans des grands groupes internationaux, Cécile Schall décide de revenir à sa passion pour l’art et fait ses armes pendant 4 ans auprès de Will Ramsay, fondateur des foires d’art contemporain Art Hong Kong (devenue Art Basel Hong Kong), Pulse et Affordable Art Fair.
En 2011, convaincue que la photographie est le médium idéal pour ouvrir le marché de l’art à un public plus large et portée par une histoire familiale ancrée dans le 8e art, elle lance la foire de photographie contemporaine fotofever.
https://www.fotofever.com/

Le portrait chinois de Cécile Schall

Si j’étais une œuvre d’art : La première photographie que j’ai achetée : une photo de James Sparshatt intitulée Dark Materials. Je l’ai rencontrée en 2008 à la première foire d’art que j’organisais à Paris, j’ai eu un vrai coup de foudre, elle m’a bouleversée. Je ne pensais pas qu’une photographie pouvait déclencher autant d’émotions ! C’est elle qui m’a poussé à créer fotofever en 2011.
Si j’étais un musée ou une galerie : le MoMA de New York. Je l’ai découvert à 21 ans lorsque je suis partie travailler à New York après mes études (Neoma Business School). J’habitais à deux pas. Je n’ai su qu’après que le MoMa a été le premier musée au monde à faire entrer la photographie au rang des arts fondamentaux en lui dédiant un département dès 1947, dirigé par Edward Steichen.
Si j’étais un(e) artiste (tous domaines confondus): Roger Schall, un des plus grands photographes de sa génération.
Si j’étais un livre : Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde
Si j’étais un film : Les Temps modernes de Charlie Chaplin. Mon père m’a emmené voir tous les Charlie Chaplin et Buster Keaton quand j’étais petite…
Si j’étais un morceau de musique : Résiste ! de France Gall. Un titre qui a beaucoup résonné en moi, jusqu’à l’interdiction de la 9ème édition de fotofever paris prévue au Carrousel du Louvre du 13 au 15 novembre, sur laquelle toute une équipe a travaillé pendant un an….
Si j’étais un photo accrochée sur un mur : Une photo de mon grand-père Roger Schall, un portrait de Coco Chanel, le plus beau portrait d’elle selon moi, réalisé en 1937 pour Vogue US. Cette photographie a fait l’affiche de la première rétrospective au monde jamais faite autour de Gabrielle Chanel, au musée des Beaux Arts du Bunkamura à Tokyo en 1990
Si j’étais une citation : tout ce qui ne tue pas rend plus fort
Si j’étais un sentiment : La Passion !
Si j’étais un objet : Un appareil photo mais pas n’importe lequel, le premier Leica que mon grand père s’est offert en 1929. A l’époque, ça valait déjà une fortune. Il a vendu sa batterie de jazz pour se l’offrir. Cet appareil a révolutionné la pratique de la photographie et a fait naître le métier de photographe reporter.
Si j’étais une expo : La première exposition de photographies que j’ai conçue et réalisée de A à Z : « Paris vu par Roger Schall » en 2005, une exposition de 64 tirages exceptionnels grands formats réalisés par le labo Dupon, présentés au sein du centre commercial parisien Italie 2. C’était très audacieux à l’époque de faire une exposition muséale dans un centre commercial…C’est l’exposition qui m’a mis le pied à l’étrier.
Si j’étais un lieu d’inspiration : Contis, un village en bord de mer dans les Landes ou je vais chaque année depuis plus de 20 ans ! Mais chuuut…
Si j’étais un breuvage : Champagne ! J’ai fait mes études à Reims et depuis…j’adore le champagne !
Si j’étais un héros/héroïne : All women are heroes !
Si j’étais un vêtement : Un châle of course !

Portrait de Gabrielle Chanel, 1937 © Roger Schall

Cartes blanches de notre invitée

Carte blanche à Cécile Schall : Collectionner comme on aime (mardi 3 novembre 2020)
Carte blanche à Cécile Schall : Livre coup de cœur, Une histoire mondiale des femmes photographes (mercredi 4 novembre 2020)
Carte blanche à Cécile Schall : Ma première photo – Dark Materials IV de James Sparshatt (jeudi 5 novembre 2020)
Carte Blanche à Cécile Schall : mon pari Parisien (vendredi 6 novembre 2020)

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.
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