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Partager Partager PhotoPortfolio We wanted freedom, un reportage de Maxime Crozet La Rédaction28 novembre 2025 Cette semaine, nous avons choisi de partager avec vous le reportage We wanted freedom du photographe Maxime Crozet. À travers l’axe vital de l’autoroute M5, il raconte une Syrie qui, depuis la chute du régime en décembre 2024, tente de se relever après treize années de guerre. De Deraa à Alep, villes meurtries mais debout, le pays oscille entre ruines, reconstructions et premiers signes de vie retrouvée. Un voyage au cœur d’une nation qui respire à nouveau, lentement mais avec espoir. Cette rubrique vous est consacrée : si vous souhaitez partager vos portfolios, n’hésitez pas à nous soumettre vos travaux ! We wanted freedom Après treize années de guerre dévastatrice, la Syrie s’éveille lentement d’un cauchemar. Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, le pays tente de se relever, de reconstruire, de réapprendre à vivre. L’autoroute M5, épine dorsale du pays, relie toujours Alep au nord à Deraa au sud, en passant par Homs, Hama et Damas — villes meurtries, mais debout. C’est à Deraa que tout a commencé, en mars 2011, que les premières manifestations ont éclaté, après l’arrestation de jeunes graffeurs ayant osé écrire sur un mur : “Le peuple veut la chute du régime.” En remontant vers le nord, la route mène à Damas, longtemps bastion du pouvoir. La vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, tente de panser ses plaies. Le souk Hamidiyé bruisse à nouveau, timidement. Les minarets et les églises cohabitent toujours, rappelant l’identité plurielle de la Syrie. Plus au nord, Homs, la martyre, symbolise la tragédie syrienne. Certaines parties de la ville ont été rasé par les combats entre rebelles et forces du régime et la ville renaît lentement de ses ruines. Les quartiers de Baba Amr et Khaldiyé ne sont plus que des squelettes de béton, mais on y reconstruit. Des cafés réapparaissent sur les boulevards, les enfants jouent dans les rues — les mêmes où des snipers tiraient, il y a encore quelques années. Alep, ville deux fois millénaire, autrefois capitale économique du pays, demeure un immense chantier. La vieille ville, dévastée, renaît pierre par pierre. Les artisans reviennent, les échoppes rouvrent. Entre les ruines, des grues dressent la promesse d’un avenir. Mais les murs criblés d’éclats rappellent que la paix reste fragile, que la méfiance n’a pas encore disparu. Sur la M5, le voyage est aussi une traversée de la mémoire. Chaque kilomètre rappelle les années de guerre, mais aussi la résilience d’un peuple qui refuse de disparaître. La Syrie de l’après-Assad n’est pas encore en paix, mais elle respire à nouveau — lentement, douloureusement, avec espoir. Né en 1985, Maxime Crozet est photographe-voyageur. C’est au cours de ses longs périples que sa passion pour la photographie s’est développée, jusqu’à prendre une place centrale dans sa manière d’explorer le monde. De 2007 à 2013, il sillonne les cinq continents par voie terrestre, en quête de liberté, d’évasion, de rencontres et avec pour fil conducteur, la route. En 2015, il arpente durant six mois les frontières orientales de l’Europe. Depuis, il poursuit ses voyages et ses reportages vers des horizons divers (Asie centrale, Pakistan, Xinjiang, Etats-Unis, Caucase, Kurdistan, Irak, Syrie…). A travers ses clichés, issus de la richesse de ses rencontres, son regard nomade illustre la diversité anthropologique, documentaire ou encore affective du portrait. Son travail évoque les territoires enclavés et s’articule autour des thèmes de l’errance, de l’identité et des frontières. https://maximecrozet.wixsite.com/photography Vous êtes photographes et vous souhaitez donner de la visibilité et de la résonance à votre travail ? Notre rubrique Portfolio vous est consacrée ! Comment participer ? Pour soumettre votre travail à la rédaction, il vous suffit d’envoyer à info@9lives-magazine.com • Une série composée de 10 à 20 images. Vos fichiers doivent être en 72DPI au format JPG avec une taille de 2000 pixels dans la plus grande partie de l’image ; • Des légendes (s’il y a) ; • Un texte de présentation de votre série (pas de format maximum ou minimum) ; • Une courte biographie avec les coordonnées que vous souhaitez rendre public (site web, email, réseaux sociaux…) Marque-page0
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