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Partager Partager Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invité de la semaine, Claude Belime – fondateur et directeur du Centre d’Art et de Photographie Lumière d’Encre (CAPLE) – présente l’exposition actuellement visible au centre d’art. Sandrine Expilly, résidente 2024/2025, y dévoile son travail intitulé « J’ai rêvé que tu m’emmenais », une proposition qui rencontre un vif succès auprès du public local. L’artiste s’est intéressée aux traditions catalanes, aujourd’hui en plein renouveau. Son exposition, à la fois exigeante et accessible, est à découvrir jusqu’au 3 janvier 2026. © Sandrine Expilly / Signatures Le titre de l’exposition, inspiré d’un vers d’Antonio Machado, résonne pour Sandrine Expilly comme une invitation au voyage, à la fois réel et intérieur. Cette série de photographies retrace l’expérience qu’elle a menée sur le territoire du Vallespir et dans l’ensemble des Pyrénées-Orientales, au fil d’une année de résidence de création. Pour elle, ce temps de résidence fut un moment privilégié d’expérimentation, loin des contraintes de la commande : un temps de recherche, de réflexion et de jeu. Son premier contact avec l’Espagne, lorsqu’elle était adolescente, avait déjà été un choc esthétique. Lors d’un voyage scolaire, elle découvrit des œuvres fondatrices : Guernica de Picasso au Prado, l’obscurité saisissante de Goya, l’énigmatique composition des Ménines de Velázquez ; puis, au retour, la flamboyance créative de Dalí à Figueres et, plus tard, l’univers matiériste de la Fondation Antoni Tàpies. Vinrent ensuite Buñuel, Almodóvar, Cervantès ou García Lorca. Autant de voix et de visions qui ont durablement nourri sa mémoire visuelle. À Céret, le Musée d’Art Moderne a ravivé et prolongé ces premières rencontres artistiques. Les œuvres de Tàpies, notamment, avec leur matière brute, lui ont rappelé les parois rocheuses de ses Alpes natales. © Sandrine Expilly / Signatures Parallèlement à cette immersion artistique, les traditions catalanes se sont imposées à son regard. Vivantes et intergénérationnelles, elles se transmettent par les gestes, les récits, les fêtes populaires qui résistent au temps. De la Fête de l’Ours du Haut-Vallespir aux processions des «gégants et les capgrossos», une galerie de personnages singuliers venus enrichir l’imaginaire de la photographe. Chaque rencontre, chaque paysage l’a menée au cœur de nouvelles histoires, passées ou présentes, dans le Vallespir et au-delà. Son travail s’est construit comme un tissage. Sandrine Expilly brode, assemble, mélange et ajuste, traçant des lignes dans une vision volontairement subjective, nourrie de multiples influences. Elle joue du vrai et du faux, en s’affranchissant des conflits identitaires. INFORMATIONS PRATIQUES Lumière d'Encre47 rue de la République 66400 Céret sam18oct(oct 18)10 h 00 min2026sam03jan(jan 3)18 h 00 minSandrine ExpillyJ’ai rêvé que tu m’emmenaisLumière d'Encre, 47 rue de la République 66400 Céret Détail de l'événementPhoto : © Sandrine Expilly / Signatures « J’ai rêvé que tu m’emmenais sur un blanc sentier, parmi la verte campagne, vers l’azur des sierras, vers les montagnes bleues (…) » Détail de l'événement Photo : © Sandrine Expilly / Signatures « J’ai rêvé que tu m’emmenais sur un blanc sentier, parmi la verte campagne, vers l’azur des sierras, vers les montagnes bleues (…) » Antonio Machado « J’ai rêvé que tu m’emmenais. Ce vers d’Antonio Machado résonne en moi comme une invitation au voyage, à la fois réel et intérieur. Cette série de photographies rend compte d’une expérience du territoire du Vallespir et de la région des Pyrénées-Orientales, vécue dans le cadre d’une résidence de création au cours d’une année. Le temps de la résidence est un temps d’expérimentation, loin des commandes : un temps précieux, un temps de recherche, de réflexion et de jeu. Adolescente, mon premier contact avec l’Espagne fut un choc esthétique. Ce voyage scolaire fut jalonné de découvertes artistiques fondatrices : Guernica de Picasso au Prado, l’obscurité saisissante de Goya, l’énigmatique clarté des Ménines de Velázquez, puis, au retour, la folie créative de Dalí à Figueres et, plus tard, l’univers matiériste à la Fondation Antoni Tàpies. Ensuite Buñuel, Almodóvar, Cervantès, García Lorca… autant de voix, de visions, qui ont marqué durablement ma mémoire visuelle et très tôt m’ont nourrie. À Céret, le Musée d’Art Moderne est venu réactiver et prolonger ces rencontres. Les oeuvres de Tàpies, par leur matière vive me rappelant les parois rocheuses de mes Alpes natales. Car, en parallèle des oeuvres, les traditions catalanes se sont imposées à mon regard. Elles sont vivantes, traversent les générations par des gestes, des récits transmis oralement, des fêtes populaires qui résistent au temps. Du Haut- Vallespir et sa Fête de l’Ours aux processions, des géants aux cap grossos, d’un bout à l’autre du territoire, une galerie de personnages singuliers a enrichi les histoires que je me raconte autant que celles que l’on me conte. Chaque personne rencontrée, chaque paysage m’a emmenée dans son histoire, présente ou passée, au coeur du Vallespir et au-delà. Dès lors, mon travail s’est construit comme un tissage : je brode, j’assemble, je mélange, j’ajuste, je trace des lignes dans une vision subjective nourrie de ces multiples influences, dans un jeu de vrai/faux, en dehors des guerres d’identités. » Sandrine Expilly Sandrine Expilly est née à Grenoble et vit à Paris. Elle effectue ses premiers pas de photographe pour le journal Libération. Son travail se distingue par son approche unique du portrait, en interaction avec son environnement et la mise en scène. Ses oeuvres, inspirées par la peinture et le cinéma, se composent de portraits et d’instantanés colorés. En plus de sa recherche et de son travail personnel, elle met à profit son talent lors de collaborations pour la presse française et internationale (Le monde, Libération, Les Jours, Télérama, Serge, Opéra, etc.). Elle travaille également avec l’édition, la musique, la culture, l’univers du luxe et répond à des commandes publiques et institutionnelles. Elle a participé à diverses expositions personnelles telles que le Mois de la photographie de Paris à l’hôtel de Soubise, Centre culturel français de Rotterdam Pays-Bas etc. ainsi qu’à des expositions collectives à la galerie Signatures One to One, 10/10 Choral, etc. Ses photographies font partie de collections publiques comme la Bibliothèque Nationale de France et de collections particulières. En parallèle elle mène une recherche personnelle sur le paysage. Sa première monographie d’auteur « Val » est parue aux éditions Trans Photographic Press en 2018, déclinée sous la forme d’une exposition parcours dans le cadre de « Paysage>Paysages » Isère culture, puis présentée dans une exposition collective au festival L’OEil urbain à Corbeil-Essonnes. En 2022, ses photographies réalisées pour le service Patrimoines et inventaire d’Ile-de-France sont publiées dans l’ouvrage collectif Ré-Inventaire « Côté Jardin » aux éditions Loco/Région Île-de-France. Sandrine Expilly est représentée par Signatures, maison de photographes depuis sa création en 2008. Dates18 Octobre 2025 10 h 00 min - 3 Janvier 2026 18 h 00 min(GMT+00:00) LieuLumière d'Encre47 rue de la République 66400 CéretOther Events Lumière d'Encre47 rue de la République 66400 CéretOuvert du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h et sur rendez-vous en dehors de ces horaires Lumière d'Encre Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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