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Azimut, une marche photographique de Tendance Floue
A – Rencontre avec Bertrand Meunier

Temps de lecture estimé : 4mins

Le 24 octobre dernier, le Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône inaugurait l’exposition magistrale du collectif Tendance Floue sur sa marche photographique AZIMUT. Notre critique Pascal Therme s’est rendu sur place pour partir à la rencontre de ceux qui ont donné vie à ce projet. Malgré la fermeture des musées, suite aux annonces gouvernementales, nous souhaitons vous présenter cette exposition événement à travers de nombreux entretiens découpés en 6 épisodes A-Z-I-M-U-T. Aujourd’hui, rencontre avec Bertrand Meunier, photographe du collectif qui a entamé ce relai à travers la France, depuis Montreuil.

Exposition In Situ, Musée Nicéphore Niépce © Pascal Therme / 2020

Nous sommes en 2017, lorsque les photographes du collectif Tendance Floue se lancent dans une marche photographique à travers l’hexagone. Un projet mûri depuis un long moment. Pour partager cette aventure, ils ont souhaité convier d’autres photographes. Au total, ce sont donc 31 photographes qui se sont relayés pour photographier la France, le long d’un chemin long de 4000 kms, à travers leur objectif et en consignant leurs aventures dans un carnet Moleskine, devenu le temps de l’expérience, le bâton relais confié aux photographes à chaque étape. Il aura fallu six mois pour parcourir ce chemin.
Ce périple est aujourd’hui présenté dans un ouvrage publié aux éditions Textuel et exposé au festival des Photaumnales et au Musée Nicéphore Niépce (expositions actuellement suspendues par le confinement national).

© Bertrand Meunier / Tendance Floue

Kilomètre zéro

C’est le photographe Bertrand Meunier qui inaugure ce voyage – et par conséquent l’exposition – le 1er mars 2017, au départ de Montreuil, lieu où se situe le bureau Tendance Floue. Si le collectif n’en est pas à son coup d’essai de projet commun, les premiers pas sont pour Bertrand Meunier, une plongée dans l’inconnu.
Sans savoir où aller, le photographe a suivi son instinct qui l’a guidé dans sa marche. Rapidement, les mots se révèlent finalement aussi important que les images réalisées. Cette aventure démarre donc avec les zones périphériques de Paris, par la banlieue sud. Le photographe a traversé un territoire qui n’est pas fait pour être parcouru à pied. Ces non-lieux qui finalement ne sont pas fait pour une marche photographique. En traversant ces paysages urbains, Bertrand Meunier a souhaité faire écho à une image pasolinienne des banlieues.

Je regrettais que ça se termine… Au bout de ces 9 jours j’étais bien, j’étais dans mon univers. Dans cette idée de traverser ces paysages et les photographier avec sensibilité. Ça a été un vrai plaisir de faire cette marche AZIMUT et de se retrouver soi-même.

Cette première étape s’achève après 9 jours à Fontainebleau, une marche que le photographe a voulu ponctuer par une rencontre, des retrouvailles même. Celles d’une personne qu’il n’avait pas vue depuis presque 30 ans. Le relai s’est opéré avec un autre photographe membre du collectif : Grégoire Eloy.

ARencontre avec Bertrand Meunier (publié le 3/11/20)
ZInterview des commissaires de l’exposition Anne-Céline Borey et Sylvain Besson (publié le 4/11/20)
IRencontre avec Rencontre avec Léa Habourdin et Marine Lanier (publié le 5/11/20)
MRencontre avec Guillaume Chauvin, Yann Merlin et Yohanne Lamoulère (publié le 6/11/20)
URencontre avec Clémentine Semeria, chargée de projet du collectif (publié le 9/11/20)
TAzimut, le livre aux éditions Textuel (publié le 11/11/20)

INFORMATIONS PRATIQUES

sam24oct9 h 30 min2021dim24jan17 h 45 minAzimut, Une marche photographique du collectif Tendance FloueMusée Nicéphore Niépce, 28 quai des messageries 71100 Chalon-sur-SaôneType d'événement:Exposition,Photographie

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.
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