Juillet, 2026

Pooya Abbasian

lun06julToute la journéedim04octPooya AbbasianSoli-Sombre ookLee Ufan Arles, 5 rue de Vernon 13200 Arles OrganisateurDeauville Sport Images Festival

Détail de l'événement

Du 6 juillet au 4 octobre 2026, la Maison Guerlain et Lee Ufan Arles présenteront Soli-Sombre de Pooya Abbasian, lauréat de la troisième édition du Prix Art & Environnement. Fruit de sa résidence arlésienne, cette exposition explore la migration du vivant et l’hospitalité à travers la figure du Baccharis et le mythe de La Bête du Vaccarès. Alliant procédés anciens tels que la gomme bichromatée, à l’usage contemporain de la vidéoprojection, l’artiste transforme le paysage en un espace de transition poétique interrogeant notre rapport à l’altérité. Cette hybridité définit son univers, qu’il qualifie d’« espace de transition ».

Depuis quelques années déjà, l’artiste iranien Pooya Abbasian s’intéresse à ces petites graines qui viennent perturber les écosystèmes. Dans la banlieue parisienne, il a filmé et photographié la Renouée du Japon (Fallopia japonica). Plus récemment, il a porté son attention sur la Bacchante de Virginie (Baccharis halimifolia), une plante originaire des États-Unis, que l’Union européenne a inscrite sur la liste des espèces envahissantes préoccupantes. Il filme ces dites « mauvaises herbes » dans le mouvement du vent, puis projette ses images sur du papier sensible qui en retient l’évanescente présence.

« Une partie de ma pratique se concentre sur les endroits, je vais sur les lieux pour voir ce qu’ils vont m’offrir en termes de matériaux et je travaille ensuite avec. J’ai procédé de la même façon avec la région de Camargue et toutes ses problématiques de transition, de biodiversité et aussi de protection. Je suis arrivé en suivant une plante qu’on a classée dans la catégorie des mauvaises herbes. J’ai suivi quelque chose qui existait pour voir si cette plante, qui est invasive, a réussi à atteindre cet endroit. » – Pooya Abbasian

Soli-Sombre reflète les spécificités du territoire arlésien, façonné par les différentes migrations du vivant. Le baccharis, aujourd’hui perçu comme une menace invasive pour les roseaux locaux, cristallise les tensions entre nature et intervention humaine. Il s’avère que l’observation factuelle menée par Pooya Abbasian révèle une réalité bien plus nuancée : cet arbuste importé offre paradoxalement un refuge précieux et un lieu de nidification pour certains oiseaux de la région. Plutôt que de s’enfermer dans une vision binaire de rejet, l’artiste nous invite à une forme de cohabitation.

Cette quête de métaphores sur l’adaptation s’enrichit d’une plongée dans le patrimoine immatériel local à travers le conte La Bête du Vaccarès. Ce récit, mettant en scène la rencontre entre un gardian et une créature mythologique exilée dans les marais, devient pour Pooya le symbole d’une nature sauvage que l’on traque par crainte de l’altérité. Il en envisage une réinterprétation où la vidéo, les impressions multicouches et la matière organique s’entremêlent pour explorer notre propre rapport à l’inconnu.

Dans cet univers où les frontières s’effacent, l’art devient moins une finalité qu’un espace de questionnement sur notre relation au paysage. À travers la figure de la « mauvaise herbe », qui rejoint celle de la créature mythologique, Pooya Abbasian tire des enseignements de la nature.

Formant une sorte de néologisme, le titre du projet s’inspire d’ailleurs de l’expression espagnole « sol y sombra », également courante dans le sud de la France, qui souligne l’ambiguïté d’une zone de passage entre l’ombre et la lumière.

Dates

6 Juillet 2026 - 4 Octobre 2026 (Toute la journée)(GMT+00:00)

Lieu

Lee Ufan Arles

5 rue de Vernon 13200 Arles

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Organisateur

Deauville Sport Images Festival

14200 Deauville...
14200 Deauville

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