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Partager Partager Pour leur première carte blanche, nos invités – les deux co-directeur·ices et co-fondateur·ices de l’association La Kabine – Florent Basiletti et Juliette Larochette, nous présentent « Au bord des mondes » : une exposition collective réunissant huit artistes internationaux. Face aux bouleversements écologiques, sociaux et politiques qui redessinent notre rapport au monde, cette proposition interroge avec force ce que signifie encore habiter un territoire lorsque celui-ci disparaît, se transforme ou devient inhabitable. Dans le cadre du Festival OFF Arles 2026, La Kabine présente Au bord des mondes sous la direction artistique de Florent Basiletti et Juliette Larochette: habiter les territoires, survivre aux fractures, une exposition collective qui interroge avec force les bouleversements écologiques, sociaux et politiques qui redessinent notre rapport au monde. À découvrir du 27 juin au 20 septembre 2026 au » Bar Le Printemps », cette proposition réunit huit artistes internationaux dont les œuvres explorent les multiples façons d’habiter une planète en pleine mutation. Face aux crises environnementales, aux conflits armés, aux déplacements de populations ou encore aux fractures identitaires, l’exposition pose une question essentielle : que signifie encore habiter un territoire lorsque celui-ci disparaît, se transforme ou devient inhabitable ? Ici, le territoire ne se limite pas à une réalité géographique. Il est aussi intime, culturel, spirituel et mémoriel. Les paysages portent les cicatrices du changement climatique tandis que les corps deviennent les témoins de l’exil, des héritages et des résistances. © Masoumeh Bahrami Les enjeux écologiques occupent une place centrale dans plusieurs séries présentées. Avec The Tears of Motherland, la photographe iranienne Masoumeh Bahrami documente l’assèchement dramatique de la zone humide de Miankaleh, réserve de biosphère classée par l’UNESCO. Ses images racontent la disparition progressive d’un écosystème où le silence remplace peu à peu la vie. Claudia Mishel Solís Simeón, 20, Maya queen of Panajachel, stands before a maize field in Patanatic. © Lys Arango Au Guatemala, Lys Arango, lauréate du Prix Photo CCFD-Terre Solidaire, s’intéresse quant à elle aux communautés mayas confrontées à la sécheresse et à l’insécurité alimentaire. Dans Guatemala, jusqu’à ce que le maïs repousse, elle révèle la résilience de populations qui continuent de préserver leurs savoir-faire agricoles ancestraux malgré les bouleversements climatiques. Kheira lies down after lunch at her cousin’s house. Despite her professional success as a black woman in France, Kheira is starting a business related to Afro products. Many first-generation women are doing the same in France to find themselves realised in their profession, as the difficulties of entering and growing the market are sometimes impossible.Although having university degrees and studies, many curricula are denied in advance by many professionals when they see the addresses and family names of African origin written. Some women have tried to change their names into Western names and addresses to have work opportunities. Creating their business is then a solution to finding their financial independence. Filling the lack of products and events designed for African-origin people, is a solution for being able to work in professions that value their place and experiences.© Carolina Arantes L’exposition s’attarde également sur les questions d’identité et d’appartenance. Avec First Generation, Carolina Arantes livre le fruit de huit années de rencontres avec des femmes françaises d’origine africaine. Son travail explore les multiples facettes d’une identité construite entre plusieurs cultures, où le sentiment d’appartenir à plusieurs mondes se mêle parfois à celui de n’en habiter pleinement aucun. © Nathyfa Michel Cette réflexion trouve un écho dans Dans ma chair, un pays de Nathyfa Michel, lauréate du Prix Révélation SAIF x La Kabine 2025. Inspirée par la pensée du rhizome et les écoféminismes, l’artiste guyanaise imagine le corps comme une terre vivante, un territoire où s’inscrivent les mémoires, les racines et les récits. Le « chez-soi » devient alors un espace intérieur autant qu’un lieu physique. © Kalie Granier Entre écologie et spiritualité, plusieurs artistes mettent en lumière les liens ancestraux qui unissent les communautés à leur environnement. En Californie, Kalie Granier suit le peuple autochtone Muwekma Ohlone dans la pratique du « bon feu », un brûlage culturel transmis de génération en génération. Ce rituel de soin du paysage apparaît aujourd’hui comme une réponse concrète aux mégafeux qui ravagent régulièrement l’Ouest américain. © Nyaba Léon Ouedraogo Au Burkina Faso, Nyaba Léon Ouedraogo photographie la relation singulière entre les habitants de Bazoulé et leurs crocodiles sacrés. Cette cohabitation millénaire, profondément enracinée dans les croyances locales, révèle la fragilité des équilibres entre les êtres humains, les animaux et leur environnement face au dérèglement climatique. © Arnold Fokam Le photographe camerounais Arnold Fokam poursuit cette réflexion avec Processions. En convoquant la figure mythique de Mami Watta sur les rives du fleuve Congo, il mêle photographie et performance pour dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes aquatiques tout en rappelant la force symbolique des récits traditionnels. © Ismail Abu Hatab L’exposition rend enfin un hommage particulièrement émouvant au réalisateur et photographe palestinien Ismail Abu Hatab, tué à Gaza le 30 juin 2025. Sa série Au-delà du ciel et de la mer témoigne du quotidien des familles déplacées sur la plage de Deir al-Balah. Malgré la guerre, ses photographies montrent des enfants qui jouent, des familles qui continuent de vivre et des gestes d’une profonde humanité. Elles rappellent que, même au cœur de la destruction, l’espoir demeure une forme de résistance. En réunissant ces regards venus d’Iran, du Guatemala, de Guyane, de Californie, du Burkina Faso, du Cameroun et de Palestine, Au bord des mondes compose une cartographie sensible des fractures contemporaines. Plus qu’un constat sur les crises qui traversent notre époque, l’exposition invite à repenser notre manière d’habiter la Terre, de préserver les liens qui nous unissent au vivant et d’imaginer de nouvelles formes de coexistence. Une proposition engagée et profondément humaine, qui s’impose parmi les temps forts du Festival OFF Arles 2026. INFORMATIONS PRATIQUES • Lieu : 2 avenue Lafayette, Arles (Bar Le Printemps) • Dates : Du 27 juin au 20 septembre 2026 • Horaires : – Juillet & Août : du mardi au dimanche, 11h–18h – Septembre : du jeudi au dimanche, 13h–19h • Tarif : Entrée libre La Kabine - Centre de l’image13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 minlun05oct(oct 5)19 h 00 minFestival OFF Arles 2026Des images, au-delà des margesLa Kabine - Centre de l’image, 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : © Koklova Luma / La Kabine Le Festival OFF Arles est un festival indépendant de photographie contemporaine porté par La Kabine, sous la direction artistique de Florent Basiletti et Détail de l'événement Photo : © Koklova Luma / La Kabine Le Festival OFF Arles est un festival indépendant de photographie contemporaine porté par La Kabine, sous la direction artistique de Florent Basiletti et Juliette Larochette. Gratuit et ouvert à toutes et tous, il transforme chaque été Arles en un vaste parcours d’expositions, de rencontres et d’événements autour de l’image. La 3e édition, intitulée Des images, au-delà des marges, se déroule du 6 juillet au 5 octobre 2026 et rassemble plus de 150 lieux, 200 expositions et près de 1000 artistes. Parmi les temps forts : projections, lectures de portfolios, performances, rencontres professionnelles, discussions avec la Radio du OFF et événements dédiés aux scènes émergentes internationales, notamment la remise du Prix Révélation Saif x La Kabine à l’ENSP Arles. Les deux lieux principaux du festival sont : Le Printemps — 2 avenue Lafayette à Arles, qui accueille notamment le programme d’expositions Au bord du monde, et de nombreux événements Impasse Balze — lieu d’accueil du festival au cœur d’Arles Soirées d’ouvertures 21h – minuit : Lundi 6 juillet — Battle photographique avec Inland, Le Printemps Mardi 7 juillet — Apéro d’ouverture, Impasse Balze Mercredi 8 juillet — Soirée Filles de la Photo & projections, Le Printemps Jeudi 9 juillet — Vernissage des expositions de La Kabine, Le Printemps Vendredi 10 juillet — Soirée de l’Émergence, ENSP Arles Le Festival OFF Arles, porté par la Kabine, est membre du Réseau LUX. LA KABINE Un espace dédié à la création et à la diffusion de l’image. La Kabine est une association engagée dans le soutien et la promotion de la création artistique émergente dans le domaine de l’image. Fondée en 2021 par trois diplômés de l’ENSP d’Arles, elle développe un programme dynamique d’expositions, de résidences, d’ateliers et d’événements pour accompagner les artistes et sensibiliser tous les publics aux enjeux de l’image contemporaine et des nouvelles images. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 5 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLa Kabine - Centre de l’image13200 ArlesOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal LE IN Les Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 mindim04oct(oct 4)19 h 00 minLes Rencontres d'Arles 2026Des mondes à relireLes Rencontres d'Arles, 32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où Détail de l'événement Photo : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations. Ce décentrement du regard anime l’œuvre de grandes figures, telles que William Klein – auquel les Rencontres rendent hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance –, et qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dont l’œuvre puissante et singulière nous plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Nous célébrons aussi Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine. Harry Gruyaert, de son côté, nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai. Une nouvelle cartographie du monde se dessine à travers l’attention portée aux circulations, aux routes, aux passages et aux lignes de fracture qui traversent les territoires. Entre l’Afrique et la Méditerranée, entre les frontières héritées et les mouvements d’émancipation désirés, les artistes réimaginent les géographies. Bruno Boudjelal rappelle combien l’image naît parfois de la rencontre entre un paysage extérieur et une vie intérieure. Ses traversées ne documentent pas : elles donnent forme à une expérience. Elles laissent poindre quelque chose de plus ténu, où spiritualité, souvenir et sensation s’entremêlent. La Méditerranée, elle aussi, apparaît dans les images d’Anne-Lise Broyer comme un lieu habité par plusieurs temps, un espace de sédimentation, d’attente et de projection. En Algérie, la mémoire enfouie des années noires se révèle progressivement dans l’œuvre au long cours de Katia Kameli. Réunies dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, ces trois expositions racontent les multiples visages du bassin méditerranéen. Plus loin sur le continent africain, entre le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo, s’esquissent des histoires de libération, de transmission et de réappropriation. Avec Ghana !, l’indépendance se lit dans les images, de Paul Strand à James Barnor, et se prolonge dans un imaginaire collectif toujours à l’œuvre, jusque dans le travail de Carlos Idun-Tawiah, qui signe l’affiche de cette 57e édition. Avec Paul Kodjo, c’est toute une culture visuelle ivoirienne qui se construit : inventive, populaire, moderne, capable d’absorber des influences multiples pour inventer sa propre langue. Chez Sammy Baloji, la photographie devient une machine à confronter les temps, faisant dialoguer les récits familiaux, les histoires souterraines, les mémoires empêchées et les conséquences très contemporaines de l’extractivisme. Achille Mbembe écrit très justement : « Nos crises, y compris écologiques, découlent de la croyance que l’humain est supérieur aux autres espèces. » Le vivant s’impose donc au cœur de cette édition comme une nécessité. Plus qu’un thème abstrait, il oblige à reconnaître que le monde ne se limite pas à nos catégories. À cet égard, l’exposition Modèle animal traverse deux siècles de photographie, révélant combien l’animal est indissociable de l’histoire du médium : observé, étudié, aimé, mis en scène, exploité, malmené, admiré, fantasmé. Photographier l’animal, ce n’est pas seulement représenter une altérité ; c’est aussi accepter de voir apparaître d’autres manières d’être au monde. Ce même mouvement traverse les œuvres de Lisa Oppenheim, Meghann Riepenhoff et Lara Tabet. Toutes trois rappellent que l’image est un milieu vivant, en perpétuelle évolution. Avec Meghann Riepenhoff, la nature travaille la matière même de l’image et y laisse son empreinte. Avec Lisa Oppenheim, une mémoire botanique disparue ressurgit par l’interprétation et la conjugaison de techniques anciennes et de technologies nouvelles de l’image. Avec Lara Tabet, lauréate du programme BMW Art Makers, les strates géologiques, archéologiques et organiques viennent souligner que rien n’est immobile, que toute forme témoigne de plusieurs temps et autant de devenirs. Une attention particulière est par ailleurs portée à un versant plus intime de l’œuvre d’Edward Steichen, à l’occasion du Luxembourg Photography Award. Photographe, conservateur et précurseur, il était aussi botaniste, attentif aux correspondances entre les formes, les saisons, les cultures et les images. Parce que l’apprentissage du regard commence dès le plus jeune âge et qu’un festival transmet autant qu’il montre, il était essentiel de faire toute leur place aux enfants dans cette édition. L’extraordinaire collection de livres photo jeunesse rassemblée dans l’exposition R comme regarder rappelle ainsi – avec joie, invention et intelligence – que la photographie peut être un espace de découverte pour tous les âges, un lieu où le regard se forme librement. Cette année encore, les Rencontres d’Arles font la part belle à l’émergence de nouvelles voix sur nos scènes artistiques. L’exposition du Prix Découverte Fondation Louis Roederer reprend ses quartiers à l’Espace Monoprix, sous le commissariat de Nadine Hounkpatin. Elle tisse une réflexion sur la vérité en photographie à travers la sélection de sept artistes internationaux faisant du médium un espace de commun, de relation, d’engagement et de responsabilité. La programmation met également à l’honneur les jeunes commissaires, à l’instar d’Alessandra Chiericato, lauréate 2024 de la bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, qui développe une analyse originale de la nature cannibale des images. Ce qui relie toutes ces propositions, si différentes dans leurs formes, leurs époques et leurs géographies, c’est sans doute une même attention à ce qui transforme : les récits qui se déplacent, les mémoires qui ressurgissent, les formes de vie qui résistent, les images qui, loin de figer le monde, nous aident à le relire. Aurélie de Lanlay, toute l’équipe du festival et moi-même nous réjouissons de vous accueillir à Arles dès le 6 juillet pour vous faire découvrir l’ensemble de la programmation de cette 57e édition des Rencontres d’Arles. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 4 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLes Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 ArlesOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal À LIRE Florent Basiletti, Directeur de la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, est notre invité de la semaine Marque-page0
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