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Partager Partager Dans notre édition de mercredi, nous avions partagé la pétition contre le démantèlement de l’École nationale supérieure Louis-Lumière qui rassemble à ce jour plus de 5000 signatures. Hier, nous avons été contactés par la Direction de l’ENSLL pour demander un droit de réponse. Il est important pour nous, à la rédaction de 9 Lives, que chacun·e puisse s’exprimer et défendre son point de vue. C’est pour cela que nous publions ce jour, le courrier de Vincent Lowy, Directeur de cette école qui célébrera son centenaire en 2026. Démenti du Directeur de l’ENS Louis-Lumière Lancée sur le site Change.org, la pétition que vous avez relayée émane d’un collectif anonyme d’étudiants et d’enseignants de l’ENS Louis Lumière, qui appelle à s’opposer au prétendu démantèlement de notre l’établissement, qui doit quitter en janvier 2024 la Cité du cinéma. Circulant sur les réseaux sociaux, cette pétition a recueilli des milliers de signatures. Mais elle témoigne surtout d’un climat de contestation, entretenu par une partie des enseignants de l’école, qui sont motivés par des griefs personnels. Nous devons quitter en fin d’année la Cité du Cinéma où nous étions installés depuis 2012. En effet, celle-ci a été réquisitionnée pour l’organisation des Jeux Olympiques à partir de début 2024. Nous avons d’abord envisagé un déménagement temporaire le temps des JO, mais décision a finalement été prise par notre tutelle le ministère de l’Enseignement supérieur de profiter de cette opportunité pour implanter notre école durablement sur un nouveau site, en raison notamment du montant excessif du loyer annuel à la Cité du Cinéma. Sur notre nouveau lieu d’implantation, le campus Condorcet (près de la station de métro Front Populaire), nous demeurerons dans un environnement de plateaux de cinéma et d’activités professionnelles, tout en étant entourés de grandes écoles et d’universités, ce qui permettra à nos étudiants un accès immédiat à des services essentiels tels que logements, restaurant Crous, services de sport et de santé, qui leur font actuellement défaut. De nombreuses contrevérités figurent dans le texte, comme par exemple le fait que nous allons mettre en place des masters payants, et développer les formations courtes au détriment des cursus existants. Il n’a jamais été question de rendre les formations de l’école payantes. L’ENS Louis-Lumière est un établissement public et le restera. Nous avons simplement l’objectif de développer des formations par apprentissage, et nous avons déposé un projet de master payant en association avec l’école Polytechnique, à destination d’étudiants étrangers, dans le cadre de France 2030. Ce master, s’il voit le jour, ne figurerait pas dans notre offre de formation. Nous y serions simplement adossés. D’autres imprécisions notables méritent d’être corrigées, à commencer par les superficies annoncées. Notre bâtiment actuel ne mesure par 7 700m2 mais 7 128m2, et nos futurs locaux ne mesureront pas 2 500m2, mais plus de 5 500m2. Sur le nouveau site, les équipements, les investissements et les moyens seront maintenus à l’identique et possiblement développés pour que les étudiants des trois masters cinéma, photo et son continuent de travailler dans les meilleures conditions. Certes ce nouvel environnement va déterminer une nouvelle organisation, mais cette école bientôt centenaire, va pouvoir ainsi parachever sa transformation en établissement d’enseignement supérieur et continuer d’assurer sa mission de service public. Vincent Lowy, Directeur de l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière Photo de couverture : École technique de photographie et de cinématographie (ETPC), 85 rue de Vaugirard (Paris), années 30 © ENS Louis-Lumière Marque-page1
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