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Les expos photos incontournables de 2021 !

Temps de lecture estimé : 10mins

Non essentiel, c’est ainsi que le secteur culturel a été jugé. Condamnation sans appel :  Non essentiel. Les portes des musées, théâtres, cinémas ont été fermées très tôt au début de la pandémie du coronavirus, ces lieux devaient réouvrir aujourd’hui, le 15 décembre. Mais face à la situation sanitaire, le gouvernement a décidé de maintenir leur fermeture. Il semblerait qu’il soit “essentiel” de faire fonctionner les commerces en ces périodes de fêtes de fin d’année, plutôt que de nourrir son esprit. Il semblerait également que le virus soit plus actif dans les salles de musées que dans les dédales des centres commerciaux. Soit. Espérons que nous puissions retrouver le chemin des expositions en 2021. En attendant, sortez votre agenda !

Nombreuses sont les expositions qui étaient prévues en 2020, mais qui ont été contraintes de décaler leur ouverture pour 2021…

Eugène Atget à la Fondation HCB et au Musée Carnavalet

Eugène Atget, Parc Delessert, 16ème arrondissement, Paris, 1914. Tirage sur papier albuminé. Musée Carnavalet, Histoire de Paris.

Si l’exposition était initialement prévue au 17 novembre, la fondation Henri Cartier-Bresson est dans l’attente d’une date possible pour présenter l’exposition “Voir Paris” au public.
Environ deux générations séparent les deux photographes. Le premier, Eugène Atget, abandonne sa carrière de comédien, le deuxième, Henri Cartier-Bresson, celle de peintre, au profit d’un art relativement nouveau, l’enregistrement photographique. Dans une double exposition exceptionnelle et des approches inédites, la Fondation HCB et le musée Carnavalet – Histoire de Paris, s’associent pour montrer, à partir de leurs collections, l’essence de la capitale dans l’oeuvre de ces deux grandes figures de la photographie française.
 > Dates d’exposition en attente

Noir et Blanc au Grand Palais

Cambodge, 2000 © Laurence Leblanc

Cette exposition consacrée à la photographie noir et blanc, avec des œuvres de la collection de la BnF, n’en finit plus d’être décalée…
Intemporel et résolument contemporain, le noir et blanc incarne l’essence de la discipline par sa force esthétique et plastique. Terrain d’expression des plus grand(e)s photographes, il est sollicité aujourd’hui encore pour la richesse de ses nuances et sa radicalité. Le Grand Palais vous invite à découvrir 300 tirages emblématiques des collections de la BnF à travers ce thème qui embrasse l’histoire de la photographie du XXe siècle et explore l’esthétique d’une technique puissante et engagée. Parmi plus de 200 photographes, des tirages de Nadar, Man Ray, Ansel Adams, Willy Ronis, Robert Doisneau, Helmut Newton, Diane Arbus, Mario Giacomelli, Robert Franck, William Klein, Daido Moriyama, Valérie Belin, Brassaï, et Cartier Bresson sont présentés.
 > Dates d’exposition en attente

Moriyama et Tomatsu à la MEP

Eros © Daido Moriyama

La programmation de la MEP a été perturbée tout au long de l’année. Alors que devait s’ouvrir Tokyo avec les photographies de Daido  Moriyama / et Shomei Tomatsu, l’exposition est de nouveau en attente de nouvelles dates.
La MEP présente une exposition d’envergure réunissant deux grands maîtres de la photographie japonaise de l’après-guerre. L’exposition Moriyama – Tomatsu : Tokyo a été conçue par les artistes Daido Moriyama et Shomei Tomatsu – avant le décès de ce dernier en 2012 – comme une manière de célébrer leur ville autour d’une première collaboration artistique. Tokyo ne sera pas uniquement la concrétisation d’un projet historique n’ayant jamais vu le jour jusque-là, mais constituera la première grande exposition du travail de Shomei Tomatsu à Paris. Sur les deux étages principaux de la MEP – le 2e étage sera consacré à Tomatsu, le 3e à Moriyama – l’exposition présentera plus de 300 oeuvres dont la plupart pour la première fois à Paris.
 > Visible dès la réouverture des Musées

Girault de Prangey au Musée d’Orsay

Le public aurait dû découvrir  les œuvres de Girault de Prangey au Musée d’Orsay ce jour, mardi 15 décembre. L’exposition devrait voir le jour dès la réouverture des Musées.
Oublié pendant plus d’un siècle, le Langrois Joseph-Philibert Girault de Prangey s’est imposé depuis une vingtaine d’années parmi les figures majeures des débuts de la photographie française. Cet aristocrate fortuné qui choisit de se faire peintre et dessinateur, archéologue et historien de l’architecture, savant amateur de plantes et d’oiseaux rares, est aussi un pionnier du daguerréotype. Cette technique, qu’il maîtrise parfaitement dès 1841, lui permet de réaliser une œuvre d’une qualité et d’une ampleur presque incomparables.
 > Visible dès la réouverture des Musées

Marc Riboud au Musée Guimet

Washington, Etats-Unis, 1967 © Marc Riboud / Polka Galerie

Même punition qu’au Musée d’Orsay, la grande rétrospective de Marc Riboud, décédé il y a 4 ans, devait ouvrir ses portes aujourd’hui…
L’exposition consacrée au photographe Marc Riboud (1923-2016) marque l’entrée de l’intégralité de son oeuvre dans les collections nationales, conformément à son souhait. Figure éminente de la photographie, Marc Riboud a marqué la seconde moitié du 20e siècle par son regard profondément personnel sur le monde. Photographe plus que reporter, il laisse derrière lui plus de 50 000 photographies (négatifs, diapositives et épreuves sur papier) où l’Asie domine. Qui d’entre nous ne s’identifie pas à telle ou telle image qu’il a toujours connue, et n’a le sentiment ainsi de feuilleter avec l’album du monde celui de sa famille ?
 > Visible dès la réouverture des Musées

Zanele Muholi à la MEP

Exposition très attendue de 2020, la photographe sud africaine militante Zanele Muholi doit être présentée à la MEP dans les prochains mois, espérons le…
Après la Tate Modern de Londres, la MEP présentera la première grande rétrospective en France consacrée au travail de la « militante visuelle » sud-africaine Zanele Muholi. Née en Afrique du Sud, Zanele Muholi a commencé à se distinguer à l’orée des années 2000 avec des photos cherchant à documenter la vie de personnes noires lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queer ou intersexes, loin de la représentation qui en est faite d’ordinaire entre déviance et victimisation.
 > Dates d’exposition en attente

Marie Dorigny et Claudine Doury au Château du Val Fleury

© Marie Dorigny / MYOP

« De la terre et des hommes, elles sont les gardiennes » dit la chanson. Vingt ans plus tard, cette affirmation est toujours furieusement véridique. Mais il est encore dans le monde des endroits où les femmes ne sont que les ombres fantomatiques des hommes qu’elles suivent en silence. C’est à elles que le Château du Val Fleury rend un hommage émouvant. En décembre 2015, Marie Dorigny s’envole pour Lesbos alors que le corps sans vie d’un petit garçon au tee-shirt rouge sur une plage venait de heurter la bonne conscience européenne. Claudine Doury, quant à elle, nous présente une série intitulée Loulan Beauty qui nous entraîne dans ses voyages en Asie Centrale dans des territoires qui portent encore les stigmates de l’Empire soviétique.
> Du 5 janvier au 11 février 2021 – sous réserve de la situation sanitaire

Thomas Ruff à la Galerie David Zwirner

L’exposition présentera des œuvres issues la série Tableaux chinois (2019-) qui fait actuellement partie d’une exposition monographique de Thomas Ruff au K20 – Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen présentée jusqu’au 7 février 2021 à Düsseldorf (Allemagne). Pour créer ces œuvres, Thomas Ruff prend pour point de départ des images issues de publications du Parti communiste chinois de l’époque de Mao Zedong ainsi que d’images tirées d’un magazine d’information diffusé dans le monde entier et publié dans sa version francophone sous le titre La Chine au présent. Il les soumet ensuite à un processus de manipulation numérique afin d’en révéler la construction analogique en demi-teinte de leur source originale, mettant ainsi en lumière les techniques de création d’images de propagande aux XXe et XXIe siècles.
 > Du 14 janvier au 6 mars 2021 – sous réserve de la situation sanitaire

Gilles Caron au Point du Jour

Manifestante républicaine, Derry, Août 1969 © Gilles Caron

L’exposition, accompagnée d’un livre publié par Le Point du Jour en novembre 2020, propose un parcours à travers quelques-uns de ses reportages les plus célèbres, comme Mai 68 à Paris ou la guerre du Biafra, mais aussi d’autres moins connus, tels que l’anniversaire du Printemps de Prague ou la rébellion armée au Tchad. Consacrée à un reportage, chaque partie de l’exposition présente, autour d’une photographie emblématique de Gilles Caron, une trentaine de ses images et certains des magazines où elles ont été publiées à l’époque. Ce faisant, les historiens de la photographie Guillaume Blanc, Clara Bouveresse et Isabella Seniuta, commissaires de l’exposition, éclairent le contexte historique et les conditions de production de ces images, ainsi que leur diffusion par la presse à laquelle elles étaient destinées.
Après une première étape au Cellier à Reims initialement prévue du 16/12 au 07/02.
> Du 21 février au 6 juin 2021 – sous réserve de la situation sanitaire

Dolorès Marat à La Chambre, Strasbourg

© Dolorès Marat

Artiste photographe depuis 1982, Dolorès Marat a parcouru le monde en saisissant au passage des scènes qui auraient pu passer pour banales, sans l’oeil affûté qui a su les transformer en fragments de magie. Elle est mue par l’impulsion de l’instant, pressant le déclencheur lorsque l’émotion du moment la touche. Ses images n’obéissent pas à une logique de série ou de thème, mais sont ensuite assemblées lors de l’exposition pour générer dans leurs associations des ambiances et des narrations dans l’esprit du regardeur. Son oeuvre unique et reconnaissable présente une homogénéité remarquable, où l’émerveillement est constammentrenouvelé. L’artiste reste fidèle à la photographie argentique et à la technique de tirage ancienne au charbon dite Fresson. Les couleurs vibrantes, les contrastes soutenus et les noirs profonds contribuent à sa signature visuelle.
> Du 27 mars au 19 mai 2021 – sous réserve de la situation sanitaire

Rétrospective de Michael Schmidt pour la réouverture du Jeu de Paume

© Michael Shmidt

À l’occasion du 75e anniversaire de la naissance de Michael Schmidt, le Jeu de Paume présente une grande rétrospective de cet artiste, considéré comme l’un des piliers majeurs de l’histoire de l’art allemand du XXe siècle. Hommage à un grand photographe, cette exposition présentera des originaux, des tirages de travail inédits, des projets de livre et d’autres archives illustrant l’évolution de son travail artistique. Elle veut aussi mettre en évidence le processus de reconnaissance de la photographie comme forme d’expression artistique en Allemagne et en Europe à partir des années 1970.
> Du 11 mai au 19 août 2021 – sous réserve de la situation sanitaire

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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