PhotoPortfolio

Sans soleil, errance de la torpeur d’Anaïs Ondet

Temps de lecture estimé : 3mins

Cette semaine dans notre rubrique consacrée aux photographes, nous avons choisi de vous présenter la série « Sans soleil, errance de la torpeur » réalisée par la jeune photographe française Anaïs Ondet. Dans une ambiance oppressante, elle nous dévoile des portraits et des vues en extérieur plongés dans l’obscurité. La photographe traduit un moment de latence entre peur et espoir…
Tous les vendredis nous partageons le travail d’un·e photographe, cette rubrique est la vôtre, comme Anaïs Ondet, soumettez-nous vos portfolios.

torpeur n.f. : Engourdissement général, physique et psychique, qui tient en état de semi-conscience, de somnolence.
Ils sont conscients de l’avenir sombre qu’on leur présente. Sans être résignés, ils se demandent comment vivre dans ce futur incertain.

Pour l’instant ils attendent, dans une forme de latence, une bascule. Peut-être ce moment où il n’y aura plus le temps de la réflexion, où l’action sera absolument nécessaire et pressante.

En attendant, ils errent. Dans une forme de brouillard, de torpeur épaisse et à la fois sans consistance. Un voyage dans un monde entre-deux: entre réel et dystopie. Comme une nuit qui n’en finit plus.

Née en 1997 à Toulouse, Anaïs Ondet est diplômée de l’École supérieure de photographie de Toulouse (ETPA) en 2018 avec le Prix spécial du jury. Elle vit et travaille à Toulouse.
Ses travaux personnels portent sur l’environnement d’une part, et sur le rapport image – mémoire d’autre part. A travers ses séries, elle creuse les notions de perte et de mémoire. Son approche plurielle donne à voir des travaux aux formes éclectiques, allant d’installations plasticiennes à des travaux documentaires en passant par le portrait.
Les mauvaises herbes, documentaire réalisé entre 2017 et 2019 sur les victimes de pesticides en France, a été présenté lors de la projection Jeune Photographie Occitanie à la MID à Sète en février 2019, à été exposé lors du festival Les Photaumnales 2019 et aux Nuits photographiques de Pierrevert en 2021. Ce travail a également fait l’objet d’une publication dans la revue scientifique Échogéo en 2020: Révéler les traces du toxique, B. Lysaniuk, A. Ondet, L. Prost, Sur l’image, Échogéo.
Son travail intimiste sur la photographie de famille, Je ne me souviens plus des jeux de l’enfance, a été projeté lors de l’exposition Ce qui nous lie à la MID en 2018 et exposé dans le cadre de l’édition 2019 du Zoom Photo en Couserans.
Elle a également été primée à plusieurs reprises lors des lectures de portfolios du festival Manifesto.

https://instagram.com/anais.ondet


Vous êtes photographes et vous souhaitez donner de la visibilité et de la résonance à votre travail ? Notre rubrique Portfolio vous est consacrée !

Comment participer ?
Pour soumettre votre travail à la rédaction, il vous suffit d’envoyer à info@9lives-magazine.com

• Une série composée de 10 à 20 images. Vos fichiers doivent être en 72DPI au format JPG avec une taille en pixels entre 1200 et 2000 pixels dans la plus grande partie de l’image ;
• Des légendes (si il y a) ;
• Un texte de présentation de votre série (pas de format maximum ou minimum) ;
• Une courte biographie avec les coordonnées que vous souhaitez rendre public (site web, email, réseaux sociaux…)

La Rédaction
9 Lives magazine vous accompagne au quotidien dans le monde de la photographie et de l'Image.

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