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Partager Partager Damien Daufresne a la particularité d’être à la fois peintre et photographe. Undertow, aux éditions Blow Up Press, est sa première monographie. Elle entremêle avec finesse ses deux œuvres, photographique et picturale. Sur le dos de l’ouvrage, le titre, Undertow (reflux). La couverture, souple, noire, imprimée d’une encre légèrement métallique, laisse deviner ce qui pourrait être une toile abstraite ou un ciel plein de constellations ou encore la surface agitée de la mer, vagues et écumes mêlées. Quand on ouvre le livre et le rabat de la couverture, des vagues s’avancent, écumantes dans l’obscurité. Nous voilà donc à la lisère du monde. Précisément là où Damien Daufresne se tient en équilibre. Sur la première page, la silhouette d’un enfant nu, comme une apparition dévorée de lumière, presque solarisée. Suivent une peinture abstraite sur une page qui se déplie/se déploie, le titre et une dédicace à Lenoe. Puis le livre s’ouvre sur un baiser, une petite fille (peut-être est-ce elle, Lenoe) et celle qu’on imagine être sa mère. Il sera question, tout le long du livre, d’un monde qui se déploie et se condense, s’apaise et se disloque. Il sera question d’inspirations, d’expirations et de renverses du souffle. On retient son souffle d’ailleurs, on se laisse porter, emporter, balloter, naufrager, dans le courant tantôt paisible tantôt furieux des photographies et des peintures. Les images en noir et blanc sont imprimées en pleine page, qu’elles envahissent et d’où elles débordent presque, ou sont petites et comme posées délicatement sur le papier. Les reproductions des peintures et des dessins en tonalités de noirs et de gris, quelquefois sur des dépliants, rythment la séquence et viennent répondre ou se heurter aux photographies. Le livre entier est construit sur une sensation de flux et reflux, de ressac. Les pages souples et douces du papier offset se déploient elles aussi comme des vagues, et une petite fille les parcourt. De photographie en photographie, elle court, rêve, nage, pisse, nous entraîne dans sa course ou dans son sommeil. L’enfance va et vient au milieu des vagues de brisant sur les rochers, des animaux marins et fantastiques, des envols d’oiseaux, des chiens ou des coqs qui se battent, des paysages enneigés, des éblouissements. Car les photographies de Damien Daufresne sont des fulgurances : il sait se saisir d’instants qui sont comme autant d’épiphanies et fait surgir une forme de chant profond qui s’enroule et respire, comme un langage qui n’appartient qu’à lui. Il se joue entre ces pages quelque chose de l’ordre du rêve (s’il ne l’avait pas photographié, comment croire que cela ait pu existé ?) et du merveilleux. D’abord parce qu’il porte un regard contagieux, comme émerveillé et ébloui, sur le monde, aussi parce que l’ouvrage renferme un récit vertigineux qui nous renvoie parfois à l’univers des contes. La dernière image du livre (l’unique en couleur) : les visages sereins de la mère et la fille, les yeux clos, endormies (les mêmes qui échangent un baiser au début du livre). La bouche de la petite est entrouverte et l’on devine son souffle. On les contemple sans savoir si l’on vient de pénétrer leur rêve ou si elles ont sombré dans un sommeil apaisé, ivres et épuisées par le ressac du monde. Le livre se termine par une citation extraite de Sous le volcan de Malcolm Lowry « I learn that the world goes round ; so I am waiting here for my house to pass by » (On m’a dit que le monde tournait, alors j’attends de voir passer ma maison devant moi) et un très bel essai de Marie Belorgey. Puis, à nouveau, tapies sous le rabat de la couverture, des vagues s’avancent, écumantes dans l’obscurité. Alors, Damien Daufresne nous tient en haleine, comme si nous n’avions jamais existé et que tout restait encore à venir. INFORMATIONS PRATIQUES Undertow Damien Daufresne éditions Blow Up Press 30 x 22,6 cm – 160 pages ISBN: 978-83-965969-0-1 65 euros https://www.blowuppress.eu https://www.damiendaufresne.com Marque-page1
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