Juin, 2026

Yamamoto Masao

ven12juisam01aouYamamoto MasaoSaruGalerie Camera Obscura, 268 Boulevard Raspail 75014 Paris

Détail de l'événement

Photo : Nakazora : #1411 – Kawa #1761 © Yamamoto Masao

Cette nouvelle exposition de Yamamoto Masao présente un ensemble de photographies réalisées au fil de son oeuvre sur un thème qui lui est cher : les animaux.
Et, parmi elles, plus particulièrement les images étonnantes d’une communauté de singes (Saru en japonais) qu’il suit depuis plusieurs années.

Yamamoto écrit dans la préface du livre Saru
qui paraît aux éditions Textuel :
Je suis régulièrement frappé par une puissante révélation : tous les êtres vivants – et à vrai dire toutes les existences en ce monde – sont d’égale valeur…
Quand j’observe une colonie de singes, je vois l’innocence des jeunes en train de jouer, la tendre affection entre les parents et leurs petits, la façon dont ils semblent entrer en méditation lorsqu’ils se baignent dans les sources chaudes.
En leur présence apparaît l’image du bouddha Amida tout illuminé.
Peut-être sont-ils nos véritables professeurs, eux qui veillent à nous rappeler l’essence profonde de l’existence, que l’humanité oublie peu à peu : ce que signifie vivre.

Pour Yamamoto, suivant en cela la tradition et la sensibilité japonaise, la nature est habitée d’esprits et de forces invisibles. Voilà bien des années qu’il a quitté sa ville, Yokohama, pour s’installer dans une maison retirée, à mille mètres d’altitude, en bordure de forêt, face au mont Fuji. C’est là qu’il travaille essentiellement, cherchant à fixer dans sa photographie les petits émerveillements qu’un esprit attentif et sensible décèle dans le quotidien.

«Quand je regarde en arrière, je me rends compte que le seul motif cohérent de mon travail est mon obsession pour les petites choses. Je ressens de la joie quand je découvre des choses apparemment insignifiantes et que l’on néglige facilement.» Ecrivait-il dans la préface de Small Things in Silence (RM editions, 2014)

La photographie de Yamamoto est en effet vouée aux plaisirs minuscules de l’oeil, à des détails du monde dont la contemplation ouvre les portes de la poésie et de l’imagination. Comme un enfant assis dans l’herbe, il saisit la face émerveillée des choses.
Et, naturellement, de par sa sensibilité et son lieu de vie, son regard se porte essentiellement vers la nature et les animaux.
Les photographes, comme les fabulistes, tentent parfois à leur façon de renouer les fils entre monde animal et humain. Yamamoto nous montre que notre connivence ancienne avec la nature, même fortement atténuée dans l’environnement artificiel et technique que nous avons créé, n’a pas totalement disparue et que tout est affaire de regard et de sensibilité.

Dates

12 Juin 2026 12 h 00 min - 1 Août 2026 19 h 00 min(GMT+00:00)

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