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NewsPhoto Retour sur les lauréates du Festival Les Femmes s’exposent Ericka Weidmann27 juin 2022 Partager Partager La cinquième édition du Festival Les Femmes s’exposent a été inaugurée le 8 juin dernier dans la petite cité balnéaire normande, Houlgate. À l’occasion du week-end d’ouverture, les prix de l’année 2022 ont été dévoilés. Nous devions les annoncer plus tôt, malheureusement la rédaction était fermée pour raison de Covid ! Nous avons néanmoins décidé de vous présenter – un peu tardivement – les 3 lauréates de cette nouvelle édition : Livia Saavedra, Emilie Arfeuil et Laetitia El Hakim ! Avant de retrouver les séries primées, vous pourrez visiter les expositions du festival jusqu’au 4 septembre ! Le Grand Prix Les Femmes s’exposent – Fujilm sur la résilience a été attribué à Livia Saavedra pour son reportage « Les sages-femmes du Chocó » Mars 2022, Unguia, San Juan. Noemi s’occupe inlassablement des mères du bidonville d’Unguia, peu ou pas suivies, rarement épaulées par leur compagnon, elle leur apporte un soutien inconditionnel et gratuit. © Livia Saavedra Dans la province Chocó, en Colombie, des sages-femmes afrodescendantes et indigènes, appelées « parteras », accompagnent bénévolement les femmes pour accoucher. Transmis oralement, leur savoir traditionnel est le fruit d’héritages des esclaves mêlées aux cultures créoles espagnoles et indigènes. Dans cette région éloignée du pouvoir central et à 85% afrodescendante, la croyance dans les esprits et la sorcellerie reste très présente, bien que mélangée au christianisme. Les parteras sont, par leur savoir immémorial des plantes et rituels, les gardiennes de leur communauté et de leur culture. La paix est loin d’être une réalité sur ce littoral colombien stratégique d’expédition de la cocaïne et d’extraction clandestine de l’or. La zone est dangereuse et les déplacements difficiles. De plus le prix du ticket de transport étant prohibitif, l’accouchement ne se fait à l’hôpital qu’en cas de complications. Le Chocó possède le triste record du plus fort taux de mortalité natale. Ce reportage a été réalisé en Colombie en mars 2022. À retrouver sur Mediapart. Le Prix SAIF – Les Femmes s’exposent, sur les frontières a été remis à Émilie Arfeuil pour sa série « HYLÉ ὕλη » © Émilie Arfeuil En grec ancien, Hylé désigne la matière première du monde, la matière originelle dont chaque chose est faite. Dans cette série, j’ai fabriqué un monde merveilleux peuplé de chimères, où il est presque impossible de distinguer les entités vivantes des non-vivantes, organiques, minérales ou cosmiques. La révélation photographique est comme inversée dans le processus créatif : dans l’obscurité totale, je peins et enlumine corps et végétaux pour les révéler progressivement grâce à des pigments sensibles aux rayons UV. La nouvelle matière prend progressivement forme et sort du noir. Dans une perception utopique de l’humain dans son rapport à la nature, Hylé sublime les corps de personnes invisibilisées, dont le genre, la sexualité ou la norme esthétique échappent ici au tangible et à toute catégorisation. Comme à l’accoutumée, le mythe est ici utilisé comme un acte politique, non moins pour dévoiler, que pour transformer la réalité et rendre visible un nouvel «ordre» de la nature qui en accueillerait le «désordre», et en révéler toute sa beauté. L’exposition sera à découvrir à la Maison des photographes – UPP, à Paris, à l’automne prochain. Laetitia El Hakim est la lauréate de la Bourse Liban – Les Femmes s’exposent pour « Domestica (f.) » © Laetitia El Hakim La Bourse Liban soutient le développement du projet photographique « Domestica (f.) Mythos | Maga | Femina » de Laetitia El Hakim. « La domestication (du latin domus, « maison ») est l’action que l’homme exerce sur les animaux ou les plantes, ne serait-ce qu’en les élevant ou en les cultivant. En se les appropriant et en les utilisant pour son plaisir ou la satisfaction de ses besoins, il les transforme. » Au Liban, les femmes sont toujours considérées comme des citoyens de seconde zone ; nous nous battons encore pour nos droits les plus élémentaires : droit de garde, droit de donner la nationalité libanaise à nos enfants, droit à l’avortement, etc. Les lois les protégeant et garantissant leur intégrité morale et physique sont souvent négligées ou ignorées au profit du statu quo actuel. Face à l’indifférence de ma mère pour la cuisine, mon père a pris en charge la cuisine, changeant la dynamique dans notre foyer. Ce qui était pour moi normal a suscité beaucoup de questions de notre entourage face à cette inversion des rôles dans la société. Ce projet s’appuie sur les recettes de cuisine pour tenter de démonter les limites, directives et règles fixées par les instructions et les ingrédients. Ce projet photographique sera à découvrir lors de l’édition 2023 du festival ‘Les femmes s’exposent’. INFORMATIONS PRATIQUES mer08jui(jui 8)10 h 00 mindim04sep(sep 4)18 h 00 min5ème édition Les Femmes s'exposent OrganisateurLes Femmes s'exposent Détail de l'événementAprès deux ans rythmés par les contraintes qu’a entraînées la pandémie de Covid-19, nous commencions à croire au retour possible de jours heureux ou, au moins, plus insouciants. Mais le Détail de l'événement Après deux ans rythmés par les contraintes qu’a entraînées la pandémie de Covid-19, nous commencions à croire au retour possible de jours heureux ou, au moins, plus insouciants. Mais le mois de février est venu nous rappeler, avec la guerre en Ukraine, que notre univers est décidément bien instable. Crises sanitaire, environnementale, sociale, conflits armés… Si certains y voient les signes annonciateurs d’un effondrement, d’autres espèrent que de ces convulsions pourra déboucher un « monde d’après », réinventé grâce à notre intelligence collective. Le Festival LES FEMMES S’EXPOSENT et ses photographes traversent ces soubresauts violents avec détermination et, pour trouver la lumière au bout du tunnel, avancent l’œil dans le viseur. Cette 5e édition est plus que jamais placée sous le signe de la résilience. Les expositions nous proposent des immersions dans un monde tourmenté, en pleine mutation, tout en nous invitant à prendre de la hauteur, à lâcher prise, à nous confronter à la magie du vivant, et à réfléchir à un futur plus harmonieux. Cette année, nous vous présentons également un focus sur le Liban. Cet État du ProcheOrient qui a connu tant de guerres et de souffrances a toujours su rebondir – ce que nous souhaitons à l’Ukraine – en raison, notamment, de la puissance de son effervescence culturelle et artistique. Nous le découvrirons grâce aux regards de quatre photographes libanaises, ainsi que par des projections suivies de débats. Nous poursuivons toujours l’ambition d’allier réflexion et esthétisme avec des sujets très divers s’inscrivant dans des écritures photographiques variées afin d’intéresser un large public, notamment local. Enfin, nous mettons aussi à l’honneur la Normandie et la belle ville de Houlgate qui accueillent avec générosité le Festival depuis cinq ans. – Béatrice Tupin Directrice du Festival Au programme : 14 expositions en extérieur, dont 1 résidence. Et 3 projets pédagogiques, 2 prix & 1 bourse. FOCUS LIBAN : Le festival souhaite mettre à l’honneur le Liban grâce à quatre expositions de photographes libanaises – ainsi que des projections et une bourse –, pour découvrir les multiples facettes et problématiques de ce pays complexe et passionnant. • Ieva Saudargaitė Douaihi • Manu Ferneini • Rima Maroun • Laura Menassa – Victorine Alisse – Anaïs Boudot – Stéphanie Branchu – Sandra Calligaro – Carol Descordes – Marion Esquerré & Juliette Pavy – Youqine Lefèvre – Oksana Parafeniuk – Hannah Reyes Morales Photo : © Oksana Parafeniuk Dates8 Juin 2022 10 h 00 min - 4 Septembre 2022 18 h 00 min(GMT-11:00) Organisateur Les Femmes s'exposentLearn More CalendrierGoogleCal Marque-page1
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