The House by The Anonymous Project à Hangar, une première en Belgique ! Et « Family Stories » ! 3 jours ago
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 2 jours ago
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 5 jours ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 26 janvier 2026
Rencontre Elene Shatberashvili « QUATRE » La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles 1 jour ago
Rencontre Victoire Inchauspé à la galerie Jousse Entreprise : solo show « Armoires vides » 4 jours ago
« Crois à toute mon amitié » : La Fresnaye/Lotiron. Rencontre avec Françoise Lucbert, Université Laval (Québec) et spécialiste de la Section d’Or 6 février 2026
Partager Partager L'Invité·ePhoto Carte blanche à Didier Ben Loulou : Jaffa par Frank Scholten La Rédaction12 décembre 2019 Pour cette troisième carte blanche, notre invité de la semaine, le photographe Didier Ben Loulou nous ouvre les pages de « Palestina », un livre édité en 1935 par le photographe hollandais Frank Scholten. Le fruit d’un reportage réalisé au début des années 20 et qui sera un témoignage précieux, source d’inspiration pour notre invité. Nous sommes au milieu des années 1980 à Paris, je rencontre AC chez lui, dans le VIe. Nous parlons longuement de sa passion, essentiellement des images sur la Palestine du XIXe siècle. Au cours de la discussion, nous finissons par parler de Jaffa. Je travaille sur un projet depuis des années (1983-1989) sur cette ville. Il se lève sans rien dire va vers sa bibliothèque en sort deux volumes* et me les offre sans autre explication que celle-ci : « Maintenant ils sont à toi, qu’ils t’aident dans ta démarche, tes recherches. » Je découvre page après page des images d’un monde disparu : les rues de Jaffa, ses quartiers en 1920, ses communautés (juive, chrétienne, musulmane), ses Grecs, ses Arméniens, tout un univers qui finira par être englouti à jamais, comme au Caire, à Alexandrie, à Damas, à Alep, à Beyrouth, dans tout ce Moyen-Orient jadis cosmopolite, avec ses clubs, ses scouts, ses écoles confessionnelles, sa bourgeoisie, instruite, francophone, ses cinémas, ses théâtres… Là allaient et venaient des idées comme des lignes de chemins de fer de Beyrouth au Caire en passant par Gaza et Jaffa… Surgiront le temps, les guerres, la montée des fanatismes féroces, les religions élevées en étendards d’épuration, cette détestation du levantinisme, de la différence, de l’altérité, d’une certaine forme d’œcuménisme. Franck Scholten (1881-1942), Hollandais en pleine période du mandat britannique, lui dont on ne sait rien ou presque, témoigna de ce qui n’existera plus, archivant à sa manière les traces d’un microcosme, mais aussi ses strates, son histoire dans ce qu’elle a de plus large en les confondant à des citations de l’Ancien ou du Nouveau testament, du Coran et du Talmud. Il ne cessa d’élargir, au cours de sa recherche exhaustive, sa vision d’anthropologue et d’ethnologue, s’attardant sur les objets vernaculaires des paysans ou des pêcheurs. Puis il y a ces images sur la flore, la faune, faites presque déjà dans un souci écologique. Nous traversons, grâce à elles, ces paysages plus tard transformés ou réduits en poussière, emportant avec eux des maisons, patrimoine architectural, tout cet Orient méditerranéen dont le quartier de Manshiyya qui sera rasé et réduit à une simple promenade. Ces deux volumes sont devenus avec le temps de véritables documents, un rare témoignage qui nous parle de manière comme prémonitoire de l’exil des uns et de l’asile des autres, d’un pays qui se construira dans cet échange forcé de populations (n’oublions pas non plus que plus d’un million et demi de juifs quitteront les pays arabes). Des années plus tard, sur les traces de Franck Scholten, je chercherai à ma manière, dans l’ouvrage Jaffa, la passe** (1983-1989) à rendre compte des dernières ruines d’un monde révolu, là où ne règnent pratiquement plus aujourd’hui que le consumérisme, l’amnésie, la vulgarité, le toc. * Fotografie ; Frank Scholten – Palestina. De Toegangspoort Jaffa – 1935, http://www.nino-leiden.nl/collections/frank-scholten-legacy ** Jaffa, la passe, Éditions Filigranes, Paris, 2004. http://www.filigranes.com/livre/jaffa-la-passe/ Palestine illustrée, 1929, Paris Marque-page0
Photo Masterclass Oeildeep : Le mythe d’Andromède par Nathalie Baetens Cette semaine, nous débutons la restitution d’une Masterclass Œildeep un peu particulière. L’équipe, composée de Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian Bourcart, ...
News Lara Tabet et Yasmine Chemali est le nouveau duo lauréat des BMW ARTS MAKERS Le jury de la 5ᵉ édition du programme BMW ART MAKERS s’est récemment réuni pour choisir son duo lauréat, composé d’un·e artiste ...
L'Invité·e Carte blanche à Florence Chevallier : L’actrice Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invitée de la semaine, la photographe Florence Chevallier, nous plonge dans un parcours à la ...
The House by The Anonymous Project à Hangar, une première en Belgique ! Et « Family Stories » ! 3 jours ago
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 2 jours ago
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 5 jours ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 26 janvier 2026
Rencontre Elene Shatberashvili « QUATRE » La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles 1 jour ago
Rencontre Victoire Inchauspé à la galerie Jousse Entreprise : solo show « Armoires vides » 4 jours ago
« Crois à toute mon amitié » : La Fresnaye/Lotiron. Rencontre avec Françoise Lucbert, Université Laval (Québec) et spécialiste de la Section d’Or 6 février 2026