Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine 2 juillet 2026
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 1 juillet 2026
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 30 juin 2026
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 29 juin 2026
Partager Partager Pour sa deuxième carte blanche, Céline Duval, Directrice générale et artistique du Pole de Photographie Stimultania, a décidé de pousser un coup de gueule ! Dans ce texte intitulé « Nous ne sommes pas là pour dire au regardeur ce qu’il doit penser », il est question de liberté, celle de présenter des œuvres qui viennent apporter de l’épaisseur aux discours et aux sujets clivants. Elle revient notamment sur l’exposition de Mélanie Wenger en 2018 – sur la chasse sportive – qui a fait fuir plusieurs partenaires avant même qu’elle ne soit accrochée. Dans cette carte blanche, Céline Duval défend sa position d’accompagner les auteurs qui interrogent le monde jusqu’à parfois « mettre les pieds dans le plat » ! « Nous ne sommes pas là pour dire au regardeur ce qu’il doit penser. » Combien de fois l’ai-je entendue, cette phrase, dans la bouche des artistes, de Mélanie Wenger, en 2018, lors de son exposition Au bout des Fusils à Vincent Chevillon, cette année 2021, pour son exposition Lisières. Ce positionnement me touche. Il me semble honnête et droit. Cela ne signifie pas que l’artiste n’a pas de conviction, cela veut dire qu’il pense que son rôle d’artiste est d’apporter de l’épaisseur aux choses. De complexifier le réel. Il va alors à contre-courant de la pensée actuelle, de ce que le public attend – parfois – de lui. Il apporte au regardeur la matière esthétique et intellectuelle et lui laisse le temps d’observer, de se concentrer puis de délibérer. Au bord de la Bek, le piroguier, qui répond au surnom de » Mango Fire « , fait de multiples aller-retours pour acheminer le materiel, les tentes, les vivres pour les 10 jours de mission a venir dans le Parc. Finalement, il fait traverser, dans un courant violent, les membres de l’équipe qui ne savent pas nager, 2 par 2. © Mélanie Wenger / Stimultania Charara safari area, Kariba. Tracking a group of ten elephants, Buzz Charlton, professional hunter, nearly catches poachers putting snears. They manage to escape abandonning their 30 snears on the spot after the rangers fired his weapon. Au bout du fusil © Mélanie Wenger / Stimultania Au bout du fusil © Mélanie Wenger / Stimultania Avant même que l’exposition Au bout des fusils n’ait été accrochée, certains partenaires déjà se désengageaient. Ils n’avaient vu aucune image, n’avaient lu aucun texte de l’auteur ; le sujet seul les effrayait. Ce sujet – la chasse sportive – était effectivement un sujet clivant. Mais quel sujet ne le serait pas ? La guerre d’Algérie (Bourdieu) et d’Afghanistan (Simon Norfolk) ? La disparition des aînés (Amélie Cabocel) et les réserves des musées d’histoire naturelle (Vincent Chevillon) ? J’espère sincèrement que ces sujets suscitent autant de questionnements et réveillent autant de révoltes. Effectivement, en 2018, Mélanie Wenger ne montait pas une exposition à charge contre la chasse sportive. Elle avait accompagné Marty, un anesthésiste américain, dans sa chasse à l’éléphant. Et elle racontait. Elle racontait le cocktail servi près de la tente, le financement des rangers, le rapatriement des trophées. Nous avions affaire à une pluralité d’acteurs dont le rôle semblait écrit. J’admire cette artiste pour son regard implacable, sa liberté et son courage. Au bout du fusil © Mélanie Wenger / Stimultania Charara safari area, Kariba. – Zimbabwe Sue and Marty Vick, native of Aberdeen, South Dakota, are in Zimbabwe for their fourth elephant hunt. Marty is a pro-gun and hunting fanatic, Sue’s thing is bassets’ breeding. ‘ At least, my guns don’t shit on the carpet ‘ barks the husband. Au bout du fusil © Mélanie Wenger / Stimultania Bien que, aujourd’hui, certains sujets nous préoccupent fortement, j’espère que jamais je ne manquerai de courage pour accueillir, à Stimultania, un artiste qui aborderait une thématique jugée trop difficile. J’espère que nous saurons toujours accompagner les auteurs qui interrogent le monde. Et mettre les pieds dans le plat. Exposition in situ Stimultania Au bout du fusil de Mélanie Wenger, 2018 Exposition in situ Stimultania Au bout du fusil de Mélanie Wenger, 2018 En savoir plus : https://www.stimultania.org/au-bout-des-fusils/ https://www.stimultania.org/ukraine-maidan-guerre/ https://www.stimultania.org/les-blanches-terres/ https://www.stimultania.org/lisieres/ Marque-page1
Evénements Daido Moriyama, Lettres d’amour à la photographie à la Fondation HCB Depuis le 20 mai, au sein du Cube de la Fondation Henri Cartier-Bresson se déploie une nouvelle exposition consacrée à l’une des ...
L'Invité·e Carte blanche à La Kabine : Quand l’image écoute la musique Pour leur quatrième et dernière carte blanche, nos invités – les deux co-directeur·ices et co-fondateur·ices de l’association La Kabine – Florent Basiletti ...
Actu Art Contemporain Draguignan : « Les Roches rouges », l’Estérel en tableaux et cartes postales L’exposition Les Roches rouges au Musée des Beaux-Arts de Draguignan (Var) explore le massif de l’Estérel comme lieu d’expérimentations de l’art moderne. ...
L'Invité·e Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine
L'Invité·e Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges
Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine 2 juillet 2026
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 1 juillet 2026
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 30 juin 2026
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 29 juin 2026