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portrait d’enfance Bruno Dubreuil

Cette semaine dans notre rubrique L’Invité·e, nous accueillons l’enseignant, critique d’art et l’artiste photographe, Bruno Dubreuil. Il dirige la revue en ligne Viens Voir qui questionne la photographie sous toutes ses formes : qu’elle soit historique, esthétique ou anthropologique…
À l’occasion de cette carte blanche éditoriale, Bruno prend la plume pour nous partager ses réflexions sur la vraie nature de la photographie, sur son lien avec la littérature avant de terminer sur l’enseignement du médium.

Bruno Dubreuil, enseignant, critique d’art, artiste photographe.
Bruno Dubreuil enseigne la photographie à l’ECV Design Paris en Bachelor et Master, au Centre Jean Verdier (Paris Xe) et à l’Ecole de Condé de Nancy. Il mène un séminaire de réflexion sur les pratiques artistiques, Une autre histoire de l’art, à la galerie Binome, Paris IVe.
Critique d’art, il dirige la revue en ligne viensvoir.oai13.com qui questionne la photographie sous toutes ses formes, historique, esthétique et anthropologique. Depuis quelques années, il est particulièrement investi dans la théorisation de la photo brute (Photo/Brut #2, Collection Bruno Decharme et Compagnie, Editions Flammarion, 2022).
Curateur, il concoit régulièrement des expositions. Enfin, il poursuit depuis toujours une pratique artistique personnelle dans laquelle il développe la photographie sous forme de récit, à travers de nombreuses expositions. Il a publié en 2020 « Après, on oublie » aux Editions Orange Claire.

Le portrait chinois de Bruno Dubreuil

Si j’étais une œuvre d’art : Poires, noix et verre de vin, de Jean Baptiste Siméon Chardin (la pâte du réel).
Si j’étais un musée ou une galerie : la Biennale de Venise.
Si j’étais un·e artiste (tous domaines confondus): Roman Opalka (l’oeuvre confondue avec la vie, immense).
Si j’étais un livre : La Grande Beune, de Pierre Michon.
Si j’étais un film : The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson (un bonheur de narration).
Si j’étais un morceau de musique : Good Bye Pork Pie Hat, de Charlie Mingus (le lyrisme et la dinguerie réunis).
Si j’étais un photo accrochée sur un mur : une photo intime, gardée contre moi. J’insère les photos dans des livres aimés pour les redécouvrir à l’improviste.
Si j’étais une citation : Au commencement était le Verbe.
Si j’étais un sentiment : la passion.
Si j’étais un objet : toute machine, même très rudimentaire, me permettant d’écouter de la musique.
Si j’étais une expo : Les maîtres du désordre, au Musée du Quai Branly (non pas l’art du pouvoir mais le pouvoir de l’art).
Si j’étais un lieu d’inspiration : une grotte préhistorique ornée (depuis mon enfance, je visite régulièrement celle de Font-de-Gaume ; une part de moi est dans ces bisons).
Si j’étais un breuvage : un Vouvray pétillant non dosé (ça veut dire quoi, non dosé?).
Si j’étais un héros : Kylian Mbappé.
Si j’étais un vêtement : un chapeau.

CARTES BLANCHES DE NOTRE INVITÉ

Carte blanche à Bruno Dubreuil : La vraie nature de la photographie (mardi 30 mai 2023)
Carte blanche à Bruno Dubreuil : Littérature et photographie (mercredi 31 mai 2023)
Les coups de cœur photographiques de Bruno Dubreuil (jeudi 1er juin 2023)
Carte blanche à Bruno Dubreuil : Apprendre la photographie ? (vendredi 2 juin 2023)

La Rédaction
9 Lives magazine vous accompagne au quotidien dans le monde de la photographie et de l'Image.

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