Carte blanche à Magali Blénet : Le Centro de Fotografia Manuel Alvarez Bravo, la photographie sous toutes ses formes 4 heures ago
Carte blanche à Magali Blénet : Carte blanche à Spot Home Gallery à Naples, l’hospitalité artistique 1 jour ago
Carte blanche à Magali Blénet : L’Atelier de Photographie du Centre Culturel Saint-Cyprien à Toulouse, lieu de partage 2 jours ago
Charlotte Abramow au micro du podcast Elles font la Culture. Parcours d’une conteuse visuelle engagée 1 jour ago
La photographe américaine Ayana V. Jackson réactive les histoires englouties à la galerie Mariane Ibrahim 2 jours ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 26 janvier 2026
Stéphanie Pécourt, Centre Wallonie Bruxelles-Paris : « Deep Fields », le Vaisseau catalyseur de réalités dissidentes et non explorées, 69ème Salon de Montrouge 4 heures ago
Rencontre avec Tobias Desmet, Secrétaire général de la Brafa, fondateur Desmet Fine Arts : « Avoir une âme de collectionneur est l’un des fondements de notre métier ! » 3 jours ago
Partager Partager Julien Magre est photographe de l’intimité. Il a travaillé pendant vingt-cinq ans sur sa propre famille : la mère de ses enfants et ses enfants qu’il a photographiés tout au long de ces années. Il définit cette période comme un travelling avec la notion du temps qui s’inscrit dans une filiation. Ce grand projet a été couronné du Prix Niépce, en 2022. Pour Planches Contact Festival, Julien Magre a exploré Deauville dans le cadre d’une correspondance épistolaire et photo avec Madame S. – Sophie de Troubetzkoï (1838-1896) -, l’épouse du Duc de Morny (1811-1865), le fondateur de Deauville. Fatma Alilate : Pour cette résidence de création, vous avez adapté votre thème privilégié, l’intimité, pour votre série Madame S., en lien avec Deauville ? Julien Magre : C’est un travail photographique mêlé à l’écriture, et à une marche à travers la ville. Une balade, plutôt une errance. Dès l’invitation à cette résidence de création, j’ai souhaité associer à la photo, l’écriture et la marche. Et en étant à Deauville, je photographiais des sensations de la ville, je marchais vingt kilomètres par jour, du matin au soir. C’est un peu l’idée de transe, j’étais en recherche. J’ai voulu connaître l’histoire de Deauville et à un moment de promenade, je fais des recherches sur mon téléphone. Le Duc de Morny a acheté des terres qui étaient des marais pour bâtir des villas de villégiature. Il est tombé amoureux d’une tsarine, je l’appelle Madame S., et je me mets à lui écrire, à photographier des lieux où elle aurait pu être, où on se seraient croisés. J’ai cherché des images d’elle. Elle est morte en 1896, il y a plus d’un siècle. J’ai photographié une peinture qui est dans l’exposition d’ailleurs, que j’ai recadrée. FA : Ah oui avec le nœud ? JM : Oui. FA : Je me suis dit : « On dirait un tableau. » JM : C’est une peinture d’elle que j’ai volontairement coupée pour donner un peu de mystère. Et donc j’ai décidé d’écrire à cette Sophie, avec une ambiguïté du temps. Tous les jours, je me suis imposé un protocole. Je venais à peu près une semaine par mois, pour cette résidence. Je me levais hyper tôt. Je marchais toute la journée, et parfois je m’arrêtais. J’écrivais sur mon téléphone une lettre, je revenais à La Villa Namouna. Au début ce n’était pas le bon papier, mais j’écrivais des lettres tous les jours. Ça a été un choix d’écrire au stylo. Et même à Paris, j’écrivais aussi des lettres. FA : C’était une façon d’établir un lien ? JM : D’établir un lien et de me relier au projet. Quand je retournais à Paris, je mémorisais les promenades que j’avais faites, j’écrivais aussi des lettres. Et évidemment, cette Madame S., c’est une allégorie de Deauville. L’’idée est venue assez vite d’aller dans des endroits où possiblement je l’aurais vue, des cafés, des hôtels. On m’a prêté une chambre dans un Grand hôtel. Il y a une photo dans l’expo où il y a le lit défait. On pourrait croire que j’ai passé la nuit avec elle. Tout ce jeu de fiction. Au Théâtre de Deauville, j’ai fait une photo avec une porte entrouverte par un filet de lumière. On pourrait imaginer qu’elle vient de passer. FA : Vous avez choisi délibérément des pellicules périmées avec un rendu assez magique, fantomatique. JM : Je travaille souvent en couleur, j’ai continué à travailler en argentique. Je trouvais intéressant, ne sachant pas où j’allais, de prendre des pellicules périmées, d’aller vers l’inconnu. En utilisant des pellicules périmées, on n’est pas sûr d’avoir des images, ça fait partie du processus. Il y avait cette idée d’images blanches, de feuilles blanches. Et il y a eu des images, par miracle. Ça a du sens aussi, les couleurs sont altérées, un peu brouillées, les noirs ne sont pas profonds. Et ça exprime aussi cette idée du souvenir, d’une image qui est en train d’arriver, de disparaître. Ce sont des images vaporeuses, des images fantômes ou des images mentales. FA : Au moment de la visite de l’exposition Intimité, à votre section, Lionel Charrier a dit : « On arrive dans l’alcôve. » JM : C’est vrai, c’était joli ça. FA : Oui, c’était très joli. Et donc ma question : Est-ce que vous êtes tombé amoureux de Madame S., de Deauville ? JM : Absolument ! Ce qui est assez extraordinaire dans cette résidence, c’est qu’on découvre Deauville aux différentes saisons. La première fois que je suis venu pour ce projet, c’était en mars, en semaine et la ville est assez vide par rapport aux week-ends où c’est très agité. C’est très silencieux. Anaïs Ondet, la jeune photographe, l’a dit. Il y a des maisons sublimes. Et même la région, c’est très photogénique. Pour mon projet, j’ai vraiment fait toutes les rues, j’aime toujours ce genre de déambulation, et d’aller au-delà de la ville. J’ai décidé d’écrire c’est aussi le temps de l’écriture qui ne se fait plus aujourd’hui, prendre un stylo, une feuille. Rédiger une lettre demande une attention particulière et c’était extrêmement agréable et puissant comme sensation, dans ce monde qui va tellement vite, où ça va dans tous les sens, on ne comprend plus rien. Toutes les photographies : Madame S. © Julien Magre FA : Qu’avez-vous retenu de cette résidence ? JM : Au-delà du projet, c’est la générosité du lieu, de l’équipe, de Lionel, Jonas, Camille, Océane, Chiara, Luther, toute l’équipe de la résidence qui nous offre un temps et un accueil exceptionnel. La photographie, c’est une pratique solitaire. On découvre d’autres regards, d’autres personnalités. Et on a eu la chance de super bien s’entendre, tous. C’était vraiment magique. C’est une expérience artistique et humaine. Là, on sent que c’est les derniers jours, on va être super tristes de ne pas se revoir. Il y avait cette espèce de rituel de se retrouver tous les mois. Ces conditions, ça n’existe pas ailleurs. – Propos recueillis par Fatma Alilate INFORMATIONS PRATIQUES Festival Planche(s) Contact143 Avenue de la République, 14800 Deauville sam18oct(oct 18)10 h 00 min2026dim04jan(jan 4)19 h 00 minPLANCHES CONTACT 2025Le Festival de Photographie de DeauvilleFestival Planche(s) Contact, 143 Avenue de la République, 14800 Deauville Détail de l'événementPhoto : © Lin Zhipeng, aka no.223 À partir du 18 octobre 2025, Planches Contact Festival revient à Deauville pour sa 16e édition et explore cette année le thème de l’intimité. Détail de l'événement Photo : © Lin Zhipeng, aka no.223 À partir du 18 octobre 2025, Planches Contact Festival revient à Deauville pour sa 16e édition et explore cette année le thème de l’intimité. Chaque automne, la ville se transforme en terrain d’expérimentation photographique, invitant artistes émergents et confirmés à poser un regard singulier sur la Normandie. Cette nouvelle édition interroge ce qui se joue derrière les apparences : les liens invisibles, les silences, les tensions et la mémoire, dans le paysage comme dans le corps, dans l’espace privé comme dans l’espace partagé. Parmi les artistes invités, deux figures majeures de la scène internationale incarnent cette traversée de l’intime : Arno Rafael Minkkinen, maître du corps-paysage, livre une méditation visuelle où le corps nu se fond dans la nature, et Lin Zhipeng (No. 223), voix éclatante de la nouvelle photographie chinoise, capte une intimité joyeuse, érotique et colorée. Dates18 Octobre 2025 10 h 00 min - 4 Janvier 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuFestival Planche(s) Contact143 Avenue de la République, 14800 DeauvilleOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal https://planchescontact.fr/ https://julienmagre.fr À LIRE Planches Contact Festival, une seizième édition entre intimité et renouveau Interview Lionel Charrier, co-directeur de Planches Contact Festival Marque-page0
Interview Art Contemporain Stéphanie Pécourt, Centre Wallonie Bruxelles-Paris : « Deep Fields », le Vaisseau catalyseur de réalités dissidentes et non explorées, 69ème Salon de Montrouge Dans le cadre de la nouvelle saison « Catalyse_Dissidence & Perspectivisme » Stéphanie Pécourt directrice du Centre Wallonie Bruxelles-Paris nous dévoile les enjeux du premier chapitre ...
Evénements Gaston Paris, le noir et blanc géométrique à la Galerie Roger-Viollet L’exposition L’équilibre du carré rend compte du regard insolite de Gaston Paris (1903-1964), de son intérêt pour les formes graphiques. Une sélection ...
News Charlotte Abramow au micro du podcast Elles font la Culture. Parcours d’une conteuse visuelle engagée Le podcast Vous avez 2 minutes vous manque ? Pas de panique ! Il existe plein de podcasts tout aussi bien géniaux. ...
L'Interview La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu
Carte blanche à Magali Blénet : Le Centro de Fotografia Manuel Alvarez Bravo, la photographie sous toutes ses formes 4 heures ago
Carte blanche à Magali Blénet : Carte blanche à Spot Home Gallery à Naples, l’hospitalité artistique 1 jour ago
Carte blanche à Magali Blénet : L’Atelier de Photographie du Centre Culturel Saint-Cyprien à Toulouse, lieu de partage 2 jours ago
Charlotte Abramow au micro du podcast Elles font la Culture. Parcours d’une conteuse visuelle engagée 1 jour ago
La photographe américaine Ayana V. Jackson réactive les histoires englouties à la galerie Mariane Ibrahim 2 jours ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 26 janvier 2026
Stéphanie Pécourt, Centre Wallonie Bruxelles-Paris : « Deep Fields », le Vaisseau catalyseur de réalités dissidentes et non explorées, 69ème Salon de Montrouge 4 heures ago
Rencontre avec Tobias Desmet, Secrétaire général de la Brafa, fondateur Desmet Fine Arts : « Avoir une âme de collectionneur est l’un des fondements de notre métier ! » 3 jours ago
Carte blanche à Magali Blénet : Le Centro de Fotografia Manuel Alvarez Bravo, la photographie sous toutes ses formes
Stéphanie Pécourt, Centre Wallonie Bruxelles-Paris : « Deep Fields », le Vaisseau catalyseur de réalités dissidentes et non explorées, 69ème Salon de Montrouge