Temps de lecture : 54 secondes

Pour cette seconde carte blanche, notre invité de la semaine, le photographe Didier Ben Loulou nous parle d’une technique de tirage qui fête cette année ses 100 ans : le procédé Fresson. La découverte de cette technique, Didier Ben Loulou, la doit à la galeriste Virginia Zabriskie.

C’est Virginia Zabriskie qui me parla longuement du procédé Fresson et qui me montra des tirages de John Batho sur sa série Deauville, nous sommes à la fin des années 1970. Je lui confiais ma difficulté à trouver un procédé en couleurs qui me convienne. Je n’aimais pas la brillance clinquante des tirages Cibachrome. J’adorais évidemment le Dye Transfer (je venais de voir la toute première exposition en France de William Eggleston au centre culturel américain rue du Dragon) qui n’attira pas, pour autant que je m’en souvienne, de grandes foules. Je ne saurais dire pourquoi elle fut si patiente et pédagogue à mon égard ; elle finit par me conseiller d’aller voir les Fresson pour essayer de faire quelques tirages. Son assistant Nicolas Callaway me fut aussi d’une grande aide ; il travaillait à la galerie, rue Aubry Le Boucher, et ensuite rue Quincampoix. Il allait éditer les sublimes nus de Georgia O’keeffe photographiés par Alfred Stieglitz, ou encore le très beau Cape Code d’Harry Callahan. Je dois beaucoup à ces quelques personnes qui m’ont aidé à mes débuts, même si elles ne se souviennent certainement pas de ce jeune garçon un peu gauche qui venait timidement leur demander des conseils.

http://www.atelier-fresson.com/
http://www.zabriskiegallery.com/

X
X