Carte blanche à Emmanuel Fagnou : Photo sociale, de la difficulté à trouver la bonne distance avec la personne photographiée 5 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 5 jours ago
De la rue Legouvé au Marais : les 20 ans des Douches la galerie. Entretien avec Françoise Morin 25 mai 2026
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 19 mai 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Guerre de Troie “Champs de bataille” par Estelle Pereira 4 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose 22 mai 2026
Nouvelle saison au Palais de Tokyo : art et handicap, « crip studies », fragilités et dissidences 15 heures ago
Saison Méditerranée 2026 : Autoroute Tanger-Marseille الطريق السيار طنجة – مرسيليا, rencontre Amina Mourid, Think Tanger 4 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 5 jours ago
Partager Partager Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invitée de la semaine, la commissaire et éditrice indépendante, Emmanuelle Halkin revient sur la résidence qu’elle a codirigée avec Fred Boucher pour Diaphane, le Pôle photographique en Hauts-de-France avec le photographe Marvin Bonheur et l’écrivain Félix Lemaître. Ce duo hors norme s’est rendu sur le territoire de l’ancienne Picardie autour des city stades, ces terrains multisports essentiellement fréquentés par les jeunes. Le fruit de cette résidence a été exposé à l’occasion de la 20ème édition du festival Les Photaumnales à l’automne dernier. À gauche : portrait Marvin Bonheur | A droite : Félix Lemaître © Chloé Volmer-Lo Depuis 2004, Diaphane, le Pôle photographique en Hauts-de-France, a mis en place une politique de résidence sur le territoire de l’ancienne Picardie. D’abord initiées dans le cadre des Photaumnales, ces résidences sont très vite devenues la base de la programmation de la structure. Au fur et à mesure des années, ces résidences ont constitué une véritable mémoire du territoire et de ses habitants. Marvin et Felix au sein de l’exposition en extérieur. Fin 2022, Fred Boucher, le directeur de Diaphane propose à Marvin Bonheur, jeune photographe originaire de Seine Saint-Denis et à Félix Lemaître, écrivain et sociologue une résidence commune afin d’explorer les city stades, ces nouveaux lieux qui ont poussé comme des champignons ces dernières années. L’idée de cette corésidence, financée par la DRAC Hauts-de-France, est de faire un état des lieux des city stades sur le territoire autour de Clermont-de-l’Oise et de Beauvais à travers un corpus de photographies et de textes. De raconter l’écosystème de ces city stades ; qui les pratique ? Quand ? Comment ? Sont-ils d’ailleurs véritablement pratiqués ? Ces mini terrains de sport au design stéréotypé, pensés tel des lieux de rencontre intergénérationnelle où tout un chacun peut aussi pratiquer un sport facilement ont-il réussi à séduire les jeunes isariens ? © Marvin Bonheur © Marvin Bonheur “Multivers. Le city stade est un terrain en kit. Un objet formaté, usiné, reproductible à l’infini… Visiter les City stades, c’est donc l’étrange expérience de retomber toujours au même endroit… mais pas tout à fait. Comme si on se téléportait dans des dimensions parallèles.” Félix Lemaître (Les Dieux du city stade) Ce road trip en quête des Dieux des city stades a mené nos deux artistes au quatre coins du territoire : Bailleul-sur-Thérain, Estrées-Saint-Denis, Fouilleuse, Agnetz, Wavignies, Montataire, Méru, Ferrières… Des villages, des bourgs, quelques zones périurbaines, mais toujours le même constat, plus que la pratique du sport, les city stades sont avant tout des lieux de rencontres, en famille parfois, mais entre adolescents surtout. Les petites histoires de la vie s’y font et s’y défont. L’espace est souvent très masculins et les filles se regroupent pour des incursions furtives. © Marvin Bonheur © Marvin Bonheur “No woman’s Land. Rares sont les filles qui osent fouler le sanctuaire de virilité qu’est le city stade. Même vide. On les retrouve tout autour, à apprendre à exprimer leurs émotions plutôt qu’à mettre des petits ponts à leurs contemporains. Comme Kelly et Noémie, 16 ans, qui, sur les transats à côté du terrain, se racontent toutes les semaines leurs peines de cœur et leurs angoisses depuis deux ans.” Félix Lemaître (Les Dieux du city stade) Dans les city stades, on s’aime, on se clash, on écoute le dernier son, on rit aussi. Mais parfois les city stades sont désespérément vides, fantomatiques… et rien n’y fait, même les premiers rayons du soleil printanier. © Marvin Bonheur © Marvin Bonheur “Voisins vigilants, caméras, murs anti-bruits, horaires stricts : pour préserver la tranquillité des habitants, à Agnetz, les abords du city stade ressemblent un peu à un quartier de haute sécurité. Quelques mauvaises herbes font une tentative d’évasion.” Félix Lemaître (Les Dieux du city stade) Marvin et Félix, un duo hors norme, atypique ; l’un, Félix, écrivain, sociologue d’origine isarienne, connaissant parfaitement les us et coutumes du territoire et l’autre, Marvin, jeune artiste issue de Seine Saint Denis, expert en contexte urbain et dont la pratique photographique est très instinctive – un binôme tout en différence et en complémentarité. Pour Marvin Bonheur, c’est une rencontre frontale avec le territoire rural et ses habitants, il décrit lui-même cette résidence comme “une expérience photographique et sociale”. Il sort de sa zone de confort pour explorer ses propres “no go zones”, doit apprendre de nouveaux codes. Félix le guide. Ensemble, ils parcourent les city stades bien sûr et rencontrent “leurs dieux” ; mais cette quête est aussi ponctuée de soirées inattendues dans des bars PMU, d’une rencontre suprenante avec des chasseurs, de longues heures d’attente sur des terrains de jeux presque abandonnés et d’une escapade mémorable en quête de pizzas dans une Camaro jaune à toute allure… En somme une véritable épopée humaine qui nous prouve une fois de plus que l’aventure est souvent, voire toujours, là où on ne l’attend pas. Dans l’Oise ! Né en 1991, Marvin Bonheur a grandi dans ce qu’on a appelé les « no go zones » de la Seine-Saint-Denis. Il comprend très vite qu’il portera toute sa vie ce qu’il est et d’où il vient. Entre 2014 et 2018, en pleine crise identitaire, il photographie son quotidien dans le 93 dans un projet en trois parties qu’il intitule La trilogie du Bonheur. Il y raconte ses souvenirs, son quotidien et les rêves de toute une génération issue des quartiers populaires. Armé de son appareil argentique, il capture avec talent les individualités et les énergies singulières des territoires qu’il découvre u fil de ses voyages. Félix Lemaître est écrivain, journaliste et scénariste. En thèse de sociologie, il décide de s’évader du labo pour voir le monde. Lors de son confinement en Picardie, il écrit un roman noir, La Combinaison, qui raconte les péripéties d’un animateur de supermarché de l’Oise. Il retourne donc aujourd’hui sur un terrain connu, l’Oise, pour observer les city stades. @marvinbonheur https://www.monsieurbonheurartist.com/ @lemaitrefelix @Diaphane https://www.diaphane.org/ Marque-page0
L'Invité·e Le Comité artistique du Festival photo La mer en partage, est notre invité Cette semaine est un peu particulière, car dans notre rubrique L’Invité·e, nous n’accueillons pas une personnalité mais un événement, incarné par son ...
L'Invité·e Carte blanche à Emmanuel Fagnou : La photo sociale peut-elle changer le monde ? Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invité de la semaine, Emmanuel Fagnou, fondateur du Prix Photo Sociale et président de ...
Actu Art Contemporain Marina Le Gall, artiste en résidence au Parcours Art et patrimoine en Perche .07 La 7ᵉ édition du Parcours Art et Patrimoine en Perche, sous la direction artistique de Christine Ollier, est placée cette année sous ...
L'Invité·e Carte blanche à Emmanuel Fagnou : Photo sociale, de la difficulté à trouver la bonne distance avec la personne photographiée
Carte blanche à Emmanuel Fagnou : Photo sociale, de la difficulté à trouver la bonne distance avec la personne photographiée 5 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 5 jours ago
De la rue Legouvé au Marais : les 20 ans des Douches la galerie. Entretien avec Françoise Morin 25 mai 2026
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 19 mai 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Guerre de Troie “Champs de bataille” par Estelle Pereira 4 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose 22 mai 2026
Nouvelle saison au Palais de Tokyo : art et handicap, « crip studies », fragilités et dissidences 15 heures ago
Saison Méditerranée 2026 : Autoroute Tanger-Marseille الطريق السيار طنجة – مرسيليا, rencontre Amina Mourid, Think Tanger 4 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 5 jours ago