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Partager Partager À gauche : Sylvie Bonnot © Didier Trénet, 2020À droite : Camille Lévêque © Mathias Deshours Pour cette troisième édition de la résidence d’artiste de l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), en partenariat avec l’ADAGP, ce sont exceptionnellement deux lauréates qui ont été choisies. Sylvie Bonnot et Camille Lévêque seront accueillies au fort d’Ivry-sur-Seine pour effectuer leur résidence d’une durée de trois mois et pourront développer leurs projets sur le thème des réfugiés. Chacune percevra une bourse de 6 000 € et bénéficiera d’un atelier-appartement ainsi que d’un accompagnement privilégié dans la découverte des archives photographiques de l’ECPAD. Sylvie Bonnot « L’universalité du phénomène doit être l’ambition première du projet, la géographie et la chronologie du projet se doivent d’être traversantes. Cette logique de recherches iconographiques dans les fonds de l’ECPAD puis de photographie plasticienne permettra de constituer un nouveau récit de ces mouvements de personnes, d’une histoire qui se répète, à l’échelle du monde. » Née en 1982, Sylvie Bonnot, photographe plasticienne, a été lauréate de la Grande Commande photographique pilotée par la Bibliothèque nationale de France (2022) et de la résidence hors les murs de l’Observatoire de l’Espace du Centre national d’études spatiales (2021-2022), Sylvie Bonnot développe de nouveaux modes de transfigurations de l’image interrogeant les formes naturelles et industrielles du paysage et de l’espace. À travers sa technique de la « mue », qui permet une dépose et une repose de la fine couche de gélatine issue de tirages argentiques pour favoriser de nouveaux enjeux et une nouvelle lecture des images choisies, la photographe lauréate propose avec son projet un nouveau récit sur les mouvements de réfugiés, tout en s’intéressant aux notions d’histoire qui se répète et d’universalité. Camille Lévêque « Je cherche à voir comment on a documenté du point de vue du photographe militaire, comment les représentations des réfugiés ont évolué avec la technologie et maintenant les vues prises par les réfugiés eux-mêmes. Il faut réfléchir à l’éthique de ces photographies. Je veux montrer dans quel registre les photographies se situent, entre grande histoire, petite histoire ou émotion. » Née en 1985, Camille Lévêque est diplômée d’un bachelor en Arts appliqués et Littérature de Paris 8 et d’un master en Arts appliqués de l’université de Californie à Los Angeles aux États-Unis. Reporter pour l’UNHCR (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés) en Arménie puis assistante éditoriale pour Magnum Photos à Paris, elle se concentre depuis 2011 sur sa pratique de photographe, éditrice et graphiste. À partir d’archives personnelles, mélangeant photographie, collage, vidéo et installation, Camille Lévêque aspire à représenter l’identité plurielle des enfants de la diaspora. Sa pratique questionne la part de fantasme et de fiction dans ces héritages intergénérationnels et l’impact du temps sur la construction d’une mémoire fiable et universelle. Le projet proposé par la lauréate s’intéresse à la perception collective des réfugiés et à l’analyse de leur statut social grâce à la mise en place d’un index iconographique permettant d’illustrer les recherches en sciences humaines sur le sujet afin de créer un dialogue entre texte et images, anciennes et contemporaines. Marque-page0
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