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Carte Blanche à Estelle Francès : Dessin et Photographie

Temps de lecture : 2 minutes et 14 secondes

Estelle Francès est notre invitée de la semaine (lire son portrait publié lundi 20 mars), dans le cadre de sa carte blanche, elle partage avec nous ses coups de coeur en dessin et en photographie, avec l’artiste roumain Mircea Cantor tout d’abord, puis avec deux photographes américains Diane Arbus et Gregory Crewdson.

Mircea Cantor

Le geste de Rembrandt profondément depuis toujours et plus récemment la découverte des œuvres de Mircea Cantor de ses dessins de la série Bellum et Maternitas.

L’artiste revient à la nature primaire de l’homme, à la force et l’instinct animal qui l’anime. Le tempérament bienveillant et nourricier illustré par le comportement maternel de l’animal dans la série Maternitas, le caractère dominant illustré par le geste du prédateur dans la série Bellum. Ici aucun acte n’est gratuit. Le geste animal, dans sa plus grande violence, ne sert qu’une volonté de survie. En rappelant l’essence même de l’homme, les oeuvres questionnent nos actes et leurs fondements.

Mircea Cantor révèle le caractère animal de l’homme et nous ramène aux fondamentaux de l’humanité. Il remet au coeur de nos préoccupations le cycle perpétuel dans lequel nous évoluons, entre maternité et survie, dans des modèles que nous construisons. Il stimule notre sens critique et souligne sa force vitale et inégalable.

Mircea Cantor utilise le trait, geste simple, d’une puissance et d’une expression majestueuse, qui revendique et qui apaise, à l’image des calligraphies orientales. Cette notion de trait est un lien entre un environnement et l’être qui le compose, une trace qui les unis. Dans ses oeuvres, l’artiste offre ainsi une nouvelle légitimité à l’écrit, un geste qui humanise, qui témoigne et révèle les contours d’une meute à l’origine de l’information et d’un cycle renouvelé.

La maison d’édition « Les Éditions Francès » publie son premier livre d’artiste Bellum & Maternitas, Mircea Cantor, 2016. En vente 50 euros avec un médaillon à l’effigie de ces dessins et frappé par la Monnaie de Paris.

Diane Arbus

Diane Arbus 1923-1971, photographe américaine, des plus influents et provocateurs du XXème siècle. De 1956 à 1962, elle développe ce style si particulier pour lequel elle sera louée, critiquée et copiée dans le monde entier. Diane Arbus a réalisé la plupart de ses images à New York,où elle a vécu et est morte. Elle travaille autour de Times Square, Lower East Side et Coney Island.
Ces photographies des enfants, des excentriques, des handicapés mentaux, des couples, des artistes de rue ou du Cirque, mais aussi des travestis et des piétons de la 5 ème avenue sont parmi les plus intimes et surprenantes images créées et issues de ces quartiers. Elle mélange le familier et le bizarre, elle révèle comment l’étrange peut surgir de n’importe où et dépeint un portrait troublant de l’Amérique des années 1960.

Diane Arbus utilisait un appareil 6X6 cm et développait elle même ses tirages. Son style était frontal, sans ornement au format carré. Elle pouvait utiliser le flash en plein jour et créer une atmosphère, une qualité surréaliste.

Ma préférence : Child with Toy Grenade in Central Park, NYC 1962

Cette photographie est actuellement en vente sur Artnet Auctions jusqu’au 28 mars 2017. Est : 100,000—150,000 USD
https://www.artnet.com/auctions/artists/diane-arbus/child-with-a-toy-hand-grenade-in-central-park-nyc

Gregory Crewdson

Œuvre dramatique et cinématographique donne à voir des événements souvent inquiétants, surréalistes. Ses photographies sont minutieusement organisées, la lumière et les décors sont précis, il utilise des équipes et les techniques de production cinématographiques.

Ma préférence : Twilight, 2003

EN CE MOMENT A LA FONDATION
Resurgence – My God-Shaped Hole
Claire Morgan
du 03 mars 2017 au 23 décembre 2017
Fondation Francès
27 rue Saint-Pierre
60300 Senlis
Plein : 5 €
Réduit : 2 €
Gratuit : moins de 18 ans
http://www.fondationfrances.com/expositions/resurgence-my-god-shaped-hole/