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Partager Partager Retour sur les nombreuses propositions de cette semaine de l’art 2025 et le choix gagnant de Julien Frydman de la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière pour OFFSCREEN. Ce lieu symbolique est devenu une vaste chambre d’échos de propositions formelles et conceptuelles amplifiées par ces murs chargés d’histoires et de vécus (de nombreuses femmes ont été traitées pour hystérie par Charcot à la Salpêtrière). Pour sa troisième participation Harlan Levey Projects (Bruxelles) présente l’artiste Marcin Dudek, né en Pologne et basé en Belgique, dont le projet entre en profonde résonance avec l’architecture de la chapelle. Connu pour ses installations évocatrices intitulées Memory Box, ainsi que pour ses peintures, sculptures et performances, Marcin Dudek développe une pratique pluridisciplinaire profondément ancrée dans son vécu personnel, qu’il reformule à travers un prisme d’abstraction sociale. Son travail explore les thèmes de la psychologie des foules, de l’identité, du traumatisme et des stratégies de survie, façonnées par les affiliations sous-culturelles et la transition turbulente du communisme vers l’hypercapitalisme. Harlan Levey, cofondateur de la galerie, réaffirme son engagement envers OFFSCREEN, soulignant que la direction curatoriale unique du salon constitue une raison majeure de sa participation suivie. Le corpus d’œuvres de Dudek a déjà été présenté lors d’une exposition personnelle au IKOB – Musée d’Art Contemporain d’Eupen, marquant un moment important dans son parcours. Je l’avais découvert à cette occasion. Fondé à Bruxelles en 2013 par Winnie Kwok et Harlan Levey, Harlan Levey Projects poursuit comme ambition d’être un espace de dialogue social et d’exploration interdisciplinaire. Depuis, la galerie a évolué pour se concentrer sur la collaboration et le soutien à des pratiques artistiques ambitieuses et conceptuelles. Travaillant avec un groupe restreint d’artistes, HLP défend des projets fondés sur la recherche, qui interrogent des questions sociales, scientifiques et technologiques complexes. En 2021, la galerie a déménagé dans un nouvel espace de 250 mètres carrés à Molenbeek, qui abrite désormais des surfaces d’exposition et des ateliers d’artistes. Marcin Dudek, Zakład, 2023 – 2025 Installation view, OFFSCREEN Paris, 2025 Vous présentez deux œuvres remarquablement immersives, Zakład (2023–2025) et Nestman (2025) de Dudek : quels sont les enjeux ? Zakład est une reconstitution à l’échelle réelle, hyperréaliste, d’un salon de coiffure occupé illégalement, situé dans le sous-sol d’un immeuble résidentiel de Cracovie, un espace à l’origine aménagé par la sœur de l’artiste durant les années tumultueuses qui ont suivi l’effondrement de la République populaire de Pologne. L’artiste a minutieusement démonté puis réassemblé le salon en utilisant ses matériaux, installations et surfaces d’origine. Des cheveux humains, collectés sur plusieurs années, sont intégrés aux murs et à l’architecture, insufflant à l’espace des traces de vie à la fois littérales et métaphoriques. Le résultat est un environnement saisissant, tangible, qui brouille les frontières entre la résilience domestique, les économies informelles et les stratégies de survie post-communistes. Parallèlement, Marcin dévoile Nestman, un nouveau triptyque audiovisuel qui attire le spectateur par un rythme pulsé, proche de celui d’un club, écho d’une euphorie ou d’une agitation lointaine. Ce théâtre miniature et surréaliste se déploie comme une réinterprétation onirique du stade de football KS Cracovia, vue à travers le prisme de la psyché fragmentée d’un supporter. Sur le terrain, une foule de silhouettes nues se meut de manière chaotique, échappant au regard des arbitres, tandis qu’une fumée orange envahit les tribunes en nuages denses et corrosifs. Suspendue au-dessus de la scène, une sphère de verre diffuse en boucle des vidéos de matchs de football réels, filmées au téléphone portable, tissant ensemble obsession personnelle et rituel collectif, jusqu’à faire s’effondrer les frontières entre spectateur et spectacle. Ces œuvres illustrent parfaitement l’approche de Marcin : puiser dans l’expérience vécue pour construire des environnements chargés, qui invitent le visiteur à confronter les politiques de l’espace, de la mémoire et de l’identité. Marcin Dudek, Nestman, 2025 Qu’est-ce qui rend cette foire spéciale pour vous ? Ce qui me fait revenir à OFFSCREEN, c’est sa vision curatoriale unique. L’approche de Julien Frydman, qui crée des ponts entre la photographie et l’art contemporain, me semble à la fois pertinente et nécessaire. D’un côté, on découvre des œuvres ancrées dans l’avant-garde, et de l’autre, des pratiques plus récentes et expérimentales. Ce dialogue à travers le temps me touche particulièrement. À la différence d’autres foires, OFFSCREEN offre un espace de réflexion. Elle ne donne pas l’impression d’être une entreprise purement commerciale : elle est guidée par les idées et l’intention artistique. En tant que visiteur ou collectionneur, on n’est pas bombardé par mille sollicitations concurrentes, on est invité à s’engager plus profondément avec les œuvres. Que pensez-vous de la scène artistique parisienne ? La scène artistique parisienne me paraît incroyablement dynamique en ce moment. Au cours des dernières années, j’ai ressenti une ouverture croissante et un véritable processus d’internationalisation. Paris devient de plus en plus accueillante, non seulement pour les artistes, mais aussi pour la diversité des perspectives et des pratiques. Il se passe tellement de choses qu’il est impossible de tout voir, et c’est précisément ce qui rend la situation excitante : cela signifie que l’écosystème est en pleine vitalité. Marcin Dudek, Zakład, 2023 – 2025 Installation view, OFFSCREEN Paris, 2025. Courtesy of the artist and Harlan Levey Projects Quelles seront vos prochaines foires ? Notre prochain rendez-vous sera Art Basel Miami Beach, suivi par ARCO Madrid. Nous n’avons pas encore pris de décision définitive concernant Art Brussels. Et comment se porte le marché de l’art en Belgique ? Est-il en difficulté ? Il m’est difficile d’être catégorique, car je ne suis pas de près les données et analyses du marché. Mais d’après ce que j’observe, de nouvelles galeries ouvrent en permanence, tandis que d’autres ferment. Il y a plus d’artistes, plus d’espaces associatifs, plus de fondations, et globalement davantage d’acteurs. En ce sens, je dirais que l’écosystème se porte plutôt bien. Le marché de l’art reste néanmoins un processus d’apprentissage. Tous les dix ans environ, il y a des vagues de spéculation. On grandit, on s’adapte. Parfois les choses ralentissent, d’autres fois elles s’accélèrent. Entre les deux, il s’agit simplement de continuer à capitaliser sur son élan et son énergie. INFOS PRATIQUES : OFFSCREEN Évènement terminé https://offscreenparis.com/fr Actuellement à la galerie : Amélie Bouvier Jusqu’au 13 décembre 2025 Harlan Levey Projects 65 Rue Isidoor Teirlinckstraat 1080 Brussels, Belgium https://hl-projects.com Marque-page1
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