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AKAA tient ses promesses et ouvre une saison africaine à Paris !

Temps de lecture : 1 minute et 31 secondes

Très attendue, cette 1ère édition ajournée d’AKAA a su trouver sa place dans la semaine intense de Paris Photo avec un Carreau du Temple totalement métamorphosé aux couleurs de l’Afrique. La jeune initiatrice Victoria Mann franco-américaine et Salimata Diop, la directrice artiste ont su alterner valeurs sûres et paris plus audacieux pour un cocktail savoureux. L’ambiance raffinée (superbe espace VIP) et les allées allégées permettaient d’apprécier cette approche engagée (non profit spaces et ONG présentes) et pointue.

Coups de coeur parmi les 30 galeries et 123 artistes des Afriques et diasporas :

  • Marco Barbon (Clémentine de la Féronnière)

En parallèle au célèbre James Barnor des Sixties londoniennes, les portraits de la ville d’Asmara, capitale de l’Erythrée, ancienne colonie italienne par Marco Barbon ont quelque chose de suranné et nostalgique. L’usage du Polaroïd

  • Mario Macilau (Ed Cross Fine Art, London)

Exposé à la Biennale de Venise en 2015, cet artiste d’abord peintre a commencé la photographie avec l’appareil portable de sa mère. Sa série sur un groupe d’enfants des rues de Maputo loin de toute emprise voyeuriste percute.

  • Nobukho Nqaba (Art Meets Camera, Cape Town)

Affublée de sacs bon marché fabriqués en Chine, l’artiste nous parle de migration et de l’intime, n’ayant pas de traces de ses parents.

  • Joana Choumali (50 Goldborne)

Dans cette série Habrée (visages marqués par les scarifications), l’artiste ivoirienne Joana Choumali redonne une fierté à ces immigrés d’Abidjan ou du Burkina Faso.

  • Farida Hamak (Regard Sud, Lyon)

Ancienne reporter de Guerre dans les années 80, l’artiste algérienne Farida Hamak devient rédactrice en chef mode au bureau parisien d’Al Khaleejiah-France, et alterne une pratique double de la photographie. « Sur les traces »réalisée dans l’oasis Bou Saada en Algérie décrit un monde poétique et mystérieux où la transparence et le blanc agissent comme un filtre.

  • Nicola Brandt (Swakopmund, Namibie)

L’artiste namibienne d’origine allemande revient sur un épisode tragique de la guerre héréro-nama-allemande de 1904-08 quand plusieurs prisonniers héréro et nanas ont servi de main d’oeuvre pour la construction du chemin de fer, certains mourant d’épuisement. Cette robe rouge héréro a été introduite par des missionnaires européens et est encore portée de nos jours, donnant un côté introspectif à ce paysage anodin d’apparence.

Mention spéciale au prix Ghetty Images Instagram remporté par l’éthiopien Girma Berta, pour sa série « Moving Shadows ».

AKAA au delà de ce côté prospectif, annonce une saison africaine avec Africa Apertura (Dominique Fiat) et Art Paris Art Fair au printemps.

1ère édition Also Known As Africa, AKAA
Foire d’art contemporain et de design

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