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Grâce à une scénographie toute en transparence et élégance, le dialogue des deux génies de la coupe et du volume : Cistobàl Balenciaga et son disciple Azzedine Alaïa, magistrale et incontournable a été l’un des temps forts de la fashion week parisienne.

Les 80 pièces intemporelles rassemblées par Olivier Saillard à la Galerie Alaïa et siège de la Fondation, comme en suspension aérienne offrent un aperçu des innovations stylistiques révolutionnaires du maître espagnol qu’Alaïa collectionne tout au long de sa vie. Telle une archive vivante qu’il revisite au gré de ses envies et inspirations. C’est au moment de la fermeture de la maison de couture de son ainé en 1968 que l’on propose à Azzedine Alaïa de reprendre les stocks de tissus et robes prochainement vendues. Cela sera le point de départ pour Alaïa passionné par les robes des années 1930 à 1950 d’une véritable mémoire de la mode.

Et même s’ils en se sont jamais rencontrés, ils ont de nombreux points communs comme le souligne Olivier Saillard, aussi à l’aise dans le tailleur et le flou, ce qui est très rare et cultivant un sens du secret. « Ce sont les Jean Prouvé ou les Le Corbusier de leur génération, ils n’œuvraient pas pour le changement de tendances, ils œuvraient pour un vêtement qu’on pouvait garder longtemps » déclare t-il.

Dentelles, boléros, volants ou tailleurs stricts partagent la même quête de perfection.

Cette exposition dont l’idée revient au couturier Hubert de Givenchy s’inscrit dans le cycle : «Azzedine Alaïa collectionneur», inauguré en janvier 2019.

INFOS PRATIQUES :
«Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme»,
jusqu’au 28 juin 2020
Galerie Azzedine Alaïa
18, rue de la Verrerie
75004 Paris
https://fondationazzedinealaia.org/

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