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Partager Partager Actu Art ContemporainOtherSide L’oeuvre polymorphe de Boltanski à Pompidou Pascal Therme22 janvier 2020 Christian Boltanski expose au Centre Pompidou une oeuvre polymorphe où se choquent, se croisent des territoires de mémoires, des fantômes, des reliquaires, des ampoules crépitantes comme des coeurs, des boites rouillées, près de 3 000, avec des souvenirs dedans, des essais de reconstitutions, des auto-portraits, des vidéos bien singulières important un temps réel, des portraits noirs et blanc en quantité, des vitrines de références, des possibilités d’auto-portraits, des théâtres d’ombre, des prendre la parole, des enfants, des registres, la vie impossible, le crépuscule, les fantômes de Varsovie, les tombeaux, bref tout un funérarium très funèbre et si léger. En passant par les légers rideaux de l’installation Les Regards, il semble qu’on glisse entre les âmes défuntes recueillies en leurs grands yeux ronds, jeunesse féminine et séduisante de cinéma muet, avant d’arriver sur le terril Grand Hornu. Tout cela est assez monumental, de grand format, si bien qu’un effet d’espace joue à plein le rapport poétique à l’enfance, celle des corps traversant dans une échelle gullivernienne un brouillard fait de gazes et de silences, de la vie, pour nous retrouver devant ces théâtres de l’absurdité ordinaire …L’exposition est magistrale et funèbre, certaines salles sont comme des cimetières heureux sous le ciel, calme et noir… Boltanski en noir et blanc pour la plupart du temps exerce une attraction puissante et déréalisante quand ce qu’il propose se compose sous les yeux en un instant , heureux des théâtres déchirés qui reviennent par dessous le temps….hanter le présent en l’habitant de ses mémoires indélébiles et toujours actives, ne vivons nous pas la fin des temps et Christian n’ouvre t il pas la porte à tous les sacrifiés, les morts, injustes, les disparus, afin de signifier l’assassinat de l’Homme par les fanatismes, la peur de l’autre la haine, agents politiques à l’oeuvre ici et hier comme maintenant; Ici rien de tout cela, le souffle d’un vent pousse les peines et les joies hors de leur culpabilité et donne au sacrifice toute son empreinte, son reliquat, comme s’il s’agissait de la matière organique de ce qui a été gommé, brûlé, évacué, et qui soudain s’installe ici pour essaimer toute la présence des décompensations salvatrices qui interpellent. Boltanski est un conteur de l’éphémère sensibilité qui fait oeuvre en trouvant ses représentations, installations au plus près de soi , quitte à revenir à tout un imaginaire hanté par l’Europe et son Histoire et à le traverser de part en part avec chacune de ses interventions… INFOS PRATIQUES : Christian Boltanski, Faire son temps Jusqu’au 16 mars 2020 Centre Pompidou Place Georges-Pompidou 75004 Paris https://www.centrepompidou.fr// A LIRE : Christian Boltanski au Centre Pompidou : une vie en mémoire Marque-page1
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