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Alors que la foire Photo London vient de fermer ses portes hier soir à la Somerset House, le nom du lauréat du Photo London x Nikon Emerging Photographer Award a été dévoilé et il s’agit du photographe britannique, Charlie Tallott grâce à sa série sur la résilience intitulée « Least Until the World Stops Going Round« . Depuis 2015, la foire a choisi de soutenir la jeune création en partenariat avec Nikon. Le travail du lauréat sera exposé en 2025 durant toute la durée de la foire. Le lauréat reçoit également une dotation en matériel.

Charlie Tallott. At Least Until the World Stops Going Round, 2024. Courtesy of the artist and New Dimension

Le jeune photographe est originaire du Yorkshire, il a débuté la photographie dans le cercle familial. Il a commencé à photographier les alentours de la  maison de ses grands-parents à Cross Gates, East Leeds. L’influence de sa famille, de son éducation et de sa ville natale imprègne son travail, qui se concentre sur la réflexion des impacts sociaux et psychologiques de la désindustrialisation par le biais de la photographie.

Charlie Tallott. At Least Until the World Stops Going Round, 2024. Courtesy of the artist and New Dimension

« Lorsque vous traversez une période très difficile, la photographie [peut devenir] un moyen de s’en sortir. Votre regard peut vous porter vers un autre monde…. Il s’agit de se rappeler que la vie est ambivalente, qu’il y a du bon et du mauvais et il faut apprécier les deux autant que possible. Il y a presque un sentiment d’appréciation et de compréhension de ce que l’on ressent, sachant que tout cela n’est que temporaire. Le monde continuera à tourner et le soleil se lèvera demain ». – Charlie Tallott

Charlie Tallott. At Least Until the World Stops Going Round, 2024. Courtesy of the artist and New Dimension

At Least Until the World Stops Going Round est une série réalisés il y a trois ans à la suite d’une tentative de suicide. Pendant trois mois, Charlie Tallott a été soutenu par des professionnels au sein du NHS. Il a utilisé la photographie comme refuge, s’efforçant de créer des réalités utopiques à travers ses images. L’œuvre agit comme un contrepoids euphorique à son expérience de lsa réalité de l’époque. Il confronte des photographies couleur et noir et blanc pour créer du contraste entre moments de bonheur et instants de solitude et d’apaisement. Cette série est d’une déclaration d’espoir et de réconfort, qui rappelle que les moments les plus sombres sont temporaires.

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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