« Je suis dans des mondes étranges » FLORE, George Sand et Frédéric Chopin à Nohant : Interview 4 jours ago
Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 3 jours ago
Masterclass Oeildeep : Les chemins de Merlin, au cœur de la légende arthurienne par Alain Le Bacquer 7 jours ago
Interview Emilie Bouvard, directrice scientifique de la Fondation Giacometti : Un face à face Huma Bhabha/Alberto Giacometti « entre poésie et férocité, humour et gravité ». 21 heures ago
De « Visages d’artistes » à « Sororité » : rencontre Sixtine de Saint-Léger, co-commissaire et responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain, musée du Petit Palais 2 jours ago
« Des mots et des mondes » Rencontre Laura Rutishauser, filière « Artistes et Métiers de l’exposition », Beaux-arts de Paris 3 jours ago
« Par-delà les Mille et une nuits. Histoire des orientalismes » : dans les constellations de Fatima Mazmouz, interview, musée du Louvre Lens 4 jours ago
Partager Partager Le Centre régional de la photographie des Hauts-de-France, à Douchy-Les-Mines, accueille la rétrospective de la photographe américaine Arlene Gottfried (1950-2017), en partenariat avec la galerie Les Douches à Paris, qui représente l’œuvre de l’artiste en 2016. Un vent new-yorkais souffle sur le nord de la France grâce à cette nouvelle rétrospective présentée par le CRP/ de Douchy-les-Mines jusqu’au 18 mai ! La photographe américaine Arlene Gottfried est née dans une famille juive modeste de Brooklyn. Elle a grandi et à passé sa vie à New York, à Coney Island tout d’abord puis dans le barrio latino et afro-américain de Crown Heights, des quartiers populaires de la ville. Arlene Gottfried – Arlene Self Portrait, 1977 /© Estate Arlene Gottfried / Courtesy Les Douches la Galerie, Paris Arlene Gottfried – Wolverine Camper, 1979 /© Estate Arlene Gottfried / Courtesy Les Douches la Galerie, Paris. La photographie entre dans sa vie presque par hasard : refusant de poursuivre des études, elle devient employée de bureau et s’initie à la photographie lors de cours du soir, où elle est la seule femme. Son père lui offre son premier appareil photo, elle commence à photographier ce qui l’entoure, ses voisins, puis se rend au festival de Woodstock. Arlene Gottfried – Johnny Cintron, 1991 /© Estate Arlene Gottfried / Courtesy Les Douches la Galerie, Paris Arpentant sans relâche New York, Arlene Gottfried devient photo-reporter et capture, durant près de 45 ans, l’effervescence et la diversité de cette mégalopole. Quelques mois avant sa mort, la galerie les Douches à Paris expose ses images pour la première fois, pour mieux faire connaître son œuvre au public français. Aujourd’hui, le CRP/, sous le commissariat de Laurence Cornet, donne un nouvel écho à son regard singulier à travers cette exposition. New York fut l’inépuisable terrain de jeu d’Arlene Gottfried qu’elle photographia durant presque 45 ans. Cette exposition est l’occastion de plonger dans le New York des années 70-90, dans ce théâtre où à chaque coin de rue se passe une scène incroyable que seule cette ville est capable d’offrir, et c’est de l’aveu même de la photographe : « Tu sors, et le reste est une surprise. Quand les choses se passent sans que cela ne soit prévu, c’est la magie de la photographie. ». Elle capture tout ce qui l’entoure, ses amis, les personnes les plus excentriques, le communauté homosexuelle… Elle redonne vie à l’ambiance libre et insouciante qui régnait avant la vague de peur du Sida… Arlene Gottfried – Untitled, n.d. / © Estate Arlene Gottfried / Courtesy Les Douches laGalerie, Paris. Surnommée « la photographe chantante » par sa mère en raison de sa passion pour le gospel, ce surnom donne son nom à l’exposition, une célébration vibrante de son œuvre et de la ville qui l’a tant inspirée. Arlene Gottfried meurt en août 2017 des suites d’un cancer, à l’âge de 66 ans. INFORMATIONS PRATIQUES CRP/ Centre régional de la photographie Hauts-de-FrancePlace des Nations 59282 Douchy-les-Mines sam15fev(fev 15)13 h 00 mindim18mai(mai 18)17 h 00 minArlene GottfriedSinging PhotographerCRP/ Centre régional de la photographie Hauts-de-France, Place des Nations 59282 Douchy-les-Mines Détail de l'événementNew-York, dans les années 70-90, était le théâtre d’une irrésistible diversité sociale, exhibant une galerie de personnes plus excentriques les unes que les autres. La pauvreté, à côté de la Détail de l'événement New-York, dans les années 70-90, était le théâtre d’une irrésistible diversité sociale, exhibant une galerie de personnes plus excentriques les unes que les autres. La pauvreté, à côté de la douleur qu’elle générait, était en contraste le moteur d’une intarissable soif de vie, d’improvisation de petits bonheurs dans l’espace urbain : un barbecue improvisé sur un trottoir, un poste de télévision branché sur un lampadaire public et installé sur le capot d’une voiture, une après-midi à la plage. Ayant grandi dans les quartiers populaires de Brooklyn, d’abord à Coney Island puis dans le barrio latino et afro-américain de Crown Heights, Arlene Gottfried (1950-2017) côtoie cette réalité depuis l’enfance et se tourne spontanément vers ses voisins lorsqu’elle reçoit de son père son premier appareil photo. Si elle a d’abord choisi la photographie parce qu’elle « ne pouvait pas rester immobile dans une salle de classe », Arlene Gottfried en a rapidement fait une activité à plein temps. Pour gagner sa vie, elle travaille dans une agence de publicité. Le reste du temps, elle sillonne la métropole, un appareil autour du cou, et documente ce qui la touche : les figures de sa communauté, qu’elle croise tous les jours, ses amis, les clubs, l’extravagance provocatrice qui a précédé la vague de peur du Sida, et le gospel, qu’elle va vite pratiquer avec autant de ferveur que la photographie. La bienveillance d’Arlene Gottfried se lit dans les regards qui se succèdent, image après image. « Tout le monde était tellement détendu à l’idée d’être photographié », expliquait la photographe. Souvent même, ce sont eux qui la sollicitaient, comme ce nudiste musclé qui pose, les biceps gonflés, à côté d’un juif orthodoxe couvert de la tête aux pieds. « La plupart du temps c’est comme ça, tu sors, et le reste est une surprise. Quand les choses se passent sans que cela ne soit prévu, c’est la magie de la photographie. » Chaque tranche de ce portrait de New York est une histoire, un souvenir intime d’Arlene Gottfried, des gens qu’elle a rencontrés et des lieux qu’elle a aimés. Libre à chacun de les regarder avec la nostalgie d’un temps révolu ou de les étudier comme des documents historiques. Malgré leur ancrage dans une époque, ces clichés restent atemporels, chargés qu’ils sont d’humour et de tendresse. Une ode altruiste chantée en images. Laurence Cornet, commissaire de l’exposition. ► Vernissage le 15 février 2025 à 12h30, en présence de Laurence Cornet, commissaire de l’exposition. Partenaires de l’exposition : Les Douches la Galerie. Dates15 Février 2025 13 h 00 min - 18 Mai 2025 17 h 00 min(GMT-11:00) LieuCRP/ Centre régional de la photographie Hauts-de-FrancePlace des Nations 59282 Douchy-les-MinesOther Events CRP/ Centre régional de la photographie Hauts-de-France Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
Le bruissement entre les murs de Clara Chichin et Sabatina Leccia par Céline Pévrier (sun/sun éditions)
L'Invité·e Carte blanche à Florence Verrier : La galerie Parallax à la Biennale d’Aix Pour sa troisième carte blanche, notre invitée de la semaine, Florence Verrier, directrice de la galerie Parallax d’Aix-en-Provence, nous dévoile la prochaine ...
Interview Art Contemporain Interview Emilie Bouvard, directrice scientifique de la Fondation Giacometti : Un face à face Huma Bhabha/Alberto Giacometti « entre poésie et férocité, humour et gravité ». Après le musée Picasso-Paris, Emilie Bouvard a rejoint la Fondation Giacometti en 2019 en tant que directrice scientifique aux côtés de Catherine ...
Evénements Rétrospective Lee Miller à Paris, un destin d’exception Dix-huit ans après la grande rétrospective présentée au Jeu de Paume, l’une des grandes figures de la photographie du XXème siècle, Lee ...
« Je suis dans des mondes étranges » FLORE, George Sand et Frédéric Chopin à Nohant : Interview 4 jours ago
Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 3 jours ago
Masterclass Oeildeep : Les chemins de Merlin, au cœur de la légende arthurienne par Alain Le Bacquer 7 jours ago
Interview Emilie Bouvard, directrice scientifique de la Fondation Giacometti : Un face à face Huma Bhabha/Alberto Giacometti « entre poésie et férocité, humour et gravité ». 21 heures ago
De « Visages d’artistes » à « Sororité » : rencontre Sixtine de Saint-Léger, co-commissaire et responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain, musée du Petit Palais 2 jours ago
« Des mots et des mondes » Rencontre Laura Rutishauser, filière « Artistes et Métiers de l’exposition », Beaux-arts de Paris 3 jours ago
« Par-delà les Mille et une nuits. Histoire des orientalismes » : dans les constellations de Fatima Mazmouz, interview, musée du Louvre Lens 4 jours ago
Interview Emilie Bouvard, directrice scientifique de la Fondation Giacometti : Un face à face Huma Bhabha/Alberto Giacometti « entre poésie et férocité, humour et gravité ».