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Los Angeles est la ville de toutes les extravagances, l’architecture de la seconde ville la plus peuplée des Etats-Unis, après New York, est plurielle et fait se côtoyer le moderne à l’ancien. C’est ce qui a frappé le photographe français Denis Freppel, qui s’est installé à LA en 1982. Trente ans durant, il immortalisera l’architecture des grandes villes en Californie, mais aussi à New York et à Paris. La Fondation Auer Ory pour la photographie lui consacre une exposition qui s’inaugure demain.

L’exposition « Los Angeles, architectures et autres horizons » rassemble une sélection de photographies réalisées sur plus de quarante ans et issue de la Collection de la Fondation Auer Ory.

En tant que cinéphile, le film muet « Berlin, symphonie d’une grande ville » réalisé par Walter Ruttmann en 1927 m’a peut-être, inconsciemment, donné l’idée de photographier les divers quartiers de Los Angeles, combinant la photo de reportage et la photographie d’architecture.
Je suis un autodidacte formé par la lecture des livres d’Ansel Adams, les cours par correspondance de la Famous Photographers School, un stage d’été dans un laboratoire couleur et de l’assistanat chez un photographe publicitaire.
A ce jour, toutes mes photographies d’architecture sont en couleur, mais j’ai toujours privilégié le noir et blanc et j’ai volontairement doublé les prises de vue couleur en noir et blanc quand c’était possible.
Un de mes confrères a très justement dit que la photo d’architecture était 10% inspiration et 90% transpiration. A la suite de quoi, j’ai donc exploré la ville sans idée préconçue, photographiant l’ombre et la lumière, le vide et le plein, le beau et le laid, le bruit et le silence.
Avec un peu de chance et de patience, un détail va occasionner une image, car l’imprévu dans le paysage urbain est une bonne aubaine. Ce peut être une ruelle entre une rangée de bâtiments et des poubelles remplies de tissus bariolés laissant deviner des ateliers de confection dissimulés à nos regards, une église isolée sur un grand boulevard ressemblant à une échoppe mais surmontée d’une croix, ou encore des réverbères délabrés sur un parking envahi par les mauvaises herbes jouxtant un supermarché abandonné… Il n’y a, pour moi, pas de grands ou de petits sujets, un petit bungalow est aussi intéressant à photographier qu’un immeuble de prestige signé par un architecte de renom.
Même en accumulant tous ces détails, j’ai bien l’impression qu’il est impossible de compléter le
puzzle de Los Angeles.
Denis Freppel, novembre 2017

INFORMATIONS PRATIQUES
Los Angeles, architectures et autres horizons, 1967-2010
Denis Freppel
DU 18 janvier au 13 mai 2018
Fondation Auer Ory pour la photographie
10 rue du Couchant
CH-1248 Hermance
Ouvert au public sur rendez-vous
+41 (0)22 751 27 83 ou auer@auerphoto.com
Entrée gratuite

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