Temps de lecture : 1 minute et 38 secondes

En novembre dernier, la plus ancienne galerie dédiée à la photographie rouvrait ses portes. Ce soir, la Galerie Agathe Gaillard, dirigée aujourd’hui par Fiona Sanjabi, inaugure sa nouvelle exposition « Songes Mexicains » de Colette Urbajtel photographe française, mexicaine d’adoption et Manuel Álvarez Bravo, père fondateur de la photographie mexicaine.

Couvrant une grande partie du XXème siècle, Manuel Álvarez Bravo (1902-2002) capture un imaginaire mexicain avant-gardiste, poétique et atemporel inspiré de la littérature, de la peinture, des rencontres avec les artistes mexicains post-révolutionnaires et des grands muralistes comme Diego Rivera, José Clemente Orozco, David Alfaro Siqueiros et Rufino Tamayo. Don Manuel illustre à travers la photographie ses « diverses expériences humaines et artistiques ».
À partir des années 1920, il commence à photographier l’essence du quotidien, des natures mortes, des abstractions, la beauté des femmes et des paysages.

Le photographe travaille également aux côtés de Tina Modotti, de Luis Buñuel et est influencé dès ses débuts par le travail de Hugo
Brehme. Il rencontre Josef Koudelka, Edward Weston, Paul Strand. Dès 1934, il expose avec Henri Cartier-Bresson, puis Walker Evans.

Des expositions individuelles et collectives ont salué l’oeuvre de Manuel Álvarez Bravo, au Mexique et à l’étranger, dans les musées,
au MOMA – dont il fut le premier latino-américain à entrer dans la prestigieuse collection – dans de célèbres galeries à New York, Londres, Tokyo et une première fois en 1990 à la galerie Agathe Gaillard à Paris. En 2012, le Musée du Jeu de Paume à Paris lui
consacre une très belle exposition.

Manuel Álvarez Bravo inspire d’autres talents tels que Colette Urbajtel. Née en 1934, à Paris, elle part pour le Mexique en 1959 dans le but d’y écrire sa thèse en économie et découvre
la photographie. À l’issue de cet échange culturel, l’artiste française rencontre Manuel Álvarez Bravo et devient son épouse en 1962
puis son assistante. Elle restera à ses côtés jusqu’à la mort de l’artiste en 2002.

La photographie naît naturellement chez Colette Urbajtel, elle compose depuis le plus jeune âge des « scènes dans la rue ou ailleurs ». Elle photographie le Mexique et la France des années 1970 – 1980. Son travail se distingue par une approche sensible de la matière ainsi que par des « correspondances inattendues » ainsi
que l’expliquent Gina Rodriguez et Alfonso Morales Carrillo dans l’oeuvre La photographie mexicaine, sortie le mois dernier. Il s’agit d’un regard européen sur sa terre d’adoption dont elle extrait l’essence de la beauté du pays.

La Galerie Agathe Gaillard propose donc un voyage onirique à travers les époques et le paysage intérieur de ces deux artistes.

INFORMATIONS PRATIQUES
Songes Mexicains
Colette Urbajtel & Manuel Álvarez Bravo
Du 8 février au 31 mars 2018
Galerie Agathe Gaillard
3 rue du Pont Louis Philippe
75004 Paris
Du mardi au samedi de 14h à 19h et le matin sur rendez-vous
http://www.galerieagathegaillard.com

Leave A Comment

Your email address will not be published.

Captcha loading...

X
X