Temps de lecture : 1 minute et 5 secondes

Je ne peux finir la semaine sans évoquer le sujet qui me tient le plus à coeur en ce moment, à savoir l’exposition « Midi et Quart » de Yannig Hedel, actuellement en cours à la galerie.

Ce n’est pas simplement parce que cette exposition vient de démarrer ou parce qu’elle est juste magnifique (!), mais bien parce qu’elle symbolise à elle seule tout ce que j’aime dans l’art, la ligne de la galerie, et l’idée que je me fais de ma mission en tant que galeriste. En effet, Yannig Hedel est un artiste en tous points exceptionnel. À l’image de Soulage ou de Mondrian, il a passé sa vie entière, avec une obsession sans faille, à s’enthousiasmer, que dis-je, à se passionner pour un seul sujet – sujet ô combien universel : le temps qui passe.

Sur cinq décennies, sans compromis ni détour et avec une patience monastique, il a bâti une Oeuvre.

Yannig Hedel est pour moi l’un des artistes les plus importants du XXe siècle, et je pèse mes mots. La subtilité de ses images, l’extrême beauté de ses tirages et la singularité de sa vision font de cette oeuvre un monument incontournable de la photographie.

Par ailleurs, au-delà de toutes ces qualités objectives, j’ai été intrigué par le fait qu’en dépit de très nombreuses expositions en France et à l’étranger, et malgré la présence de nombre de ses chefs-d’œuvre dans d’importantes collections privées et publiques, son nom reste encore méconnu, tant du grand public que de certains amateurs et autres experts de la photographie.
Comme pour Harold Feinstein, artiste américain dont j’ai la chance de représenter le travail, il m’a semblé plus qu’important de tenter de réparer cette injustice.

J’invite donc tous les lecteurs de 9Lives Magazine à courir voir cette exposition, ouverte jusqu’à 10 novembre.

INFORMATIONS PRATIQUES

sam08sep(sep 8)11 h 00 minsam10nov(nov 10)19 h 00 minYannig Hedel : Midi et QuartGalerie Thierry Bigaignon, 9 rue Charlot 75003 ParisType d'événement:Exposition,Photographie

X
X