Temps de lecture : 1 minute et 26 secondes

Fatma Fahmy, photographe documentaire égyptienne remporte la première édition du Prix Daniele Tamagni. Grâce à son sujet intitulé « Once There Was a Tram », elle remporte avec une bourse d’un an au Market Photo Workshop de Johannesburgh, en Afrique du Sud.

Nous avons été impressionnés par la force de narration du travail de Fatma, par ses images riches en poésie, porteuses de valeurs humaines et empreintes de nostalgie. Fatma se concentre sur les sociétés et les communautés qui préservent leurs traditions, leurs racines et crée des images qui amplifient ces liens avec le passé tout en mettant en lumière certains aspects de la vie de tous les jours ». Giordano Tamagni, président du jury

Le sujet lauréat, Once There Was a Tram (Il était une fois un tramway) est consacré au réseau de tramways d’Alexandrie, datant du 19e siècle.
Fatma Fahmy explique ainsi son projet : « …J’ai décidé d’entrer dans ce tramway pour explorer cet univers intérieur, ce monde singulier en pensant qu’il était peut-être le reflet de l’extérieur. En effet, les histoires des voyageurs, leurs vies quotidiennes se laissent deviner dans chacun de leurs regards, de leurs gestes ou de leurs expressions. Tout-à-coup, la lumière pénètre dans le tram et tombe sur les gens, comme un faisceau d’espoir à travers la morosité de leur vie quotidienne. En sentant pulser le rythme de la vie, je capte aussi les ondes de pression extérieures qui s’exercent sur tous.
Je perçois le degré d’intensité que chacun met dans sa journée.
Chaque voyageur entrant ou sortant du tram apporte son histoire ou repart avec. La vie est retransmise en direct. Alors que ces gens se rendent à leur destination en se questionnant sur leur sort, je me pose toujours la même question : combien de temps cette « boîte » résistera-t-elle aux changements du monde extérieur ? ».

Fatma souligne combien il est difficile d’être photographe, et qui plus est, une femme photographe dans une société mono vision où les choses sont perçues à travers une perspective unique, et ce sans même sans parler de l’appareil photo qui, lui, est systématiquement vu comme « Big Brother ».
En dépit de la dure réalité de violence et de discrimination, qu’elle photographie, Fatma à travers sa narration photographique, saisit toujours l’importance de ces moments de la vie quotidienne où les gens sont pleinement dignes et eux-mêmes.

https://www.instagram.com/fatmah.fahmy/

X
X