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Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible, co-commissaire Géométries de l’Invisible à l’EAC, Mouans-Sartoux

Temps de lecture estimé : 16mins

« Les Géométries de l’invisible » à l’Espace de l’art concert de Mouans Sartoux est une approche totalement inédite de la collection de  Sybil Albers et Gottfried Honegger et relativement radicale des fondements du manifeste de l’art concret par Pascal Pique invité par Fabienne Grasser-Fulcheri. Le parcours nous conduit à une trajectoire ascensionnelle et initiatique aux confins de la métaphysique, de la spiritualité, du soin et des cosmogonies de l’invisible dans un continuum transhistorique qui va de Jeronimus Bosch à Yves Klein, Piet Mondrian, Mario Mertz, Sol Lewitt, John McCraken, ou Art Orienté Objet. Bienvenue dans ces forces cachées et vibratoires qui régissent l’univers et la création !

« Une exposition à la fois exotérique et ésotérique pour remettre sur le devant de la scène au regard de la perception de l’art, des phénomènes que notre histoire de l’art a volontairement passé sous silence »

Historien de l’art, critique d’art, organisateur d’exposition et chercheur doctorant, Pascal Pique s’intéresse aux relations entre l’art et les différentes formes de l’Invisible depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Ainsi qu’à l’énergétique des œuvres d’art. Depuis 2013, date à laquelle il fonde le Musée de l’Invisible il se consacre au développement de ce projet transculturel, transhistorique et transdisciplinaire sous la forme d’expositions, de publications, de conférences ou de workshops. Avec entre autres initiatives, le lancement d’un Manifeste de l’arbre, la mise en place d’une “Académinérale” ou d’un centre d’art dédié aux abeilles. Pascal Pique a dirigé l’art contemporain au musée des Abattoirs à Toulouse et le Frac Midi-Pyrénées jusqu’en 2012.

Géométries de l’Invisible à l’Espace de l’art concret : genèse du projet

L’origine remonte à loin lorsque j’avais proposé une exposition dans une grotte, au mas d’Azil en Ariège en 2009 (hors les murs Les Abattoirs). L’idée de cette exposition « Dreamtime » étant de faire revenir des artistes dans une grotte préhistorique puisque l’on sait que dans la préhistoire 70% des représentations sont de l’ordre abstrait ou géométrique. Nous avons beaucoup côtoyé alors Jean Clottes, préhistorien et je lui ai demandé ce qui avait fait que l’être humain soit allé pour inventer l’image au plus profond de la montagne. Il m’a répondu que l’on ne saurait jamais même si on pouvait commencer à trouver des choses en s’intéressant de nouveau aux cultures de l’invisible à savoir ce qui est de l’ordre des esprits, des outres mondes, des cultures chamaniques. Ce qui m’a conduit à donner naissance au Musée de l’Invisible, dont émane cette exposition Les géométries de l’Invisible, est la première exposition transhistorique qui tisse cette relation de la géométrie à travers les âges jusque dans l’abstraction à la fois moderne et contemporaine.

Pourquoi l’exposition Les Géométries de l’invisible à l’EAC ?

C’était très important d’inscrire cette exposition à l’EAC et je remercie encore Fabienne Grasser-Fulcheri la directrice à qui je suis allé proposer le projet il y a 2 ans environ. L’EAC est le temple de l’art abstrait géométrique en France et en Europe à partir des collections constituées par Sybil Albers et Gottfried Honegger. Si l’ on reprend le manifeste de l’art concret il dit plusieurs choses : Honneger dit clairement que l’art n’a rien à voir avec la nature, c’est une pure création humaine il prend aussi des positions contre la métaphysique, la spiritualité. C’était les derniers feux de ces -ismes de l’avant-garde qui repoussaient de plus en plus les limites du fait artistique jusqu’à en faire quelque chose de tellement abstrait qu’il en est concret, réel et comme dé-contingenté. Faire cette exposition qui réinvestit entre autres les questions de la spiritualité et de la métaphysique à l’Espace de l’art concert n’est pas du tout anodin. C’est même une prise de position assez radicale et moi-même je viens d’une formation d’histoire de l’art assez formaliste aux côtés de Serge Lemoine à l’université de Dijon que je remercie encore, un tenant de l’abstraction systématique proche de François Morellet et aussi d’Aurélie Nemours. L’idée est de réinjecter ces questions à la fois dans notre perception d’historien de l’art français -assez différente de la perception anglo-saxonne et qui reste relativement à la traine sur ces sujets alors que l’on revisite depuis un certain nombre d’années des présupposés des avant-gardes- à travers la question des cultures des invisibles. Il y a une salle dans l’exposition que l’on a travaillé avec Fabienne que je trouve très belle et aboutie autour de la couleur et la contemplation qui part d’Yves Klein avec Aurélie Nemours, Günther Uecker, Bernard Aubertin, Ingeborg Lüscher, Dadamaino et John McCraken. Cette salle à partir d’Yves Klein et son usage du rosicrucisme développe vraiment une sorte d’alchimie interne que l’on a voulu inscrire dans ce parcours initiatique en quelque sorte.

Vues in situ de l’exposition Géométries de l’Invisible à l’Espace de l’art concret. © photo eac

L’ambition de cette exposition et son parcours

Il convient de préciser que cette exposition fait partie d’un projet de recherche universitaire au niveau d’un doctorat avec une dimension assez pédagogique et démonstrative totalement assumée avec une dizaine de salles dédiées à des questions très précises.

La première salle est dédiée à la géométrie et la préhistoire avec des photographies de Philippe Durand, Basserode et des objets qu’il collecte autour de cette géométrie matricielle et première que l’on retrouve dans de nombreuses technologies actuelles. La 2ème salle à partir d’un des premiers igloos de Mario Mertz s’intéresse aux géométries naturelles à partir des motifs du pattern de l’arbre, de l’arborescence, du vortex. L’on croise l’un des premiers chemins du musée de l’Invisible autour du travail sur l’arbre.

La salle suivante est dédiée à la géométrie ésotérique et sacrée avec Jean-Luc Leguay, enlumineur qui prolonge la tradition du Moyen Age, ayant été initié pendant 10 ans par un moine ermite franciscain à la géométrie du nombre d’or, la spirale et le rectangle d’or. Il est en dialogue avec l’un de ses élèves Arthur Lambert avec une peinture assez fascinante. Ensuite nous abordons la question des cosmogrammes, et structures de représentation de l’humain dans l’univers à partir du motif de l’arbre de vie que l’on retrouve dans toute l’histoire de l’art avec une résurgente importante aujourd’hui dans la sphère décorative. On est sans doute sur l’une des matrices de l’histoire de l’art avec l’évocation d’un schéma transhistorique et d’une première œuvre qui va servir de base de développement du Musée de l’invisible.

Vues in situ de l’exposition Géométries de l’Invisible à l’Espace de l’art concret. © photo eac

L’espace suivant est dédié à la quadrature du cercle, salle qui introduit celle déjà évoquée autour d’Yves Klein. Puis nous arrivons aux géométries médiumniques, m’étant beaucoup intéressé à cette question des perceptions extra-sensorielles à la fois à travers ce que l’on appelle l’art brut chez des artistes comme Augustin Lesage par exemple dans une géométrie exponentielle et presque fractale, que l’on retrouve dans certaines formes d’art premier. Cette salle réunit à la fois Jean Perdrizet, ce scientifique adepte de spriritisme à Digne-les-Bains, Philippe Deloison, grand joaillier de la place Vendôme qui mène en parallèle un carrière de peintre médiumnique, l’un des collaborateurs importants du musée de l’Invisible, et Emma Kunz, guérisseuse et medium suisse qui soignait à l’aide de dessins géométriques redécouverts par le curateur suisse Marc-Olivier Wahler, faits au pendule sur du papier millimétré. Des dessins exposés à présent comme des œuvres d’art et qui sont toujours actifs.

Cette salle précède un focus sur les géométries visionnaires avec trois artistes : Vidya Gastaldon, Miriam Mechita et Irina Quinterne qui pratiquent une quête de vision proche pour aller chercher l’image au-delà du mental avec des minéraux ou du yoga pour Vidya Gastaldon ou par le dessin automatique et surréalisant d’Irina Quinterne. On observe dans cette salle une sorte de fusion entre abstraction et figuration, des zones de porosité intéressantes quand on cesse d’opposer les choses. Cela précède l’avant dernière salle de l’exposition autour des géométries cosmologiques et un seul artiste, Vladimir Skoda. L’artiste est un peu l’un des derniers grands artistes forgerons, tchèque d’origine, formé à Prague qui a appuyé son développement sur une certaine culture de l’alchimie comme beaucoup d’autres artistes. Je m’intéresse beaucoup aux artistes qui réinvestissent cette dimension tels que Beuys, Klein et beaucoup d’autres dans l’exposition.

Nous terminons le parcours par la tour du château avec la double exposition d’Isabelle Péru et Olivier Rau. Isabelle Peru est une jeune peintre autodidacte de la région qui développe un travail autour d’une sorte de mandala circulaire présenté en lumière noire aux côtés d’une sculpture d’Olivier Raud, designer énergétique qui utilise la polarité du bois. Le parcours qui démarre avec un escalier et l’intervention particulière de Sandra Lorenzi, un Disque Talismanique qui accueille le visiteur au pied de la spirale, s’inscrit dans un mouvement ascensionnel. On accède à une première élévation pour passer les différentes étapes que je vous ai décrites pour finir dans cette tour où l’on se trouve propulsés au cœur de la lumière et de l’énergétique des Géométries de l’invisible. A la façon d’un parcours initiatique. L’exposition joue à la fois sur une forme d’ésotérisme et aussi une forme d’exotérisme, l’idée étant pour remettre sur la table au regard de l’histoire de l’art et plus largement de notre perception de l’art, des choses que notre histoire de l’art a passé sous silence et n’a pas voulu regarder pour différentes raisons que j’étudie aussi dans mon doctorat.

Vues in situ de l’exposition Géométries de l’Invisible à l’Espace de l’art concret. © photo eac

Une exposition dans la continuité  d’Energeia musée de l’Invisible/Topographie de l’art à Paris 

La première œuvre qui ouvre l’exposition dans l’escalier de Sandra Lorenzi ouvrait aussi l’exposition Energeia, magnifique talisman qui reprend la forme du Sceau de Salomon, associé à des coquilles Saint-Jacques avec de la peinture à la feuille d’or très rayonnante. Cette peinture a une fonction à la fois de protection et de soin. Il faut savoir que quand on s’intéresse aux cultures de l’invisible on me parle souvent de prendre un certain nombre de précautions même si mon approche est beaucoup classique et rationnelle qu’ésotérique. J’explore ces œuvres à la manière d’un anthropologue mais comme on dit souvent qu’il faut se protéger de ces œuvres j’ai choisis ce talisman en ouverture de l’exposition. Géométries de l’invisible est la suite directe d’Energeia d’un point de vue plus transhistorique et précis sur certains segments alors qu’Energeia avait comme principe d’introduire la notion d’énergétique de l’œuvre d’art. Deux notions connexes. L’énergétique de l’œuvre d’art est une proposition qui consiste à dire que dans notre culture occidentale on a plus une relation visuelle et textuelle à l’art. Toutes les dimensions énergétiques qui deviennent de plus en plus importantes d’ailleurs dans ce mouvement culturel de fond très puissant qui touche tout le monde. Qui ne fait pas son yoga, ne dialogue pas avec les arbres, a ses pierres sur soi etc..

On sent très bien que le modèle dans lequel on vit a une forme d’obsolescence et que non seulement il faut trouver d’autres alternatives et surtout trouver l’énergétique pour en quelque sorte survivre à un certain nombre de choses de l’épisode que l’on traverse actuellement.

Les œuvres d’art n’ont-elles pas une énergétique propre à terme qu’on peut ressentir autrement que visuellement ou par le texte et la critique ? On sait très bien que quand on critique une œuvre on s’en imprègne et on la ressent de manière plus forte et particulière. Comme si l’œuvre était une sorte de champ vibratoire qui porte à la fois la charge de celui qui l’a faite, ses intentions, sa structure cachée, sa géométrie qui produit des ondes de forme, de la vibration de tout ce qui nous entoure l’inerte et le vivant. C’est cette question qui est sous-jacente à l’idée d’une sorte de soin, une sorte d’art therapy. Considérer l’art comme une sorte de soin, ce qui a été le cas dans l’histoire de l’art depuis l’origine jusqu’à nos jours. Dans l’art des grottes il semblerait qu’il en va de cet ordre par rapport au vivant, l’appel aux animaux, prendre soin de la nature, de l’âme…puis dans la peinture du Moyen Age quand on regarde bien Jérome Bosch le Jardin des délices qui est un véritable soin, tout l’art du Moyen Age se pratiquait dans les églises avec de véritables processions qui offraient une façon de se recharger à la fois dans le bâtiment et face à l’œuvre. Il y a tout un impensé dans l’histoire de l’art et dans l’esthétique occidentale de ces questions que je propose de revisiter à partir d’œuvres contemporaines. Mais je précise que mon point de départ a toujours été les œuvres et non une théorie.

Qu’est-ce que le Musée de l’Invisible ?

Il a été créé en 2013 sous la forme d’une association. Il n’existe pas en tant que bâtiment avec une collection, des budgets.. Il part de rien. Si l’on remonte à mon histoire j’ai dirigé le département d’art contemporain du musée des Abattoirs à Toulouse et le Frac Midi Pyrénées jusqu’en 2012. Je quitte les Abattoirs non pas de mon gré suite à une suppression de poste et à partir de là je me suis demandé ce que j’allais faire. J’ai alors réuni mes centres de motivation, les sciences cognitives, l’exposition dans la grotte et les propos de Jean Clottes. J’ai alors décidé de lancer un projet hors institution en free lance et en toute liberté redémarrant de zéro alors que j’avais eu plus de 4M€ de budget avant ! J’ai commencé à démarcher d’anciens collègues ou des gens que je ne connaissais pas. J’ai eu la chance d’avoir l’oreille de Jean de Loisy qui m’a permis d’organiser des journées de conférence au Palais de Tokyo autour du musée de l’Invisible et de lancer le premier projet : l’Académie de l’arbre en 2013. Cela m’a permis de développer une sorte de yoga de l’arbre, une pratique énergétique de l’arbre, qui a donné lieu à plusieurs expositions, à un manifeste de l’arbre et à des expérimentations. Je propose par exemple aux artistes de faire le contact à l’arbre avant de créer des œuvres pour voir ce qui se passe.

Le deuxième département du Musée de l’invisible a été consacré au minéral sur le même mode puisque je me suis rendu compte que beaucoup d’artistes revisitaient ce monde minéral. J’avais commencé à travailler la dimension lithique, l’art de la pierre, l’art des grottes étant intimement lié au minéral. Finalement c’est l’arbre et la pierre qui m’ont mis sur le chemin de l’énergétique de l’œuvre d’art.

Le troisième département qui va de soi est l’animal et nous développons un projet avec une apicultrice Catherine Flurin dans les Hautes Pyrénées près de l’endroit où j’habite. Catherine a mis en place un yoga des abeilles et l’on propose aux artistes de faire l’expérience de la vibration des abeilles et nous avons créé un centre d’art qui s’appelle l’Abeille blanche.
Le musée de l’invisible propose aussi des workshops dans les écoles d’art et c’est très important à partir de l’arbre ou du minéral en proposant aux étudiants de se ré-imprégner de ces dimensions et de les utiliser comme de véritables techniques de création. L’accueil est à chaque fois très favorable et enthousiaste avec des résultats assez étonnants.
La première exposition du Musée de l’invisible a été Astralis en 2014 à l’Espace Culturel Louis Vuitton à l’époque aux Champs Elysées sous la direction de Marie Ange Moulonguet que je remercie encore de ce moment assez fondateur autour de la question de l’invisible que j’avais prise sous l’angle de l’art visionnaire. C’est-à-dire comment l’œuvre ou la vision de l’œuvre advient à l’artiste à travers un parcours avec plusieurs artistes qui sont un peu les piliers du musée de l’invisible comme Basserode, Art Orienté Objet, Myriam Mechita (également présents à l’EAC).

Question plus personnelle : que vous inspire cette pandémie ?

C’est un peu ahurris que l’on traverse tous cette pandémie. Je crois que j’ai attrapé le Covid même si je ne le saurai jamais et à ce moment on se retrouve comme beaucoup de personnes complètement démunis face à des décisions qui sont prises. J’avais d’ailleurs fait une interview de mon cardiologue Jean-Baptiste dans un blog de Mediapart qui a été l’un des premiers médecins à prendre des positions fortes dès le début et j’ai été très sensible à ce qui s’est passé dans les Ehpad.
J’ai demandé à plusieurs artistes de travailler comme Irina Quinterne qui a fait une série de dessins qui s’appelle Corona Suite que l’on a diffusés au mois de juin, j’ai aussi questionné Abraham Poincheval sur ces questions. Ce que cela m’inspire c’est que l’on a l’impression que c’est comme si l’ensemble du corps politicio-social était atteint d’une forme de maladie auto-imune, c’est très proche et en fait on sur-réagit. On sur-réagit quitte à s’empoisonner et à s’auto-détruire ! On assiste à un monde qui bascule vers quoi on ne sait pas trop. En tous cas ça peut se soigner et j’ai vu passer dans les réseaux énergéticiens que le meilleur moyen de lutter contre le Covid était de faire monter son taux vibratoire et ce serait la raison pour laquelle les enfants sont peu atteints, l’enfant ayant un taux vibratoire plus important qu’un adulte, du fait sans doute de l’énergétique de la croissance. Et plus on vieillit plus le taux vibratoire de l’humain baisse. L’exposition se veut un véritable soin et je l’ai dédié d’ailleurs à une amie Odile Biec-Morello qui a dirigé l’Espace de l’art concret de 1992 à 2001.

Et Pascal Pique de conclure : « Et si le meilleur moyen de lutter contre le Covid était de faire monter son taux vibratoire, notamment en allant visiter Géométries de l’Invisible ! »

INFOS PRATIQUES :
Géométries de l’Invisible
Jusqu’au 3 janvier 2021
Espace de l’art concret, centre d’art contemporain
Donation Albers Honegger
Château de Mouans
06370 Mouans-Sartoux
https://www.espacedelartconcret.fr/

En savoir plus sur :
Le Musée de l’Invisible
28 Rue des Tanneries
65380 Lamarque-Pontacq
https://blogs.mediapart.fr/pascal-pique

Marie-Elisabeth De La Fresnaye
Après une formation en littérature et histoire de l'art, Marie de la Fresnaye intègre le marché de l'art à Drouot et se lance dans l'événementiel. En parallèle à plusieurs années en entreprise dans le domaine de la communication éditoriale, elle créé son blog pour partager au plus grand nombre sa passion et expertise du monde de l'art contemporain et participe au lancement du magazine Artaïssime. http://fearofmissingout.over-blog.com

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