Carte blanche à Frédérique Founès : Au delà de l’exposition « La diagonale du plein », une expérience collective d’agence 3 jours ago
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 5 jours ago
« Je suis dans des mondes étranges » FLORE, George Sand et Frédéric Chopin à Nohant : Interview 11 mai 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose 2 jours ago
Masterclass Oeildeep : Les chemins de Merlin, au cœur de la légende arthurienne par Alain Le Bacquer 8 mai 2026
Ouverture de BRUSK à Bruges : Rencontre Kristl Strubbe, directrice Musea Bruges « Une dynamique de connexions atypiques… » 4 jours ago
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 5 jours ago
Partager Partager Peut-on reprendre cinquante ans de photographie en un ouvrage de trente images ? Peut-on conclure quel siècle inouï d’abominations, de désespoirs, de luttes vaines fût le XXème en un volume, comme à l’accoutumée, extrêmement concis ? C’est ce que nous propose Slow Motion paru aux Editions Bessard. Stéphane Duroy revisite son œuvre à travers un livre poignant imprimé en rhisographie. Le procédé, qui fait la part belle à l’aléatoire, permet ici une redécouverte noir et blanc, presque fanzine, de toutes ses années de photographie. © Stéphane Duroy / Editions Bessard, Slow Motion Mais, par-delà la forme originale, toute la radicalité du photographe est condensée dans ces images. © Stéphane Duroy / Editions Bessard, Slow Motion Le XXème a été un siècle de violence, de meurtres inimaginables. C’est ce que semble nous dire Stéphane Duroy. Que reste-t-il après deux guerres mondiales ? Que reste-t-il après la Shoah ? Que reste-t-il après tant de luttes écrasées par les puissants ? Rien. Rien ou quelques idéaux libertaires, mouvement punk et jeunesse à l’ironie mordante. Pourtant, il n’y a ici aucun nihilisme. Juste un constat direct que ce siècle éminemment guerrier, barbare, ne laisse de tangibles que les traces de la violence. © Stéphane Duroy / Editions Bessard, Slow Motion Comme toujours les photographies oscillent entre une forme de désespoir lucide, de colère nécessaire et cette impression que l’Homme a été si loin qu’il a définitivement aboli toute humanité. Une femme marche le long des barbelés de Birkenau. Elle vient de faucher de l’herbe. Pourquoi ? Pour qui ? Peut-on encore vivre alentours de ce qui fût le paroxysme de la barbarie ? On peut visiblement. Mais à quel prix… Et avec quel oubli ? On dort sous des cartons, on regarde par la fenêtre les briques sous la pluie. On se tient la tête ; des lustres quelconques brillent à peine sous les peintures écaillées. Les Hommes sont las, désabusés et c’est ainsi que va le monde. © Stéphane Duroy / Editions Bessard, Slow Motion Pourtant, il n’y a aucune tristesse dans ces photographies. Simplement, un constat mille fois répété, alors que le XXIème marche à pas forcés vers d’autres errements climatiques, militaires ou épidémiques, rien du XXème n’a été soldé. A peine inventorié. Tellement mal reconnu. © Stéphane Duroy / Editions Bessard, Slow Motion Il faudra revenir encore et encore sur ces images. Il faudra bientôt, pour comprendre notre présent, se décider à comprendre ce que paraît nous dire Stéphane Duroy. L’humanisme a vécu à Dachau, Ravensbrück ou Chelmno. Les mineurs anglais, les punks berlinois ont fait les frais du libéralisme. Il ne reste que des témoignages. Il reste des témoignages. Il reste surtout un livre revisité, qui sonne comme un appel à la lucidité. Tout est là. Trente images. Ni plus, ni moins. 100 ans et des millions de morts. Slow Motion relit notre Histoire, ce socle européen qui se réfugie derrière les écrans de fumée de l’oubli ou parfois du pire des négationnismes, de la plus belle manière qui soit : en nous obligeant à réfléchir. INFORMATIONS PRATIQUES Stephane DUROY : Slow Motion Book : Soft-Binding – 210 x 297 mm – 36 pages Limited Edition of 300 copies Book Designer : Stephane Duroy/Thibault Geffroy Editions Bessard – 2021 ISBN : 978-2-4910520-3-4 Stéphane Duroy est membre de l’Agence Vu’ Site des éditions Bessard Marque-page1
Photo Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose Cette semaine, nous poursuivons la restitution de la masterclass Œildeep consacrée au collectif Bal des Rejetons. Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian ...
Photo Masterclass Oeildeep : Les jouets fantômes de Céline Alson Parallèlement à la restitution de la masterclass Œildeep consacrée au collectif Bal des Rejetons, nous entamons celle de la masterclass achevée en ...
Evénements Kazuo Kitai, au cœur de l’intime d’un Japon disparu A la Maison de la culture du Japon, à Paris, l’exposition Kazuo Kitai, l’éloge du quotidien est la reconstitution d’instants de vie ...
L'Edition Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray
Carte blanche à Frédérique Founès : Au delà de l’exposition « La diagonale du plein », une expérience collective d’agence 3 jours ago
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 5 jours ago
« Je suis dans des mondes étranges » FLORE, George Sand et Frédéric Chopin à Nohant : Interview 11 mai 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose 2 jours ago
Masterclass Oeildeep : Les chemins de Merlin, au cœur de la légende arthurienne par Alain Le Bacquer 8 mai 2026
Ouverture de BRUSK à Bruges : Rencontre Kristl Strubbe, directrice Musea Bruges « Une dynamique de connexions atypiques… » 4 jours ago
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 5 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose