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Un photographe de presse égyptien risque la peine de mort

Temps de lecture : 49 secondes

Pour Mahmoud Abu Zeid, ou Shawkan, photographe de presse, la photographie est une passion. Aujourd’hui, il paie le prix de son travail pacifique et est en instance de jugement. Il risque la peine de mort.

Lors d’une audience qui s’est tenue le 26 mars 2016 au Caire, un représentant du ministère public a établi neuf chefs d’inculpation forgés de toutes pièces à l’encontre de Shawkan. Avant le procès, les avocats de Shawkan s’étaient vu refuser l’accès à des documents clés liés à l’affaire, notamment la liste des chefs d’accusation.

Lorsque Shawkan a été arrêté en 2013, tout portait à croire qu’il risquait la réclusion à perpétuité, mais son sort pourrait être bien pire puisqu’il risque aujourd’hui d’être condamné à mort. Shawkan a été arrêté alors qu’il faisait simplement son travail. Il photographiait le comportement violent des forces de sécurité lors de manifestations au Caire. Il est détenu sans jugement depuis plus de deux ans, ce qui va à l’encontre de la législation égyptienne. Il est le seul journaliste égyptien à avoir été maintenu en détention au-delà de cette limite de deux ans. Son état de santé se détériore et on lui a refusé l’accès à des médicaments bien qu’il souffre d’une hépatite C.

 

Amnesty International lance une pétition :
https://www.amnesty.org/fr/get-involved/take-action/journalism-is-not-a-crime-free-shawkan/

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